Sébikotane : « Pas de gare, pas de TER, pas de JOJ » — l’alerte des populations avant le 27 septembre

Rédigé par Dakarposte le Dimanche 23 Aout 2026 à 15:57 modifié le Dimanche 23 Aout 2026 17:58

À l’approche du 27 septembre, une revendication monte de Sébikotane et mérite d’être entendue avec la plus grande attention par les autorités sénégalaises : la mise en service de la gare ferroviaire et l’achèvement des passerelles destinées à sécuriser les déplacements des populations.

Dans cette commune en pleine croissance, l’attente s’est muée en impatience, puis en exigence. Le message est désormais sans détour : « Pas de gare, pas de TER, pas de JOJ. »

Derrière cette formule volontairement incisive se trouve une préoccupation parfaitement légitime : celle de milliers d’habitants qui souhaitent pouvoir bénéficier pleinement d’une infrastructure ferroviaire dont ils considèrent qu’elle doit accompagner le développement de leur territoire.

Sébikotane ne demande pas un privilège ; elle réclame la concrétisation d’un équipement dont la vocation est précisément de rapprocher les populations des grands pôles urbains et économiques du pays.

La question de la gare ne saurait être dissociée de celle de la sécurité. Dans une zone où les flux de population sont importants, l’existence de passerelles adaptées constitue une nécessité et non un simple aménagement de confort.
Faire traverser quotidiennement des voies ferrées à des populations sans disposer de dispositifs suffisamment sûrs reviendrait à accepter une vulnérabilité qui pourrait, demain, produire des drames que personne ne voudrait avoir à déplorer.

L’enjeu, faudrait-il le rappeler, prend une dimension particulière à l’approche des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ).
Une compétition internationale de cette ampleur ne peut se concevoir sans infrastructures de transport modernes, accessibles et sécurisées.
Le Sénégal s’apprête à accueillir le monde et entend démontrer sa capacité à organiser un événement majeur ; cette ambition impose que les territoires traversés par les infrastructures destinées à soutenir la mobilité des délégations, des visiteurs et des populations ne soient pas laissés en marge.

Sébikotane se trouve ainsi devant un paradoxe : être située sur un axe stratégique tout en donnant le sentiment de ne pas bénéficier pleinement des retombées de la modernisation ferroviaire. Or, le développement d’un pays ne se mesure pas uniquement à la beauté de ses grands projets ; il se mesure aussi à leur capacité à améliorer concrètement la vie quotidienne des citoyens.

C’est pourquoi l’appel lancé par les populations et qui n’a pas échappé aux radars de dakarposte doit être considéré comme une alerte adressée aux autorités, plutôt que comme une simple protestation locale.
Le gouvernement, les responsables du secteur des transports et l’ensemble des acteurs concernés gagneraient à apporter rapidement des réponses précises sur l’état d’avancement de la gare, le calendrier de livraison et la réalisation des passerelles.

Le 27 septembre apparaît désormais comme une échéance symbolique. D’ici là, les populations attendent moins des promesses que des actes, moins des annonces que des garanties. Elles veulent savoir quand la gare sera effectivement opérationnelle et quand les aménagements de franchissement seront achevés et sécurisés.

Le Sénégal a engagé des investissements considérables pour moderniser ses infrastructures et améliorer la mobilité. Il serait paradoxal qu’une commune située au cœur de cette transformation ait le sentiment d’en être tenue à distance. La modernisation doit être inclusive ; elle doit profiter aux territoires comme aux grandes métropoles, aux usagers réguliers comme aux visiteurs attendus pour les grands rendez-vous internationaux.

Aux autorités sénégalaises, le message de Sébikotane est donc clair : il est encore temps d’entendre cette revendication, de lever les incertitudes et de transformer l’attente en résultat.
La gare et les passerelles ne sont pas de simples ouvrages de béton et d’acier. Elles touchent à la mobilité, à la sécurité, à la dignité et à l’égalité des citoyens devant les infrastructures publiques.

À l’heure où le Sénégal se prépare à accueillir les JOJ et à afficher au monde son visage d’un pays moderne et ambitieux, Sébikotane demande simplement que cette modernité ne s’arrête pas à ses portes.

« Pas de gare, pas de TER, pas de JOJ » : derrière ce slogan, c’est une population qui demande à être entendue. Et le compte à rebours est lancé !

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