RTS en crise : les travailleurs décrètent trois jours de grève en pleine ouverture des JOJ et mettent Pape Alé Niang sous pression

Rédigé par Dakarposte le Mardi 13 Octobre 2026 à 23:16 modifié le Mercredi 14 Octobre 2026 01:17

L’orage social gronde avec une rare violence dans les couloirs du triangle de la terreur médiatique sénégalaise. À la Radiodiffusion Télévision Sénégalaise (RTS), le vernis de la rupture est en train de craquer de toutes parts.

Réunis en assemblée générale de crise, les travailleurs de la chaîne publique viennent de jeter un pavé destructeur dans la mare de la direction en décrétant un mot d’ordre de grève générale de trois jours, du 31 octobre au 2 novembre 2026.

Le timing de cette intifada syndicale est d’une précision chirurgicale : elle coïncide jour pour jour avec le coup d'envoi des tant attendus Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) de Dakar.

Au cœur de cette révolte populaire, un homme focalise toutes les rancœurs et tous les ressentiments : l'actuel Directeur général, Pape Alé Niang. Hier pourfendeur infatigable des injustices sous le défunt régime, l'ancien journaliste d'investigation s'est aujourd'hui drapé, selon ses propres agents, dans le costume d'un censeur en chef insensible à la détresse de ses troupes.

Portant le fer rouge dans la plaie sur les ondes de la RFM, le leader syndical Alioune Badara Kandji a dressé un réquisitoire au vitriol contre la gouvernance de son patron : « Voilà trois ans que Pape Alé nous confisque notre accord d’entreprise.

Il nous enfonce dans la précarité la plus absolue », a-t-il martelé. Un double discours insupportable pour les travailleurs, qui assistent, impuissants, au maintien indécent des privilèges de l’oligarchie de la direction pendant que le bas peuple de la RTS tire le diable par la queue.

Face à ce que les syndicalistes qualifient de « dilatoire en règle » et de gestion à géométrie variable, le personnel refuse de boire le calice jusqu'à la lie.

Pour l’intersyndicale, ce débrayage majeur n’est plus une simple négociation de couloir, mais une question de dignité vitale face à un Directeur général qui semble avoir troqué son ADN de défenseur des opprimés contre les lambris dorés du pouvoir. Alors que la couverture médiatique mondiale des JOJ vacille avant même la première épreuve, les grévistes en appellent désormais à l'arbitrage direct et d'urgence du président de la République.

Le signal national risque bien de virer au noir, laissant Pape Alé Niang face au miroir de ses propres contradictions de gestionnaire.

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