Succession à l’ONU : la piste Infantino agite les cercles diplomatiques et fragilise les ambitions de Macky Sall

Rédigé par Dakarposte le Mercredi 22 Juillet 2026 à 10:52 modifié le Mercredi 22 Juillet 2026 12:52

Donald Trump envisagerait de miser sur Gianni Infantino

Selon des informations exclusives révélées par le New York Post, Donald Trump envisagerait d’apporter son soutien à Gianni Infantino, président de la FIFA, pour la succession d’António Guterres à la tête des Nations unies, à l’issue de son mandat, prévue en fin d’année.
D’après une source proche de la Maison-Blanche citée par le quotidien new-yorkais, le président américain verrait en le dirigeant italo-suisse, âgé de 56 ans, un homme « respecté dans le monde entier », doté d’« une capacité particulière à rassembler les peuples ». Cette proximité se serait notamment manifestée lors de l’organisation de la Coupe du monde 2026, au cours de laquelle le patron du football mondial aurait multiplié les attentions à l’égard du locataire de la Maison-Blanche, allant jusqu’à lui remettre le tout premier « Prix de la paix » décerné par la FIFA.


Dakar redoute un coup d’arrêt pour Macky Sall

Une telle hypothèse ne saurait laisser Dakar indifférente. L’ancien président sénégalais Macky Sall est en effet présenté comme candidat à la succession d’António Guterres au poste de secrétaire général de l’ONU, avec l’appui de l’exécutif sénégalais.
Toutefois, l’éventuelle entrée en lice d’un profil inattendu, d’origine européenne et soutenu par Washington, viendrait bouleverser les équilibres diplomatiques et compliquer davantage les perspectives de l’ancien chef d’État sénégalais.


Une bataille diplomatique aux règles strictes

La désignation du secrétaire général des Nations unies obéit à une procédure exigeante. Tout prétendant doit d’abord recueillir l’aval des quinze membres du Conseil de sécurité, dont les cinq membres permanents disposent d’un droit de veto, avant d’être soumis à la confirmation de l’Assemblée générale.
Outre Macky Sall, plusieurs autres personnalités internationales figureraient parmi les candidats ou les noms évoqués, notamment l’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet et l’Argentin Rafael Grossi, actuel directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).


Un calendrier déjà bien avancé

Dans ces conditions, il apparaît que le processus est déjà à un stade avancé. Les États membres ont présenté leurs candidatures, les auditions publiques se sont tenues entre avril et juin 2026, et le Conseil de sécurité a engagé l’examen des dossiers. Un débat public avec les candidats est même annoncé pour le 23 juillet 2026.
À ce stade, les principaux prétendants sont déjà connus, parmi lesquels figure l’ancien président sénégalais. Dès lors, l’émergence d’une nouvelle candidature aurait peu de chances de bouleverser l’issue du scrutin, sauf improbable revirement dans les rapports de force diplomatiques.


Une ambition africaine contestée

Il convient enfin de préciser que la prétention de Macky Sall s’inscrit dans un contexte où la question de la rotation géographique demeure au cœur des discussions. Certains observateurs estiment néanmoins que le tour reviendrait cette fois à l’Amérique latine, et non à l’Afrique, ce qui fragiliserait davantage les espoirs sénégalais.
Par ailleurs, il est utile de rappeler que le soutien africain à cette candidature n’a pas fait l’unanimité, certains relais diplomatiques ayant, selon plusieurs sources, réservé un accueil mitigé à cette initiative.

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