Dans la nef solennelle de l’Assemblée générale des Nations Unies, là où se nouent et se dénouent les tragédies du monde, l’histoire a suspendu son cours ce jeudi 23 juillet 2026. Six destins, six visions, mais un seul trône diplomatique pour succéder à António Guterres. Parmi eux, une figure familière des chancelleries africaines et internationales : Macky Sall.
L’ancien chef de l’État sénégalais, portant sur ses épaules les espérances d'un continent, s'est prêté à l'exercice inédit et exigeant du « Town Hall », un grand oral télévisé destiné à ausculter l'âme et le programme des prétendants au secrétariat général.
Prenant la parole avec la gravité due à l'époque, le candidat sénégalais a décliné une profession de foi articulée autour d'un triptyque sacré : la paix et la sécurité, les droits de l’homme, et le développement. Face à une assemblée suspendue à ses lèvres, il a transcendé le simple discours managérial pour exiger une métamorphose de l'institution.
« Pendant mes 100 premiers jours, je veux restaurer la confiance et remettre l'ONU sur le chemin qui lui permettra de devenir plus agile, plus efficace, plus prête à écouter, à agir et à rassembler », a-ouvert le candidat avec une ferme assurance, se définissant avant tout comme un « bâtisseur de ponts ».
Refusant les faux-fuyants, l'ancien président a exposé comment son parcours à la magistrature suprême nationale, couplé à ses orientations pancanadiennes et internationales — notamment sa gestion des crises lors de sa présidence de l’Union africaine —, l'avait armé pour affronter les vents contraires de la géopolitique contemporaine. C'est sous sa bannière de médiateur qu'il entend réconcilier les factions, briser les solitudes des belligérants et instaurer une culture de la transparence absolue, promettant de gérer les finances de l’organisation « à livre ouvert » (open book) pour terrasser la crise de liquidités actuelle.
Le grand oral n’était pas un monologue, mais un carrefour de hautes ambitions. Face à Macky Sall, l'Amérique latine et d'autres continents avaient dépêché leurs plus illustres diplomates, chacun cherchant à convaincre sans heurter les susceptibilités des puissances détentrices du droit de veto.
L’ancien chef de l’État sénégalais, portant sur ses épaules les espérances d'un continent, s'est prêté à l'exercice inédit et exigeant du « Town Hall », un grand oral télévisé destiné à ausculter l'âme et le programme des prétendants au secrétariat général.
Prenant la parole avec la gravité due à l'époque, le candidat sénégalais a décliné une profession de foi articulée autour d'un triptyque sacré : la paix et la sécurité, les droits de l’homme, et le développement. Face à une assemblée suspendue à ses lèvres, il a transcendé le simple discours managérial pour exiger une métamorphose de l'institution.
« Pendant mes 100 premiers jours, je veux restaurer la confiance et remettre l'ONU sur le chemin qui lui permettra de devenir plus agile, plus efficace, plus prête à écouter, à agir et à rassembler », a-ouvert le candidat avec une ferme assurance, se définissant avant tout comme un « bâtisseur de ponts ».
Refusant les faux-fuyants, l'ancien président a exposé comment son parcours à la magistrature suprême nationale, couplé à ses orientations pancanadiennes et internationales — notamment sa gestion des crises lors de sa présidence de l’Union africaine —, l'avait armé pour affronter les vents contraires de la géopolitique contemporaine. C'est sous sa bannière de médiateur qu'il entend réconcilier les factions, briser les solitudes des belligérants et instaurer une culture de la transparence absolue, promettant de gérer les finances de l’organisation « à livre ouvert » (open book) pour terrasser la crise de liquidités actuelle.
Le grand oral n’était pas un monologue, mais un carrefour de hautes ambitions. Face à Macky Sall, l'Amérique latine et d'autres continents avaient dépêché leurs plus illustres diplomates, chacun cherchant à convaincre sans heurter les susceptibilités des puissances détentrices du droit de veto.
Michelle Bachelet (Chili) : L'ancienne présidente chilienne et ex-Haute-Commissaire aux droits de l'homme a fait vibrer la corde éthique, martelant qu'elle ne céderait à aucune pression des riches pays donateurs, opposant son autorité morale aux compromissions politiques.
Rafael Grossi (Argentine) : Le chef de file de l’AIEA, perçu par certains comme un solide concurrent, a plaidé pour une ONU offensive, un Secrétaire général sachant revêtir l'armure du « général » pour s’interposer dès qu’un État initie une guerre.
Rebeca Grynspan (Costa Rica) : La directrice de la CNUCED a sonné le tocsin du retour sur le terrain, affirmant ne plus vouloir entendre, d’ici cinq ans, l’interrogation désabusée : « Où est l’ONU ? ».
María Fernanda Espinosa (Équateur) & Carolyn Rodrigues-Birkett (Guyane) : L'une a exigé que la prévention des conflits devienne un principe opérationnel concret, tandis que la seconde a revendiqué le courage d'essayer, de l'Iran à Haïti.
À l'issue de ces quatre-vingt-dix minutes de haute voltige oratoire, aucun favori n'a véritablement écrasé la concurrence, mais Macky Sall a indiscutablement marqué son territoire par son pragmatisme et son ancrage africain. Seul représentant du continent noir dans cette arène, il joue une carte historique, même si la règle non écrite de la rotation géographique pourrait souffler en faveur d'un profil latino-américain.
Bénéficiant désormais du soutien officiel de Dakar à la suite d'un récent dégel républicain avec ses successeurs, l'ancien président doit encore transformer l'essai. Le premier verdict tombera le 30 juillet prochain lors d’un vote indicatif à huis clos au Conseil de sécurité. C'est là, dans le secret des grands fauves de la diplomatie mondiale, que se décidera si la vision d'un renouveau onusien portée par l'Afrique est promise aux sommets, ou si elle se dissoudra dans le jeu complexe des veto impériaux.
Bénéficiant désormais du soutien officiel de Dakar à la suite d'un récent dégel républicain avec ses successeurs, l'ancien président doit encore transformer l'essai. Le premier verdict tombera le 30 juillet prochain lors d’un vote indicatif à huis clos au Conseil de sécurité. C'est là, dans le secret des grands fauves de la diplomatie mondiale, que se décidera si la vision d'un renouveau onusien portée par l'Afrique est promise aux sommets, ou si elle se dissoudra dans le jeu complexe des veto impériaux.