Litige foncier à Rufisque et à Keur Ndiaye Lo : La Cour d’appel de Dakar donne tort à Abdoulaye Dia (Senico

Rédigé par Dakarposte le Dimanche 14 Juin 2026 à 20:41 modifié le Dimanche 14 Juin 2026 22:41

Nouveau rebondissement de taille dans l'affaire foncière qui secoue les localités de Rufisque et de Keur Ndiaye Lo. La Cour d’appel du tribunal de grande instance de Dakar a tranché : le patron de la Senico, Abdoulaye Dia, et Ousmane Ndiaye viennent d'être officiellement déboutés au profit des familles légitimes.


Un accaparement de 4,5 ha annulé par la justice


Le conflit portait sur une assiette foncière de 4,5 ha. Ce terrain, propriété exclusive des familles de Moussa Guèye (dit Thiat), Lamine Sané et Abrahame Ndiaye, avait fait l’objet d'une vente frauduleuse. Ousmane Ndiaye, de mèche avec les héritiers d'Abdourahmane Diop, avait en effet accaparé le site avant de le céder au boss de la Senico.

Face à cette spoliation, les familles victimes avaient immédiatement saisi les tribunaux.

Le soulagement des familles après un lourd combat
Si le tribunal de première instance avait dans un premier temps donné raison à Ousmane Ndiaye et ses associés, les familles lésées n'ont pas baissé les bras. Elles ont contesté cette première décision en portant l'affaire devant la cour d'appel. Un choix payant, puisque les juges viennent d'ordonner la rétrocession pure et simple des terres à leurs véritables propriétaires.
Les juges ont ordonné la restitution immédiate des 4,5 ha situés entre Rufisque et Keur Ndiaye Lo. La justice a débouté Abdoulaye Dia (Senico) et Ousmane Ndiaye, rétablissant ainsi les familles Moussa Guèye, Lamine Sané et Abrahame Ndiaye dans leurs droits.


« Le droit vient d'être dit »

Du côté du collectif des victimes d'Ousmane Ndiaye, c'est le soulagement général. Pape Masse Guèye, membre du collectif, s'est réjoui de cette issue : « Nous saluons cette décision de la justice. Cela ne pouvait pas en être autrement. Le droit vient d'être dit et bien dit. Sur ce plan foncier, nous disposons de documents en bonne et due forme, notamment l'avis favorable du service du Cadastre et des Domaines, en plus d'un plan NICAD. Rien ne pouvait justifier cette main basse sur nos biens. Nous avons toujours gardé confiance en notre justice. »











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