Mondial 2026 : que le spectacle commence !

Rédigé par Dakarposte le Jeudi 11 Juin 2026 à 05:03 modifié le Jeudi 11 Juin 2026 14:03

La Coupe du monde 2026 s’ouvre au mythique Estadio Azteca de Mexico ce jeudi 11 juin à 19h GMT avec l’une des affiches les plus chargées d’histoire du tournoi : Mexique contre Afrique du Sud, dans le groupe A. Une répétition exacte du match d’ouverture du Mondial 2010, le tout premier disputé sur le sol africain, qui s’était soldé sur un 1-1 à Johannesburg, avec un but inoubliable de Siphiwe Tshabalala et l’égalisation de Rafael Marquez. Cette 23e édition de la Coupe du monde, qui est sur toutes les lèvres, devrait offrir un magnifique spectacle sur le terrain, alors qu’en dehors, le chaos règne notamment à cause de restrictions de l’administration Trump.


Seize ans plus tard, les mêmes nations, la même affiche. Mais cette fois c’est Mexico qui reçoit, et l’Azteca qui va vibrer. Le Mexique devient ainsi la première nation à organiser la Coupe du monde pour la troisième fois, après 1970 et 1986, deux éditions dont les finales s’étaient déjà jouées dans ce même stade légendaire, où Pelé puis Maradona ont écrit leurs pages les plus dorées.

El Tri part favori : le Mexique est invaincu lors de ses sept rencontres mondiales disputées à l’Azteca, avec cinq victoires et deux nuls, et n’a pas perdu un match d’ouverture de Coupe du monde depuis 1994. Face à une Afrique du Sud classée 60e mondiale contre la 15e place mexicaine, la hiérarchie est claire sur le papier. Mais en match inaugural, la pression d’une nation hôte devant près de 90 000 spectateurs peut jouer des tours. Les Bafana Bafana débarquent pour jouer les trouble-fête, avec dans le cœur le souvenir glorieux de ce but de Tshabalala qui avait fait rugir un continent entier.

Une édition hors normes

Pour la première fois de son histoire, la compétition réunit 48 équipes, disputant 104 matchs sur 39 jours dans 16 villes hôtes réparties sur trois pays. Les États-Unis accueillent la majorité des rencontres et la finale au MetLife Stadium de New York le 19 juillet ; le Canada reçoit ses premiers matchs mondiaux depuis 1986 ; le Mexique ouvre le bal ce soir.

Le format place les 48 nations dans douze groupes de quatre. Les deux premiers de chaque groupe, plus les huit meilleurs troisièmes, soit 32 équipes au total, accèdent aux seizièmes de finale, un tour inédit dans l’histoire du Mondial masculin. Ce filet supplémentaire ouvre la porte aux outsiders : quatre nations participent à leur tout premier Mondial, l’Ouzbékistan, la Jordanie, le Cap-Vert et Curaçao, le plus petit pays de l’histoire à disputer une Coupe du monde.

Les favoris

L’Espagne mène la hiérarchie avec 17 % de probabilité de titre selon le superordinateur Opta, portée par une série de 31 matchs sans défaite et un effectif au pic de sa génération. Championne d’Europe en titre, la Roja s’appuie sur un duo d’ailiers dévastateur : Lamine Yamal à droite et Nico Williams à gauche, deux joueurs inquiétés par des blessures en fin de saison mais dont le sélectionneur Luis de la Fuente a assuré qu’ils seraient aptes pour le tournoi. Au milieu, le chef d’orchestre Pedri sera chargé de mener la danse.

Les Bleus français arrivent en vice-champions du monde avec un effectif cinq étoiles dans le secteur offensif : Kylian Mbappé, le Ballon d’Or Ousmane Dembélé, le prodige Michael Olise, la star montante Désiré Doué, et sur le banc Rayan Cherki, Bradley Barcola, Marcus Thuram… Reste à régler quelques fébrilités défensives, et un tirage exigeant dans le groupe I avec le Sénégal obligera les Bleus à entrer dans le tournoi à pleine vitesse.

Quant à l’Angleterre, elle peut compter sur un Harry Kane auteur de 61 buts en 51 matchs toutes compétitions cette saison, ainsi que sur les joueurs d’Arsenal (Saka, Declan Rice) et sur Jude Bellingham. Sous Thomas Tuchel, c’est peut-être l’effectif anglais le plus profond depuis des décennies, et l’espoir d’un premier titre depuis 1966 n’a jamais semblé aussi raisonnable.

Le back-to-back pour l’Argentine?

De son côté, l’Argentine défend son titre avec Messi toujours décisif, Lautaro Martinez, Julian Alvarez et Enzo Fernandez. Mais conserver une Coupe du monde est un défi historique, le Brésil est le dernier à l’avoir réussi, en 1962. Du côté du Brésil, Carlo Ancelotti aux commandes et Vinicius Jr en grande forme alimentent les rêves d’une sixième étoile, même si la Seleção ne pointe qu’à 6,6 % de probabilité selon Opta, loin de son statut historique de favori éternel. Le Portugal de Cristiano Ronaldo est aussi parmi les prétendants au sacre.

En Afrique, le Sénégal arrive des ambitions XXL et rêve de faire mieux que sa meilleure performance, un quart de finale en 2002. Le Maroc, demi-finaliste en 2022, est aussi parmi les outsiders. La Côte d’Ivoire et son effectif XXL fait également partie des meilleures chances africaines.

Les joueurs à suivre

Lamine Yamal (Espagne, 18 ans) : Déjà vainqueur de l’Euro 2024, il avait été désigné meilleur joueur de la saison par la Liga avec 16 buts et 12 passes décisives, guidant le Barça vers le titre. Il arrive à ce premier Mondial avec l’énorme responsabilité de porter les espoirs de son pays, comme il l’avait fait à l’Euro à 17 ans.
Kylian Mbappé (France, 27 ans) : Vainqueur du Mondial en 2018, finaliste en 2022, il dispute son troisième tournoi. À une réalisation du record de buteurs de l’histoire des Bleus, il va sans doute dépasser Giroud lors de cette compétition.
Erling Haaland (Norvège, 25 ans) : Son premier Mondial. L’attaquant de Manchester City et Mbappé sont programmés pour s’affronter dans le groupe I, dans ce qui s’annonce comme le duel de goleadors le plus attendu de la phase de poules.
Ousmane Dembélé (France, 29 ans) : Ballon d’Or 2025 après une saison exceptionnelle avec le PSG, il a cumulé 20 buts et 10 passes décisives en 40 matchs. Enfin libéré des blessures à répétition, il forme avec Mbappé et Olise l’attaque tricolore la plus redoutable depuis des années.

Achraf Hakimi (Maroc) : Avec 8 passes décisives cette saison avec le PSG, vice-capitaine des Lions de l’Atlas, sa vitesse est l’arme fatale pour tenter de rééditer l’exploit de 2022, quand le Maroc était devenu la première nation africaine à atteindre les demi-finales d’une Coupe du monde.

Vinicius Jr (Brésil) : Avec 16 buts en Liga cette saison, il est le dynamiteur en chef de la Seleção, malgré le retour de Neymar.
Ce Mondial sera grand…sur le terrain

De Mexico à New York en passant par Los Angeles, Miami et Toronto, le football occupe un continent entier pendant six semaines. Il y aura les superstars confirmées, Mbappé, Messi peut-être pour un dernier acte, Ronaldo en quête d’un titre qui se refuse à lui. Il y aura les jeunes prêts à régner Yamal, Ibrahim Mbaye, Haaland, Bellingham. Et il y aura l’imprévu, cette équipe qui arrive de nulle part et fait basculer l’histoire.

Ce soir, ça commence. Comme en 2010, avec une affiche Afrique du Sud-Mexique.































Le Soleil

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