Le président américain a vivement réagi à ce projet de rapprochement en qualifiant la démarche de « ridicule » avant de menacer l’Europe de lourdes sanctions économiques.
« S'ils font cela, si j'estime qu'il s'agit d'un acte hostile, j'imposerai des droits de douane très lourds ou je cesserai tout commerce avec l'Europe », a-t-il ainsi martelé face aux journalistes. Cette violente passe d'armes s'inscrit dans un contexte de désamour profond entre Washington et ses partenaires traditionnels.
Cibles directes d'une offensive tarifaire américaine, le Canada et l'Union européenne cherchent mutuellement à s'affranchir de cette tutelle en quête d'un nouvel équilibre géopolitique, face au duopole formé par les États-Unis et la Chine.
Bien que le statut de « membre associé » évoqué pour le Canada ne soit pas encore adossé à un cadre juridique défini par les traités européens, le modèle envisagé s'inspire d'une récente proposition allemande concernant l'Ukraine.
Ce statut permettrait notamment à Ottawa d'assister à certains sommets et réunions ministérielles de l'UE sans disposer de droit de vote, d'intégrer le futur Conseil européen de sécurité ardemment défendu par Ursula von der Leyen, et de s'aligner stratégiquement sur des enjeux d'avenir majeurs tels que l'intelligence artificielle, la transition climatique et la sécurité de l'Arctique.
Parallèlement à ce rapprochement avec Bruxelles, le Premier ministre canadien Mark Carney s'est également entretenu au Royaume-Uni avec le nouveau Premier ministre britannique, Andy Burnham, afin de sceller une coopération accrue en matières de défense et de commerce.
Les fondations de cette coopération euro-canadienne sont déjà solides, puisque les échanges commerciaux bilatéraux ont progressé de 80 % depuis 2016 grâce à l'accord de libre-échange, et que le Canada s'est distingué cette année en devenant la première nation tierce à intégrer Safe, le programme de défense européen.
Afin de parfaire cette alliance et de garantir leur souveraineté respective, les deux blocs ambitionnent désormais d'explorer de nouvelles synergies stratégiques. Ils entendent d'abord sécuriser les chaînes d'approvisionnement en matières premières critiques et en terres rares afin d'endiguer l'hégémonie chinoise. Ils prévoient également de conclure un accord permettant à la Banque européenne d'investissement de subventionner des projets miniers sur le sol canadien.
Enfin, ce partenariat vise à assouplir la mobilité transfrontalière de la main-d'œuvre, à étendre le programme d'échange universitaire Erasmus au Canada, et à permettre à Ottawa de contribuer financièrement au prêt européen de 90 milliards d'euros destiné à l'Ukraine.
Toutefois, la pleine concrétisation de cette ambition se heurte encore à de profonds blocages politiques intérieurs. Dix États membres de l'UE, au premier rang desquels figurent la France, l'Italie et la Pologne, n'ont toujours pas ratifié l'accord de libre-échange existant.
Cette réticence, principalement dictée par la pression de leurs secteurs agricoles respectifs, maintient pour l'heure en suspens les clauses cruciales relatives à la protection des investissements et au règlement des différends.
« S'ils font cela, si j'estime qu'il s'agit d'un acte hostile, j'imposerai des droits de douane très lourds ou je cesserai tout commerce avec l'Europe », a-t-il ainsi martelé face aux journalistes. Cette violente passe d'armes s'inscrit dans un contexte de désamour profond entre Washington et ses partenaires traditionnels.
Cibles directes d'une offensive tarifaire américaine, le Canada et l'Union européenne cherchent mutuellement à s'affranchir de cette tutelle en quête d'un nouvel équilibre géopolitique, face au duopole formé par les États-Unis et la Chine.
Bien que le statut de « membre associé » évoqué pour le Canada ne soit pas encore adossé à un cadre juridique défini par les traités européens, le modèle envisagé s'inspire d'une récente proposition allemande concernant l'Ukraine.
Ce statut permettrait notamment à Ottawa d'assister à certains sommets et réunions ministérielles de l'UE sans disposer de droit de vote, d'intégrer le futur Conseil européen de sécurité ardemment défendu par Ursula von der Leyen, et de s'aligner stratégiquement sur des enjeux d'avenir majeurs tels que l'intelligence artificielle, la transition climatique et la sécurité de l'Arctique.
Parallèlement à ce rapprochement avec Bruxelles, le Premier ministre canadien Mark Carney s'est également entretenu au Royaume-Uni avec le nouveau Premier ministre britannique, Andy Burnham, afin de sceller une coopération accrue en matières de défense et de commerce.
Les fondations de cette coopération euro-canadienne sont déjà solides, puisque les échanges commerciaux bilatéraux ont progressé de 80 % depuis 2016 grâce à l'accord de libre-échange, et que le Canada s'est distingué cette année en devenant la première nation tierce à intégrer Safe, le programme de défense européen.
Afin de parfaire cette alliance et de garantir leur souveraineté respective, les deux blocs ambitionnent désormais d'explorer de nouvelles synergies stratégiques. Ils entendent d'abord sécuriser les chaînes d'approvisionnement en matières premières critiques et en terres rares afin d'endiguer l'hégémonie chinoise. Ils prévoient également de conclure un accord permettant à la Banque européenne d'investissement de subventionner des projets miniers sur le sol canadien.
Enfin, ce partenariat vise à assouplir la mobilité transfrontalière de la main-d'œuvre, à étendre le programme d'échange universitaire Erasmus au Canada, et à permettre à Ottawa de contribuer financièrement au prêt européen de 90 milliards d'euros destiné à l'Ukraine.
Toutefois, la pleine concrétisation de cette ambition se heurte encore à de profonds blocages politiques intérieurs. Dix États membres de l'UE, au premier rang desquels figurent la France, l'Italie et la Pologne, n'ont toujours pas ratifié l'accord de libre-échange existant.
Cette réticence, principalement dictée par la pression de leurs secteurs agricoles respectifs, maintient pour l'heure en suspens les clauses cruciales relatives à la protection des investissements et au règlement des différends.