Maristes : l’inquiétante affaire d’un éducateur sportif accusé d’agressions sexuelles sur deux enfants

Rédigé par Dakarposte le Samedi 8 Aout 2026 à 09:06 modifié le Samedi 8 Aout 2026 11:06

L’effroi s’est emparé du quartier des Maristes. Derrière les promesses de réussite sportive d’une école de football locale se nouait, dans l’ombre, un drame d’une absolue noirceur. Ce samedi 8 août, les colonnes du quotidien Libération mettent en lumière les accusations de viols répétés et d’actes contre nature qui pèsent sur A. A. Babou, un éducateur de quarante-cinq ans désormais déféré au parquet.

L’enquête, encore à ses prémices, a d'ores et déjà permis d’identifier deux jeunes garçons, âgés de onze et douze ans. Ce sont leurs paroles, courageuses, associées à un certificat médical constatant d'incontestables lésions physiques, qui ont scellé l'arrestation de l'entraîneur.

Dans l'intimité du commissariat, les enfants ont brisé le silence pour livrer des récits glaçants. Le jeune A.T., à peine âgé de onze ans, a décrit le rituel de ses supplices, survenus à trois reprises. Ses mots, d'une douloureuse naïveté face à l'horreur, racontent l'ultime agression du 4 août : la fin de l’entraînement, le vestiaire transformé en lieu de prédation, et cette phrase terrible prononcée par l'adulte, mêlant la menace à l'ignominie.

Son camarade, S.M., douze ans, corrobore cette descente aux enfers. Il évoque le double martyre, l'agression de son ami sous ses yeux, les attouchements subis en simultané, et l'odieux chantage à l’exclusion pour garantir leur mutisme. Une chape de plomb que les rumeurs commençaient pourtant à fissurer, comme le rapporte un adolescent de seize ans, alerté par des joueurs adverses sur les agissements suspects de l'éducateur.

Confronté à l'infamie de ses actes, le suspect n'a opposé qu'une défense dérisoire et confuse, prétextant une absurde vérification anatomique. La gravité des faits et la vulnérabilité des proies font aujourd'hui redouter aux enquêteurs l'existence d'autres victimes, tapies dans le silence de ce traumatisme.

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