Près de dix millions d’euros ont été saisis en France et en Belgique lors du démantèlement de quatre groupes criminels spécialisés dans le blanchiment et la collecte d’espèces, a indiqué ce mardi 23 juin l’Office central pour la répression de la grande délinquance financière.
Au total, 22 personnes ont été mises en examen, dont dix-neuf placées en détention provisoire. En trois semaines, entre la fin mai et mi-juin, 999 300 euros ont été saisis en espèces en France, et 764 500 euros sur des comptes de sociétés utilisées pour faciliter le blanchiment.
En Belgique, les enquêteurs ont trouvé 7,9 millions d’euros sur des comptes bancaires et 249 750 euros en espèces ont été saisis. Des montres de luxe, des véhicules et un peu plus de 500 kg de résine de cannabis ont également été saisis.
« Dans ces dossiers, il a été systématiquement établi que les espèces collectées provenaient principalement du narcotrafic et étaient blanchies via des systèmes de compensation complexes impliquant des sociétés complices créées pour l’occasion et des mécanismes de transfert des fonds à l’étranger », explique encore l’office.
Suivre l’argent, « du point de deal à la remise à des entreprises »
L’une de ses opérations, menées en Île-de-France sous la direction de la JIRS de Paris, a permis de mettre à jour plus de 192 millions d’euros blanchis en cinq ans par différentes sociétés complices. Dans une autre affaire, à Bordeaux, plus de 20 millions ont été blanchis en huit mois.
Outre l’OCRGDF, différents services étaient impliqués : la brigade de recherches et d’investigations financières, la brigade des stupéfiants de la police judiciaire de la préfecture de police de Paris, le service interdépartemental de police judiciaire de Gironde et l’Office national antifraude.
« Dans ce type de dossiers, le travail est fait en suivant l’argent. Physiquement. Du point de deal jusqu’à la remise à des entreprises (…). On est sur des chiffres assez spectaculaires et qui témoignent de l’ampleur et du volume du cash qui est brassé », détaille auprès de l’AFP le chef de l’OCRGDF, Alexis Durand.
« Ça reste peu au regard des sept milliards qui seraient générés chaque année par le narcotrafic », explique-t-il. « Mais c’est un moyen de perturber ce narcotrafic en s’en prenant à l’argent. C’est le vrai sujet, c’est celui qui perturbe le plus les narcotrafiquants. »
« Au-delà de l’argent saisi, le nombre de détentions provisoires sur le nombre de mises en examen dans ces quatre dossiers est particulièrement significatif. Il est supérieur à beaucoup de dossiers de narcotrafic », estime-t-il encore. « C’est la preuve là aussi qu’on identifie ces blanchisseurs, ces collecteurs comme un rouage extrêmement précieux du narcotrafic, sur lequel il est hyperimportant d’avoir une action particulièrement ferme. »
Au total, 22 personnes ont été mises en examen, dont dix-neuf placées en détention provisoire. En trois semaines, entre la fin mai et mi-juin, 999 300 euros ont été saisis en espèces en France, et 764 500 euros sur des comptes de sociétés utilisées pour faciliter le blanchiment.
En Belgique, les enquêteurs ont trouvé 7,9 millions d’euros sur des comptes bancaires et 249 750 euros en espèces ont été saisis. Des montres de luxe, des véhicules et un peu plus de 500 kg de résine de cannabis ont également été saisis.
« Dans ces dossiers, il a été systématiquement établi que les espèces collectées provenaient principalement du narcotrafic et étaient blanchies via des systèmes de compensation complexes impliquant des sociétés complices créées pour l’occasion et des mécanismes de transfert des fonds à l’étranger », explique encore l’office.
Suivre l’argent, « du point de deal à la remise à des entreprises »
L’une de ses opérations, menées en Île-de-France sous la direction de la JIRS de Paris, a permis de mettre à jour plus de 192 millions d’euros blanchis en cinq ans par différentes sociétés complices. Dans une autre affaire, à Bordeaux, plus de 20 millions ont été blanchis en huit mois.
Outre l’OCRGDF, différents services étaient impliqués : la brigade de recherches et d’investigations financières, la brigade des stupéfiants de la police judiciaire de la préfecture de police de Paris, le service interdépartemental de police judiciaire de Gironde et l’Office national antifraude.
« Dans ce type de dossiers, le travail est fait en suivant l’argent. Physiquement. Du point de deal jusqu’à la remise à des entreprises (…). On est sur des chiffres assez spectaculaires et qui témoignent de l’ampleur et du volume du cash qui est brassé », détaille auprès de l’AFP le chef de l’OCRGDF, Alexis Durand.
« Ça reste peu au regard des sept milliards qui seraient générés chaque année par le narcotrafic », explique-t-il. « Mais c’est un moyen de perturber ce narcotrafic en s’en prenant à l’argent. C’est le vrai sujet, c’est celui qui perturbe le plus les narcotrafiquants. »
« Au-delà de l’argent saisi, le nombre de détentions provisoires sur le nombre de mises en examen dans ces quatre dossiers est particulièrement significatif. Il est supérieur à beaucoup de dossiers de narcotrafic », estime-t-il encore. « C’est la preuve là aussi qu’on identifie ces blanchisseurs, ces collecteurs comme un rouage extrêmement précieux du narcotrafic, sur lequel il est hyperimportant d’avoir une action particulièrement ferme. »