Invité à l’émission Sans Filtre sur les antennes de la Télévision nationale, Monsieur El Hadji Alioune Abdoulaye Sylla, Procureur de la République près le Pôle judiciaire financier (PJF), s’est longuement épanché sur la trajectoire et le rythme de traitement des dossiers soumis à sa juridiction spécialisée.
Interpellé sur la relative léthargie reprochée à certaines procédures d'envergure, le chef du parquet financier a fermement réfuté toute inertie, opposant aux exigences d'immédiateté médiatique la complexité inhérente à la criminalité économique et financière.
Selon le magistrat, ces infractions de haut vol ne sauraient s’accommoder des standards de l'instruction ordinaire : elles requièrent de minutieuses investigations techniques, l'intervention d'experts comptables et l'activation de mécanismes de coopération judiciaire internationale, dont les délais d'exécution s'avèrent structurellement longs en raison de la dispersion des éléments de preuve à l'étranger.
Le maître des poursuites a ainsi rappelé que l’œuvre de justice commande de concilier harmonieusement l’impératif de célérité avec l’exigence d'une instruction à charge et à décharge, seule garante de la solidité des incriminations et du respect scrupuleux des droits de la défense.
Tout en soulignant que ces affaires d'État demeurent rigoureusement abritées par le secret de l'instruction et le principe cardinal de la présomption d'innocence, El Hadji Alioune Abdoulaye Sylla a mis en exergue le rôle pivot du magistrat instructeur. Précisant que 98 % des dossiers financiers reçus par son parquet sont immédiatement orientés vers les cabinets d'instruction, il a rappelé que le temps du juge n'est pas celui de l'opinion, et que la saine administration de la justice exige de substituer au soupçon populaire la certitude de la preuve formalisée.
Interpellé sur la relative léthargie reprochée à certaines procédures d'envergure, le chef du parquet financier a fermement réfuté toute inertie, opposant aux exigences d'immédiateté médiatique la complexité inhérente à la criminalité économique et financière.
Selon le magistrat, ces infractions de haut vol ne sauraient s’accommoder des standards de l'instruction ordinaire : elles requièrent de minutieuses investigations techniques, l'intervention d'experts comptables et l'activation de mécanismes de coopération judiciaire internationale, dont les délais d'exécution s'avèrent structurellement longs en raison de la dispersion des éléments de preuve à l'étranger.
Le maître des poursuites a ainsi rappelé que l’œuvre de justice commande de concilier harmonieusement l’impératif de célérité avec l’exigence d'une instruction à charge et à décharge, seule garante de la solidité des incriminations et du respect scrupuleux des droits de la défense.
Tout en soulignant que ces affaires d'État demeurent rigoureusement abritées par le secret de l'instruction et le principe cardinal de la présomption d'innocence, El Hadji Alioune Abdoulaye Sylla a mis en exergue le rôle pivot du magistrat instructeur. Précisant que 98 % des dossiers financiers reçus par son parquet sont immédiatement orientés vers les cabinets d'instruction, il a rappelé que le temps du juge n'est pas celui de l'opinion, et que la saine administration de la justice exige de substituer au soupçon populaire la certitude de la preuve formalisée.