À Ziguinchor, la gouvernance foncière et la gestion des ressources naturelles étaient au cœur d’une réunion, hier. Elle est initiée par l’Ong Mouvement contre les armes légères en Afrique de l’Ouest (Malao), en partenariat avec la Fondation Konrad Adenauer. Inscrite dans le cadre du programme Formation sur les armes légères au Sénégal (Falsen 2026), cette concertation a réuni des représentants de l’État, des forces de défense et de sécurité, ainsi que plusieurs organisations de la société civile. Objectif : anticiper les tensions pouvant naître du retour progressif des populations déplacées en Casamance.
Au centre des échanges, les différends entre autochtones et allochtones sur l’occupation des terres, mais aussi les convoitises autour des ressources naturelles. Pour les participants, ces fragilités sociales peuvent rapidement compromettre les efforts de stabilisation engagés dans la région. Coordonnateur national de Malao, Youssouph Badji, a insisté sur la démarche de dialogue adoptée par les organisateurs. « Notre ambition n’est pas d’imposer des recettes, mais de créer un cadre d’échanges pour faire émerger des propositions concrètes venues des acteurs eux-mêmes », a-t-il expliqué.
Youssouph Badji a également mis en garde contre les conséquences sécuritaires de ces litiges. « Lorsqu’un conflit foncier s’envenime, certains peuvent être tentés de se réarmer pour protéger leurs intérêts. Il est donc essentiel de prévenir ces crises et de privilégier les mécanismes pacifiques de règlement », a alerté M. Badji. Les recommandations issues de cette rencontre seront transmises aux autorités publiques. Les organisateurs espèrent ainsi contribuer à des décisions fortes capables de consolider durablement la paix dans les zones de retour.
Le Soleil
Au centre des échanges, les différends entre autochtones et allochtones sur l’occupation des terres, mais aussi les convoitises autour des ressources naturelles. Pour les participants, ces fragilités sociales peuvent rapidement compromettre les efforts de stabilisation engagés dans la région. Coordonnateur national de Malao, Youssouph Badji, a insisté sur la démarche de dialogue adoptée par les organisateurs. « Notre ambition n’est pas d’imposer des recettes, mais de créer un cadre d’échanges pour faire émerger des propositions concrètes venues des acteurs eux-mêmes », a-t-il expliqué.
Youssouph Badji a également mis en garde contre les conséquences sécuritaires de ces litiges. « Lorsqu’un conflit foncier s’envenime, certains peuvent être tentés de se réarmer pour protéger leurs intérêts. Il est donc essentiel de prévenir ces crises et de privilégier les mécanismes pacifiques de règlement », a alerté M. Badji. Les recommandations issues de cette rencontre seront transmises aux autorités publiques. Les organisateurs espèrent ainsi contribuer à des décisions fortes capables de consolider durablement la paix dans les zones de retour.
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