Il est des gestes qui valent mille discours. Des gestes simples, presque silencieux, qui disent davantage sur un homme que les plus beaux éloges. À Kolda, Mame Boye Diao vient d’en offrir une éclatante illustration.
En se mêlant aux enfants admis dans la « case de l’homme », en partageant leurs émotions et, surtout, en s’agenouillant et en rampant devant le Kankourang, conformément aux usages ancestraux, l’édile de Kolda a rappelé, avec une rare éloquence, qu’aucune fonction, si prestigieuse soit-elle, ne saurait éloigner un homme de ses racines.
Au total, 208 enfants de la commune de Kolda prennent part à ce camp de circoncision parrainé par le maire Mamadou Diao, affectueusement appelé Mame Boye. Parmi eux, ses propres petits-enfants, avec lesquels il s’est affiché dans une proximité qui force le respect.
Point de protocole ostentatoire, point de distance artificielle : le maire apparaît en tenue décontractée, au milieu des enfants et des populations, comme un fils du terroir venu simplement prendre sa place dans une cérémonie qui appartient à la mémoire collective.
En se mêlant aux enfants admis dans la « case de l’homme », en partageant leurs émotions et, surtout, en s’agenouillant et en rampant devant le Kankourang, conformément aux usages ancestraux, l’édile de Kolda a rappelé, avec une rare éloquence, qu’aucune fonction, si prestigieuse soit-elle, ne saurait éloigner un homme de ses racines.
Au total, 208 enfants de la commune de Kolda prennent part à ce camp de circoncision parrainé par le maire Mamadou Diao, affectueusement appelé Mame Boye. Parmi eux, ses propres petits-enfants, avec lesquels il s’est affiché dans une proximité qui force le respect.
Point de protocole ostentatoire, point de distance artificielle : le maire apparaît en tenue décontractée, au milieu des enfants et des populations, comme un fils du terroir venu simplement prendre sa place dans une cérémonie qui appartient à la mémoire collective.
Mais le geste le plus saisissant demeure sans conteste celui accompli devant le Kankourang. Agenouillé, puis rampant selon les prescriptions de la tradition, Mame Boye Diao s’est volontairement dépouillé, le temps d’une cérémonie, des attributs de sa charge pour redevenir cet enfant du terroir profondément attaché aux valeurs qui ont façonné son identité.
Dans cet instant d’une rare intensité symbolique, il y avait tout à la fois de l’humilité, du respect et une fidélité assumée aux coutumes ancestrales.
Car le Kankourang n’est pas qu’une figure spectaculaire du folklore mandingue. Dans l’imaginaire et les rites qui entourent la circoncision, il incarne une forme de protection et veille symboliquement sur les initiés.
En se conformant aux gestes prescrits par la tradition, le maire a donc voulu, nous revient-il, contribuer à cette protection symbolique, tout en témoignant de son profond respect pour les circoncis et pour les gardiens de cette mémoire séculaire.
Dans cet instant d’une rare intensité symbolique, il y avait tout à la fois de l’humilité, du respect et une fidélité assumée aux coutumes ancestrales.
Car le Kankourang n’est pas qu’une figure spectaculaire du folklore mandingue. Dans l’imaginaire et les rites qui entourent la circoncision, il incarne une forme de protection et veille symboliquement sur les initiés.
En se conformant aux gestes prescrits par la tradition, le maire a donc voulu, nous revient-il, contribuer à cette protection symbolique, tout en témoignant de son profond respect pour les circoncis et pour les gardiens de cette mémoire séculaire.
La cérémonie a, à elle seule, donné la mesure de l’attachement des Koldois à leur patrimoine. Presque toute la ville semblait s’être donné rendez-vous autour de ces jeunes garçons qui s’apprêtent à franchir une étape majeure de leur existence. Prières pour leur prompt rétablissement, danses, chants, rythmes et folklore traditionnels ont rythmé ce grand moment de communion populaire.
À travers leur porte-parole, les populations n’ont d’ailleurs pas manqué de saluer avec chaleur l’accompagnement du maire, qui a généreusement soutenu cette cérémonie traditionnelle, longtemps attendue par les familles. Un geste qui vient s’ajouter à d’autres actions déjà inscrites dans le bilan de l’édile et qui, aux yeux de nombreux Koldois, témoignent d’une conception de la fonction municipale fondée sur la proximité, la solidarité et l’attention portée aux préoccupations de la communauté.
À travers leur porte-parole, les populations n’ont d’ailleurs pas manqué de saluer avec chaleur l’accompagnement du maire, qui a généreusement soutenu cette cérémonie traditionnelle, longtemps attendue par les familles. Un geste qui vient s’ajouter à d’autres actions déjà inscrites dans le bilan de l’édile et qui, aux yeux de nombreux Koldois, témoignent d’une conception de la fonction municipale fondée sur la proximité, la solidarité et l’attention portée aux préoccupations de la communauté.
Mame Boye Diao semble ainsi cultiver une conviction simple : gouverner une cité, ce n’est pas seulement administrer des dossiers ou inaugurer des réalisations ; c’est aussi savoir se tenir aux côtés des siens dans les moments qui comptent, partager leurs joies, leurs espérances et leurs traditions. C’est cette proximité qui donne à son engagement une dimension humaine particulière.
L’homme politique que certains connaissent pour ses combats publics, ses initiatives et ses réalisations municipales n’a donc rien renié de l’homme de terroir. Bien au contraire.
En se mettant à hauteur d’enfant, en acceptant de s’agenouiller devant le symbole tutélaire de la tradition et en assumant pleinement les rites de ses ancêtres, Mame Boye Diao a démontré qu’il est possible de porter les habits de la République sans jamais abandonner ceux, invisibles mais indélébiles, de ses origines.
L’homme politique que certains connaissent pour ses combats publics, ses initiatives et ses réalisations municipales n’a donc rien renié de l’homme de terroir. Bien au contraire.
En se mettant à hauteur d’enfant, en acceptant de s’agenouiller devant le symbole tutélaire de la tradition et en assumant pleinement les rites de ses ancêtres, Mame Boye Diao a démontré qu’il est possible de porter les habits de la République sans jamais abandonner ceux, invisibles mais indélébiles, de ses origines.
À Kolda, ce jour-là, le maire n’a pas seulement parrainé un camp de circoncision. Il a donné à voir une certaine idée de l’humilité en politique : celle qui consiste à comprendre que l’on ne grandit jamais en se plaçant au-dessus de son peuple, mais en sachant parfois s’incliner devant ce qui le fonde.
Et lorsque le maire s’agenouille devant la tradition, c’est finalement toute une ville qui se redresse, fière de voir l’un des siens demeurer fidèle à ses racines.
Et lorsque le maire s’agenouille devant la tradition, c’est finalement toute une ville qui se redresse, fière de voir l’un des siens demeurer fidèle à ses racines.