Réunis en conseil syndical, les responsables du SELS ont dressé un constat empreint de gravité. Pour eux, plusieurs engagements pris par l’État demeurent toujours sans traduction concrète, alors même que leur mise en œuvre devait contribuer à apaiser durablement le climat scolaire.
Le syndicat refuse d’attendre que les tensions ressurgissent pour tirer la sonnette d’alarme. Il choisit d’interpeller les autorités suffisamment tôt, afin que les engagements pris ne demeurent pas de simples lignes consignées dans un document officiel.
Parmi les points considérés comme prioritaires figure la question de la retraite des fonctionnaires décisionnaires. Selon le secrétaire général du SELS, le gouvernement s’était engagé, dans le protocole du 16 avril 2026, à ouvrir des négociations sur cette problématique. Or, à ce jour, aucune rencontre avec un membre du gouvernement n’aurait été organisée à cet effet. Pour les syndicalistes, cette absence de concertation constitue un premier manquement préoccupant.
Une seconde promesse est également au centre de leurs inquiétudes : l’ouverture, dès septembre 2026, de discussions consacrées à l’étude du système de rémunération. Là encore, le syndicat affirme ne constater, pour l’heure, aucune avancée concrète ni calendrier précis. Or, pour les enseignants, cette question touche à l’un des fondements de la politique de valorisation du métier et ne saurait être indéfiniment renvoyée aux calendes grecques.
À ces préoccupations s’ajoute le dossier particulièrement sensible du recrutement des enseignants pour 2027. Le SELS ne conteste pas la nécessité de renforcer les effectifs du corps enseignant. Il affirme même avoir constamment plaidé pour des recrutements permettant de répondre aux besoins du système éducatif. Mais il récuse catégoriquement toute procédure qui ne respecterait pas, selon lui, les principes de transparence, d’équité et de mérite.
Pour les syndicalistes, le recrutement des enseignants doit s’inscrire dans une démarche claire et démocratique, fondée sur des critères objectifs et vérifiables. Ils préconisent notamment l’organisation d’un concours, considérant qu’un tel mécanisme permettrait de garantir l’égalité des chances et de prémunir le recrutement contre toute suspicion de favoritisme ou de politisation.
Le message adressé au gouvernement se veut donc ferme, mais le SELS prend soin de le présenter comme une alerte plutôt que comme une menace. L’objectif, assurent ses responsables, n’est pas de provoquer une nouvelle confrontation, mais d’éviter qu’elle ne devienne inévitable. Après une année scolaire déjà fortement perturbée, personne ne gagnerait à voir le même scénario se reproduire.
La balle est désormais dans le camp de l’État. Les enseignants demandent simplement que les engagements officiellement souscrits soient respectés et que le dialogue social retrouve toute sa place dans la gestion des affaires éducatives. Car un protocole d’accord n’a de valeur que s’il produit des actes ; une signature ne saurait constituer l’aboutissement du dialogue lorsque les engagements qui en découlent restent sans effet.
Le SELS refuse, en conséquence, de garantir d’ores et déjà une rentrée scolaire 2027 apaisée. Non par goût de la confrontation, mais parce que la sérénité scolaire ne se décrète pas : elle se construit dans la confiance, la concertation et le respect de la parole donnée.
L’avertissement est donc lancé pendant qu’il en est encore temps. Le gouvernement dispose désormais de plusieurs mois pour démontrer sa volonté de mettre en œuvre les engagements du 16 avril 2026 et de renouer avec les organisations syndicales autour des dossiers restés en suspens.
Car dans l’école sénégalaise, les crises ne commencent jamais le jour où les enseignants cessent les cours. Elles commencent bien avant, lorsque le dialogue s’interrompt, lorsque les engagements tardent à être honorés et lorsque la confiance se fissure.
À l’État, désormais, de faire en sorte que la rentrée 2027 ne soit pas le prochain chapitre d’un conflit annoncé.
Le syndicat refuse d’attendre que les tensions ressurgissent pour tirer la sonnette d’alarme. Il choisit d’interpeller les autorités suffisamment tôt, afin que les engagements pris ne demeurent pas de simples lignes consignées dans un document officiel.
Parmi les points considérés comme prioritaires figure la question de la retraite des fonctionnaires décisionnaires. Selon le secrétaire général du SELS, le gouvernement s’était engagé, dans le protocole du 16 avril 2026, à ouvrir des négociations sur cette problématique. Or, à ce jour, aucune rencontre avec un membre du gouvernement n’aurait été organisée à cet effet. Pour les syndicalistes, cette absence de concertation constitue un premier manquement préoccupant.
Une seconde promesse est également au centre de leurs inquiétudes : l’ouverture, dès septembre 2026, de discussions consacrées à l’étude du système de rémunération. Là encore, le syndicat affirme ne constater, pour l’heure, aucune avancée concrète ni calendrier précis. Or, pour les enseignants, cette question touche à l’un des fondements de la politique de valorisation du métier et ne saurait être indéfiniment renvoyée aux calendes grecques.
À ces préoccupations s’ajoute le dossier particulièrement sensible du recrutement des enseignants pour 2027. Le SELS ne conteste pas la nécessité de renforcer les effectifs du corps enseignant. Il affirme même avoir constamment plaidé pour des recrutements permettant de répondre aux besoins du système éducatif. Mais il récuse catégoriquement toute procédure qui ne respecterait pas, selon lui, les principes de transparence, d’équité et de mérite.
Pour les syndicalistes, le recrutement des enseignants doit s’inscrire dans une démarche claire et démocratique, fondée sur des critères objectifs et vérifiables. Ils préconisent notamment l’organisation d’un concours, considérant qu’un tel mécanisme permettrait de garantir l’égalité des chances et de prémunir le recrutement contre toute suspicion de favoritisme ou de politisation.
Le message adressé au gouvernement se veut donc ferme, mais le SELS prend soin de le présenter comme une alerte plutôt que comme une menace. L’objectif, assurent ses responsables, n’est pas de provoquer une nouvelle confrontation, mais d’éviter qu’elle ne devienne inévitable. Après une année scolaire déjà fortement perturbée, personne ne gagnerait à voir le même scénario se reproduire.
La balle est désormais dans le camp de l’État. Les enseignants demandent simplement que les engagements officiellement souscrits soient respectés et que le dialogue social retrouve toute sa place dans la gestion des affaires éducatives. Car un protocole d’accord n’a de valeur que s’il produit des actes ; une signature ne saurait constituer l’aboutissement du dialogue lorsque les engagements qui en découlent restent sans effet.
Le SELS refuse, en conséquence, de garantir d’ores et déjà une rentrée scolaire 2027 apaisée. Non par goût de la confrontation, mais parce que la sérénité scolaire ne se décrète pas : elle se construit dans la confiance, la concertation et le respect de la parole donnée.
L’avertissement est donc lancé pendant qu’il en est encore temps. Le gouvernement dispose désormais de plusieurs mois pour démontrer sa volonté de mettre en œuvre les engagements du 16 avril 2026 et de renouer avec les organisations syndicales autour des dossiers restés en suspens.
Car dans l’école sénégalaise, les crises ne commencent jamais le jour où les enseignants cessent les cours. Elles commencent bien avant, lorsque le dialogue s’interrompt, lorsque les engagements tardent à être honorés et lorsque la confiance se fissure.
À l’État, désormais, de faire en sorte que la rentrée 2027 ne soit pas le prochain chapitre d’un conflit annoncé.