Madiambal DIAGNE : « Je me prépare à revenir au Sénégal… »

Rédigé par Dakarposte le Mardi 3 Novembre 2026 à 15:02 modifié le Mardi 3 Novembre 2026 16:02

Dans les colonnes du quotidien éponyme, en son édition de ce mardi, Madiambal Diagne confie sa vive impatience de regagner le sol sénégalais, tout en subordonnant son retour à l'octroi de garanties de sécurité intangibles et à l'assurance d'une justice équitable.

S'affichant résolument confiant envers les nouvelles figures de l'exécutif — au premier rang desquelles le président Bassirou Diomaye Faye, le Premier ministre Al Aminou Lo, ainsi que les ministres de la Justice et de l'Intérieur —, l'homme de presse estime que cette transition gouvernementale augure des perspectives singulièrement favorables à l'examen de ses griefs.

Au sujet du mandat d'arrêt international qui l'atteint, le journaliste appelle de ses vœux une cassation par la magistrature sénégalaise. Il fustige une procédure qu'il qualifie de « cabale politique », orchestrée selon lui par Ousmane Sonko.

Pour fonder sa plaidoirie, il argue n'avoir jamais été l'attributaire de marchés publics ni le bénéficiaire des deniers du Trésor. Contestant avec virulence les chefs d'accusation liés au dossier Ellipse Projects, il reproche à l'appareil judiciaire d'avoir incriminé son entreprise — parmi quarante-neuf autres sous-traitants — tout en s'abstenant d'entendre les dirigeants de la firme française, pourtant titulaire principale du marché.

Relevant en outre l'absence de tout débat contradictoire autour du rapport de la Centif et déplorant l'incarcération de ses proches, il y voit un faisceau d'irrégularités justifiant l'annulation pure et simple du mandat et de l'instruction.

Analysant le bras de fer qui oppose le gouvernement à l’Assemblée nationale autour de la Loi de finances rectificative, Madiambal Diagne décèle sous ce blocage une manœuvre politique imputable à Ousmane Sonko et au Pastef.

Selon sa lecture, cette stratégie feinte viserait à acculer le président Bassirou Diomaye Faye pour le contraindre à négocier leur réintégration au sein de l'appareil d'État.

Face à ce qu'il dénonce comme un chantage institutionnel, il exhorte le chef de l'État à l'inflexibilité, se disant persuadé que ce dernier détient les prérogatives constitutionnelles requises pour promulguer les textes financiers, par-delà les obstructions parlementaires.

Poussant plus avant sa réflexion, il préconise une dissolution de la chambre basse dès le mois de décembre, y voyant une mesure de salut public. Une nouvelle majorité parlementaire offrirait, à ses yeux, la clarté institutionnelle indispensable aux discussions avec le Fonds monétaire international et les bailleurs de fonds étrangers.

Il soutient par ailleurs que l'exécution du budget 2027 demeurerait parfaitement viable, en dépit d'une dissolution ou d'un défaut de vote de la loi de finances.

Le patron de presse évoque également plusieurs affaires de nature à compromettre, selon lui, le destin politique d'Ousmane Sonko. Il fait ainsi cas des investigations menées par l'Inspection générale d'État sur les affaires du Port autonome de Dakar, de soupçons de corruption impliquant des intérêts transfrontaliers, ainsi que de griefs relatifs à la déclaration de patrimoine.

Affirmant détenir des pièces probantes qu’il se dit prêt à consigner à la justice, il fait de surcroît état d'enquêtes parallèles qu'il attribue au FBI américain, à la Gendarmerie royale du Canada et aux services du MI5 britannique.

Il reproche enfin au Premier ministre de multiplier les démarches pour renouer le dialogue avec le chef de l'État, sollicitant pour ce faire l'entremise du ministre de l'Intérieur et des dignitaires religieux. Ces velléités de rapprochement trahiraient, selon Diagne, la volonté du leader de rompre son propre isolement politique.

En dernier lieu, interpellé sur la tenue des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ 2026) qui honorent actuellement le Sénégal, Madiambal Diagne salue la conduite de cet événement historique pour le continent africain.

Il en attribue le mérite principal à la diplomatie sportive de Mamadou Diagna Ndiaye, sans omettre de rappeler que le choix du Sénégal en 2018, sous la magistrature de Macky Sall, fut le fruit d'un rigoureux et patient travail d'influence.
Mamadou Ndiaye
Recommandé Pour Vous