Si l’on se fie au tuyau de dernière minute glané depuis le royaume Chérifien, l’on s’achemine à un ajournement, autrement dit l’affaire des Sénégalais arrêtés à Rabat, qui polarise bien des attentions, risque d’être, derechef, remise à une date ultérieure. Et pour cause ?
Il s’avère que le mouvement de grève des avocats au Maroc persiste et s’est même intensifié ces derniers jours.
En effet, l’arrêt de travail des « robes noires » Marocains paralyse de nombreux tribunaux, entraînant le report massif de procès, y compris pour des affaires urgentes ou impliquant des ressortissants étrangers dont nos compatriotes.
D’ailleurs, il nous revient qu’un sit-in national est prévu ce vendredi 6 février 2026 devant le Parlement à Rabat aux fins de marquer une nouvelle étape dans cette escalade.
En un mot, les supporters sénégalais arrêtés à Rabat suite aux incidents de la finale de la CAN, poursuivis pour troubles à l’ordre public et violences dans une enceinte sportive,risquent encore de poireauter dans cette citadelle appelée Tamesna située dans la banlieue de Rabat.
En tous les cas, les familles et certains collectifs de défense dénoncent, depuis plusieurs jours, des conditions de détention difficiles et un manque d’assistance diplomatique initiale, bien que le gouvernement sénégalais affirme désormais suivre le dossier de près via le Ministère de l’Intégration Africaine et des Affaires Étrangères.
Quid des raisons de la grève ?
Il nous revient que les principales raisons de cette colère s’articulent, notamment autour du Projet de Loi 66-23 . Qui est le point central de la discorde.
En fait, les avocats rejettent fermement ce texte régissant la profession, qu’ils jugent régressif.
Qui plus, le barreau Marocain dénonce une tentative du ministère de la Justice de mettre la main sur l’organisation de la défense, craignant une concentration des pouvoirs entre les mains de l’exécutif au détriment de l’indépendance judiciaire.
Les “robes noires” critiquent, également, l’approche unilatérale du ministre de la Justice, Abdelaltif Ouahbi et ce qu’ils appellent “l’intransigeance” du gouvernement face à leurs revendications.
Pour les avocats du royaume Chérifien, ces réformes (incluant aussi le Code de procédure civile) porteraient atteinte aux droits de la défense et aux fondements de l’État de droit.
Affaire à suivre…
Mamadou L. Ndiaye
Il s’avère que le mouvement de grève des avocats au Maroc persiste et s’est même intensifié ces derniers jours.
En effet, l’arrêt de travail des « robes noires » Marocains paralyse de nombreux tribunaux, entraînant le report massif de procès, y compris pour des affaires urgentes ou impliquant des ressortissants étrangers dont nos compatriotes.
D’ailleurs, il nous revient qu’un sit-in national est prévu ce vendredi 6 février 2026 devant le Parlement à Rabat aux fins de marquer une nouvelle étape dans cette escalade.
En un mot, les supporters sénégalais arrêtés à Rabat suite aux incidents de la finale de la CAN, poursuivis pour troubles à l’ordre public et violences dans une enceinte sportive,risquent encore de poireauter dans cette citadelle appelée Tamesna située dans la banlieue de Rabat.
En tous les cas, les familles et certains collectifs de défense dénoncent, depuis plusieurs jours, des conditions de détention difficiles et un manque d’assistance diplomatique initiale, bien que le gouvernement sénégalais affirme désormais suivre le dossier de près via le Ministère de l’Intégration Africaine et des Affaires Étrangères.
Quid des raisons de la grève ?
Il nous revient que les principales raisons de cette colère s’articulent, notamment autour du Projet de Loi 66-23 . Qui est le point central de la discorde.
En fait, les avocats rejettent fermement ce texte régissant la profession, qu’ils jugent régressif.
Qui plus, le barreau Marocain dénonce une tentative du ministère de la Justice de mettre la main sur l’organisation de la défense, craignant une concentration des pouvoirs entre les mains de l’exécutif au détriment de l’indépendance judiciaire.
Les “robes noires” critiquent, également, l’approche unilatérale du ministre de la Justice, Abdelaltif Ouahbi et ce qu’ils appellent “l’intransigeance” du gouvernement face à leurs revendications.
Pour les avocats du royaume Chérifien, ces réformes (incluant aussi le Code de procédure civile) porteraient atteinte aux droits de la défense et aux fondements de l’État de droit.
Affaire à suivre…
Mamadou L. Ndiaye