La concorde sociale ne tient désormais plus qu’à un fil au sein de la Société nationale d’électricité du Sénégal (Senelec), où l’atmosphère s’est subitement délétère. Réunies sous la bannière de la Convergence syndicale des travailleurs de Senelec (Csts), les organisations Sutelec, Sudeten et Syntes-Sycas ont solennellement sonné le ralliement général.
Au cœur de ce vif courroux figure le gel de la Prime sur le résultat annuel bénéficiaire (Prab), gratification historique que la direction générale et les autorités de tutelle ambitionneraient de sacrifier sur l'autel du redressement budgétaire. Pour le front syndical, la mesure confine à l'inacceptable. Par le biais d’un communiqué officiel aux accents martiaux, la Csts fustige ces manœuvres promptes à muer le personnel en une vulgaire variable d’ajustement face à des tourments comptables dont il n'est point l'artisan. Une sentence qui, selon des sources internes à l'entreprise, émanerait de l’arbitrage direct du chef de l’État.
« Depuis l'année 2019, nous percevions régulièrement cette gratification au mois de juin ou à l'orée de la fête de la Tabaski. L'ancien Chef de l'État, Macky Sall, l'avait honorée à deux ou trois reprises. Sous l'égide du nouveau régime, elle n'a été versée qu'une seule fois, et ce, avec retard. En 2025, notre attente est demeurée vaine. Dimanche dernier, une missive nous a été transmise, stipulant que le Président Diomaye a résolu de suspendre cette prime en raison de critères non remplis. Pourtant, les bénéfices générés avoisinent les 30 milliards de FCFA, dont une part de 3 milliards devrait être rétribuée aux employés. Si l'État campe sur ses positions, les conséquences pour les populations s'annoncent dramatiques », déplore-t-on en substance.
Fort de ce constat, le syndicat exige le versement immédiat et intégral de la Prime de rendement et d'intéressement (Prab), en se fondant sur l'article 4 de la Convention collective nationale interprofessionnelle qui sanctuarise le principe des droits et avantages acquis.
Le communiqué précise : « La prime de rendement (Prab) a toujours été octroyée en vertu d’un principe unique, constant et irréfutable : la constatation d'un résultat bénéficiaire, dûment acté dans les états financiers de synthèse de la Senelec, authentifié par les commissaires aux comptes et entériné par le Conseil d'administration. Depuis son institution, l’octroi de cette gratification n'a jamais été subordonné à des ratios d'endettement, de solvabilité fiscale ou à quelque autre exigence accessoire. Invoquer aujourd'hui de tels critères financiers pour en suspendre le versement relève d’une lecture opportuniste et constitue un prétexte fallacieux. »
En réponse à la direction, qui justifie le gel de la prime par la dégradation des ratios de solvabilité et d'endettement, la CSTS rétorque en dévoilant une comptabilité analytique sans concession sur la situation effective de l'entreprise. Les données ainsi révélées mettent directement en cause l'État du Sénégal et ses démembrements, désignés comme les véritables instigateurs de l'asphyxie financière que subit la compagnie.
Par la voix de son collège, le personnel de la Senelec élève une protestation solennelle contre une iniquité flagrante. Il refuse avec la dernière énergie de servir de variable d’ajustement face à des déficits financiers dont il s'est pourtant évertué à préserver les équilibres par son abnégation et ses sacrifices. Les acquis sociaux, fruits de leur résilience, sont proclamés intangibles : ils ne sauraient faire l'objet de la moindre tractation, ni être sacrifiés ou confisqués.
Cette situation critique trouve sa source dans les créances abyssales dont l'État demeure redevable. En effet, les consommations d’électricité des institutions publiques — incluant l'Administration centrale, les Collectivités territoriales, les Agences autonomes ainsi que l'éclairage public — cristallisent une dette qui excède cent quatre-vingt-deux (182) milliards de FCfa. À ce fardeau s'ajoutent les arriérés des concessionnaires d’électrification rurale, évalués à près de neuf (9) milliards de FCfa, et les créances relatives aux exportations d’énergie, chiffrées à près de soixante (60) milliards de FCfa. Les compensations tarifaires, quant à elles, s'élèvent au vertigineux montant de trois cent quatre-vingt-onze (391) milliards de FCfa, demeurant à ce jour sans suite. L’on doit également prendre en considération le manque à gagner de dix-huit (18) milliards de FCfa, entièrement porté par la Senelec, résultant de la baisse des tarifs de l'électricité décrétée par les autorités publiques en 2025.
Fermement résolue à ne tolérer aucune entorse à ses principes fondamentaux, l'intersyndicale, soutenue par la Convergence Syndicale des Travailleurs de Senelec, a dévoilé une stratégie d'action progressive. Elle met en garde contre les conséquences inhérentes à une épreuve de force, préférant la voie du dialogue et du respect des engagements pris.
Dès le lundi 13 juillet 2026 à 07h30, le mouvement prendra corps sur l'ensemble du territoire national à travers le port de brassards rouges, une action symbolique qui sera prolongée par une conférence de presse. Le lendemain, mardi, se tiendra une assemblée générale décisive, au cours de laquelle les quatre Secrétaires généraux de la CSTS promulgueront leurs mots d'ordre.
Face à cette situation, l'intersyndicale exhorte l'État à apurer, dans les plus brefs délais, les créances dues à la Senelec et à honorer ses engagements en matière de compensations tarifaires, garantissant ainsi la pérennité financière de l'institution. Elle lance un avertissement sans équivoque : les droits et acquis sociaux des travailleurs sont inaliénables. « Aucune régression sociale ne saurait être tolérée ni passer sous silence. Toute atteinte aux intérêts du personnel suscitera une riposte syndicale à la hauteur de la provocation. »
À l’aube de cette mobilisation, la balle est désormais dans le camp de la Direction générale de la Senelec et des instances gouvernementales.
Au cœur de ce vif courroux figure le gel de la Prime sur le résultat annuel bénéficiaire (Prab), gratification historique que la direction générale et les autorités de tutelle ambitionneraient de sacrifier sur l'autel du redressement budgétaire. Pour le front syndical, la mesure confine à l'inacceptable. Par le biais d’un communiqué officiel aux accents martiaux, la Csts fustige ces manœuvres promptes à muer le personnel en une vulgaire variable d’ajustement face à des tourments comptables dont il n'est point l'artisan. Une sentence qui, selon des sources internes à l'entreprise, émanerait de l’arbitrage direct du chef de l’État.
« Depuis l'année 2019, nous percevions régulièrement cette gratification au mois de juin ou à l'orée de la fête de la Tabaski. L'ancien Chef de l'État, Macky Sall, l'avait honorée à deux ou trois reprises. Sous l'égide du nouveau régime, elle n'a été versée qu'une seule fois, et ce, avec retard. En 2025, notre attente est demeurée vaine. Dimanche dernier, une missive nous a été transmise, stipulant que le Président Diomaye a résolu de suspendre cette prime en raison de critères non remplis. Pourtant, les bénéfices générés avoisinent les 30 milliards de FCFA, dont une part de 3 milliards devrait être rétribuée aux employés. Si l'État campe sur ses positions, les conséquences pour les populations s'annoncent dramatiques », déplore-t-on en substance.
Fort de ce constat, le syndicat exige le versement immédiat et intégral de la Prime de rendement et d'intéressement (Prab), en se fondant sur l'article 4 de la Convention collective nationale interprofessionnelle qui sanctuarise le principe des droits et avantages acquis.
Le communiqué précise : « La prime de rendement (Prab) a toujours été octroyée en vertu d’un principe unique, constant et irréfutable : la constatation d'un résultat bénéficiaire, dûment acté dans les états financiers de synthèse de la Senelec, authentifié par les commissaires aux comptes et entériné par le Conseil d'administration. Depuis son institution, l’octroi de cette gratification n'a jamais été subordonné à des ratios d'endettement, de solvabilité fiscale ou à quelque autre exigence accessoire. Invoquer aujourd'hui de tels critères financiers pour en suspendre le versement relève d’une lecture opportuniste et constitue un prétexte fallacieux. »
En réponse à la direction, qui justifie le gel de la prime par la dégradation des ratios de solvabilité et d'endettement, la CSTS rétorque en dévoilant une comptabilité analytique sans concession sur la situation effective de l'entreprise. Les données ainsi révélées mettent directement en cause l'État du Sénégal et ses démembrements, désignés comme les véritables instigateurs de l'asphyxie financière que subit la compagnie.
Par la voix de son collège, le personnel de la Senelec élève une protestation solennelle contre une iniquité flagrante. Il refuse avec la dernière énergie de servir de variable d’ajustement face à des déficits financiers dont il s'est pourtant évertué à préserver les équilibres par son abnégation et ses sacrifices. Les acquis sociaux, fruits de leur résilience, sont proclamés intangibles : ils ne sauraient faire l'objet de la moindre tractation, ni être sacrifiés ou confisqués.
Cette situation critique trouve sa source dans les créances abyssales dont l'État demeure redevable. En effet, les consommations d’électricité des institutions publiques — incluant l'Administration centrale, les Collectivités territoriales, les Agences autonomes ainsi que l'éclairage public — cristallisent une dette qui excède cent quatre-vingt-deux (182) milliards de FCfa. À ce fardeau s'ajoutent les arriérés des concessionnaires d’électrification rurale, évalués à près de neuf (9) milliards de FCfa, et les créances relatives aux exportations d’énergie, chiffrées à près de soixante (60) milliards de FCfa. Les compensations tarifaires, quant à elles, s'élèvent au vertigineux montant de trois cent quatre-vingt-onze (391) milliards de FCfa, demeurant à ce jour sans suite. L’on doit également prendre en considération le manque à gagner de dix-huit (18) milliards de FCfa, entièrement porté par la Senelec, résultant de la baisse des tarifs de l'électricité décrétée par les autorités publiques en 2025.
Fermement résolue à ne tolérer aucune entorse à ses principes fondamentaux, l'intersyndicale, soutenue par la Convergence Syndicale des Travailleurs de Senelec, a dévoilé une stratégie d'action progressive. Elle met en garde contre les conséquences inhérentes à une épreuve de force, préférant la voie du dialogue et du respect des engagements pris.
Dès le lundi 13 juillet 2026 à 07h30, le mouvement prendra corps sur l'ensemble du territoire national à travers le port de brassards rouges, une action symbolique qui sera prolongée par une conférence de presse. Le lendemain, mardi, se tiendra une assemblée générale décisive, au cours de laquelle les quatre Secrétaires généraux de la CSTS promulgueront leurs mots d'ordre.
Face à cette situation, l'intersyndicale exhorte l'État à apurer, dans les plus brefs délais, les créances dues à la Senelec et à honorer ses engagements en matière de compensations tarifaires, garantissant ainsi la pérennité financière de l'institution. Elle lance un avertissement sans équivoque : les droits et acquis sociaux des travailleurs sont inaliénables. « Aucune régression sociale ne saurait être tolérée ni passer sous silence. Toute atteinte aux intérêts du personnel suscitera une riposte syndicale à la hauteur de la provocation. »
À l’aube de cette mobilisation, la balle est désormais dans le camp de la Direction générale de la Senelec et des instances gouvernementales.