Depuis le 20 septembre dernier, cinq jeunes pêcheurs Mbourois sont portés disparus en mer. Depuis, le silence de l’océan s’est mué en une attente insoutenable pour leurs familles, suspendues au moindre espoir, au moindre signe qui pourrait annoncer leur retour.
Des recherches ont été engagées, mais restent, à ce jour, infructueuses. Face à cette situation, les proches des disparus lancent un appel pressant aux autorités afin que des moyens supplémentaires soient mobilisés.
À Mbour, l’inquiétude se lit désormais sur tous les visages. Dans cette communauté où la pêche rythme depuis toujours la vie des familles, plusieurs foyers vivent dans l’angoisse, sans nouvelles de leurs proches.
Dakarposte a appris que les cinq jeunes hommes, âgés pour certains de seulement 19 ou 20 ans, avaient pris la mer pour une campagne de pêche qui devait durer quatre jours seulement. Leur retour était attendu depuis jeudi dernier.
Mais les jours ont passé et l’attente s’est transformée en inquiétude, puis en véritable désolation.
Selon le récit des familles, le dernier élément connu remonte à une rencontre en mer. Alors qu’ils se trouvaient entre Joal et Mbour, les jeunes pêcheurs auraient aperçu une embarcation en panne. Le propriétaire de cette pirogue leur aurait demandé de l’aider à ramener son fils à terre, avant d’alerter ses proches afin qu’ils viennent le récupérer.
Le jeune homme a finalement regagné la terre ferme vendredi. C’est alors que son père, venu à la recherche de son fils, a appris une nouvelle autrement plus préoccupante : les cinq pêcheurs, eux aussi, n’étaient toujours pas rentrés.
Depuis cette découverte, les familles vivent dans une attente douloureuse. Les proches et les collègues pêcheurs se sont mobilisés, sillonnant la mer avec les moyens dont ils disposent. Mais leurs recherches restent sans résultat.
À cette détresse s’ajoute une autre préoccupation, récurrente chez les professionnels de la mer : le manque de moyens de secours et d’assistance. Pour ces pêcheurs, prendre la mer signifie quotidiennement affronter les risques inhérents à leur métier, souvent sans disposer d’équipements suffisants pour faire face à une situation d’urgence.
« Nous n’avons pratiquement aucun moyen en cas d’urgence », déplorent les proches et collègues des disparus, qui appellent les autorités à intervenir avec davantage de moyens. Leur inquiétude est d’autant plus grande que chaque heure qui passe éloigne un peu plus la possibilité de retrouver rapidement les cinq jeunes hommes.
« C’est très difficile de rester sans nouvelles de nos familles », confient-ils, la voix nouée par l’angoisse.
Pour l’heure, les familles continuent de scruter l’horizon et de sonder la mer avec leurs propres moyens, aussi dérisoires soient-ils face à l’immensité de l’océan. Chaque sortie en mer est désormais chargée d’espoir, mais aussi de crainte.
Au-delà du drame qui frappe ces cinq familles, cette disparition rappelle avec une brutalité particulière la vulnérabilité des communautés de pêcheurs, dont l’activité demeure indispensable à la vie économique et sociale du pays. Elle remet également au premier plan la question des dispositifs de surveillance, de secours et de sauvetage en mer.
Les familles ne demandent désormais qu’une chose : que tous les moyens disponibles soient mobilisés pour retrouver leurs proches. Tant que l’océan n’aura pas livré son secret, elles continueront d’espérer.
Et, face à l’immensité de cette mer qui nourrit leurs familles mais peut aussi leur arracher leurs fils, leur appel est sans détour : qu’on leur donne les moyens de chercher, de secourir et, surtout, de savoir.
Des recherches ont été engagées, mais restent, à ce jour, infructueuses. Face à cette situation, les proches des disparus lancent un appel pressant aux autorités afin que des moyens supplémentaires soient mobilisés.
À Mbour, l’inquiétude se lit désormais sur tous les visages. Dans cette communauté où la pêche rythme depuis toujours la vie des familles, plusieurs foyers vivent dans l’angoisse, sans nouvelles de leurs proches.
Dakarposte a appris que les cinq jeunes hommes, âgés pour certains de seulement 19 ou 20 ans, avaient pris la mer pour une campagne de pêche qui devait durer quatre jours seulement. Leur retour était attendu depuis jeudi dernier.
Mais les jours ont passé et l’attente s’est transformée en inquiétude, puis en véritable désolation.
Selon le récit des familles, le dernier élément connu remonte à une rencontre en mer. Alors qu’ils se trouvaient entre Joal et Mbour, les jeunes pêcheurs auraient aperçu une embarcation en panne. Le propriétaire de cette pirogue leur aurait demandé de l’aider à ramener son fils à terre, avant d’alerter ses proches afin qu’ils viennent le récupérer.
Le jeune homme a finalement regagné la terre ferme vendredi. C’est alors que son père, venu à la recherche de son fils, a appris une nouvelle autrement plus préoccupante : les cinq pêcheurs, eux aussi, n’étaient toujours pas rentrés.
Depuis cette découverte, les familles vivent dans une attente douloureuse. Les proches et les collègues pêcheurs se sont mobilisés, sillonnant la mer avec les moyens dont ils disposent. Mais leurs recherches restent sans résultat.
À cette détresse s’ajoute une autre préoccupation, récurrente chez les professionnels de la mer : le manque de moyens de secours et d’assistance. Pour ces pêcheurs, prendre la mer signifie quotidiennement affronter les risques inhérents à leur métier, souvent sans disposer d’équipements suffisants pour faire face à une situation d’urgence.
« Nous n’avons pratiquement aucun moyen en cas d’urgence », déplorent les proches et collègues des disparus, qui appellent les autorités à intervenir avec davantage de moyens. Leur inquiétude est d’autant plus grande que chaque heure qui passe éloigne un peu plus la possibilité de retrouver rapidement les cinq jeunes hommes.
« C’est très difficile de rester sans nouvelles de nos familles », confient-ils, la voix nouée par l’angoisse.
Pour l’heure, les familles continuent de scruter l’horizon et de sonder la mer avec leurs propres moyens, aussi dérisoires soient-ils face à l’immensité de l’océan. Chaque sortie en mer est désormais chargée d’espoir, mais aussi de crainte.
Au-delà du drame qui frappe ces cinq familles, cette disparition rappelle avec une brutalité particulière la vulnérabilité des communautés de pêcheurs, dont l’activité demeure indispensable à la vie économique et sociale du pays. Elle remet également au premier plan la question des dispositifs de surveillance, de secours et de sauvetage en mer.
Les familles ne demandent désormais qu’une chose : que tous les moyens disponibles soient mobilisés pour retrouver leurs proches. Tant que l’océan n’aura pas livré son secret, elles continueront d’espérer.
Et, face à l’immensité de cette mer qui nourrit leurs familles mais peut aussi leur arracher leurs fils, leur appel est sans détour : qu’on leur donne les moyens de chercher, de secourir et, surtout, de savoir.