Patrimoine immobilier et foncier : Ousmane Sonko accuse le régime de cibler les biens de Jean-Michel Sène

Rédigé par Dakarposte le Lundi 27 Juillet 2026 à 10:53 modifié le Lundi 27 Juillet 2026 12:54

Lors d'une récente tribune publique, Ousmane Sonko s'est longuement épanché sur les cabales orchestrées contre sa formation politique, le PASTEF, et les figures de proue qui l'accompagnent.
Enjoignant ses partisans à la tempérance et à la lucidité, l’opposant a fustigé des manœuvres d'intimidation ainsi que des velléités d'inquisition administrative ciblant ses plus proches alliés.

Face à une assemblée suspendue à ses lèvres, le chef de file du PASTEF a affirmé avec force la prépondérance de son mouvement dans l'arène nationale, considérant le destin de sa cause comme désormais inaltérable : « Il est une réalité qui s'impose désormais à l'entendement de tous : nul ne saurait plus extirper le PASTEF de l'horizon des victoires possibles. C'est une impossibilité absolue. »

Analysant l'âpreté du climat politique ambiant, Ousmane Sonko a dépeint ce qu'il conçoit comme une stratégie d'encerclement délibérée, visant à acculer son camp à l'impair. « Leurs desseins se résument aujourd'hui à un stratagème unique : fomenter la provocation pour pousser le PASTEF à la réplique, attiser des discordes analogues à celles que nous avons essuyées en ces lieux, afin d'acter la dissolution de notre parti et de procéder à des arrestations en série. Voilà l'intégralité de leur dessein », a-t-il martelé.

Il a par ailleurs déploré, non sans amertume, le ralliement d'anciens compagnons de lutte à ces conjurations : « Que de tels agissements procèdent d'individus qui, hier ou avant-hier encore, cheminaient à nos côtés, confère à la situation une gravité singulière. »

Le leader du PASTEF a étayé son propos en mettant en exergue des investigations foncières et administratives diligentées contre ses collaborateurs immédiats, mentionnant explicitement Birame Souleye Diop ainsi que le directeur général Boucar Diouf.

« Sous le prétexte fallacieux d'examiner des dossiers pour y déceler d'éventuels griefs à l'encontre du directeur général Boucar Diouf ou de Birame Souleye Diop, ils ont requis les services de la Conservation foncière de Dakar, de l'administration des Impôts et Domaines, ainsi que l'ensemble des charges notariales. Ils exigent l'inventaire minutieux du patrimoine de Birame Souleye Diop, traquant le moindre titre foncier, la moindre parcelle ou demeure », a-t-il révélé, assimilant ces procédés aux moeurs politiques d'un autre âge : « Ce sont là les réminiscences de méthodes surannées : sitôt qu'un homme m'accordait son alliance, il se voyait traqué et ses affaires passées au crible, à l'unique fin de le châtier pour son ralliement à notre cause. »

En dépit des griefs formulés à son encontre, Ousmane Sonko a exhorté ses partisans et ses cadres à opposer une noble fin de non-recevoir aux invectives médiatiques, les invitant ainsi à faire montre d’une indéniable maturité politique.

« J’ai signifié à nos responsables qu’à l’heure actuelle, nul ne saurait rivaliser avec le PASTEF en matière d’expérience séculière, de sagesse et de clairvoyance face aux grands enjeux de notre nation », a-t-il martelé, avant de clore son propos par une invite à la patience : « Ces provocations outrancières demeureront vaines. Conservez votre sérénité, votre flegme et votre tempérance. Les magistratures, qu'elles s'étendent sur deux ou cinq exercices, s’acheminent inéluctablement vers leur crépuscule. Car toute œuvre humaine trouve sa fin. »

Cela dit, pour un dirigeant qui érige la vertu de transparence en clef de voûte de son engagement, l'éventualité d'un audit financier, foncier ou patrimonial ne saurait inspirer la moindre appréhension.
Il convient dès lors de laisser la justice et les institutions de contrôle œuvrer dans la plénitude de leur indépendance.
Ces investigations ne sauraient d'ailleurs s’en tenir à la seule gestion de Monsieur Sène ; elles doivent s’étendre, sans distinction, à l’ensemble des anciens dépositaires des deniers publics — ministres, directeurs généraux, directeurs d’agences, jusqu’à l’ancien Premier ministre. L'exigence d'intégrité doit s'imposer à tous, de manière absolue.
Dans une nation telle que le Sénégal, reléguée au 169ᵉ rang mondial sur 193 à l'Indice de développement humain (IDH), la reddition des comptes s’impose non comme une option, mais comme un impératif catégorique, indispensable pour restaurer la foi des citoyens, des partenaires institutionnels et des investisseurs en l'avenir du pays.

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