Deux mois après l’expiration du contrat de concession du Train express régional (TER), le 15 février dernier, l’incertitude continue de planer à Dakar. Aucune renégociation formelle n’a encore été engagée, et, dans les faits, SNCF poursuit l’exploitation de la ligne Dakar-Diamniadio à travers sa filiale SETER.
Pendant ce temps, la facture s’alourdit pour l’État sénégalais. Selon des informations relayées par Le Quotidien, la compensation du déficit d’exploitation réclamée par l’opérateur serait passée de 18 à 32 milliards de FCFA par an. Une dérive financière qui renforce les interrogations autour de la viabilité du modèle économique du TER, pourtant plébiscité par les usagers.
Mais au-delà des chiffres, le blocage est avant tout politique. Au sommet de l’État, les lignes divergent. L’entourage du Premier ministre plaide pour une «sénégalisation» de la gestion de la SETER, tandis que le président Bassirou Diomaye Faye privilégie la prudence. À l’approche des Jeux olympiques de la jeunesse de 2026, dont le TER sera une pièce maîtresse du dispositif logistique, l’exécutif entend éviter toute prise de risque susceptible de perturber le transport des visiteurs.
Initialement, l’État envisageait de lancer un appel d’offres international pour mettre en concurrence la SNCF. Une option restée lettre morte, freinée par des lenteurs administratives et des hésitations internes.
Signé le 17 janvier 2023 entre la SENTER et la SNCF, le contrat initial prévoyait une concession de trois ans, avec une participation de 34 % pour le Sénégal dans le capital de la SETER. Trois sièges au conseil d’administration, dont la présidence, avaient également été obtenus. Sur la durée du contrat, 120 milliards de FCFA de dividendes devaient être distribués aux actionnaires — un montant qui aurait pu être optimisé selon certaines projections du régime précédent.
Aujourd’hui, l’absence de décision claire nourrit les convoitises et attise les ambitions d’acteurs prêts à se positionner. Pendant ce temps, le TER continue de rouler, mais l’État, lui, semble à l’arrêt. Entre impératifs économiques, enjeux de souveraineté et contraintes d’image internationale, le dossier est devenu un véritable test de gouvernance pour le pouvoir en place.
Walf
Pendant ce temps, la facture s’alourdit pour l’État sénégalais. Selon des informations relayées par Le Quotidien, la compensation du déficit d’exploitation réclamée par l’opérateur serait passée de 18 à 32 milliards de FCFA par an. Une dérive financière qui renforce les interrogations autour de la viabilité du modèle économique du TER, pourtant plébiscité par les usagers.
Mais au-delà des chiffres, le blocage est avant tout politique. Au sommet de l’État, les lignes divergent. L’entourage du Premier ministre plaide pour une «sénégalisation» de la gestion de la SETER, tandis que le président Bassirou Diomaye Faye privilégie la prudence. À l’approche des Jeux olympiques de la jeunesse de 2026, dont le TER sera une pièce maîtresse du dispositif logistique, l’exécutif entend éviter toute prise de risque susceptible de perturber le transport des visiteurs.
Initialement, l’État envisageait de lancer un appel d’offres international pour mettre en concurrence la SNCF. Une option restée lettre morte, freinée par des lenteurs administratives et des hésitations internes.
Signé le 17 janvier 2023 entre la SENTER et la SNCF, le contrat initial prévoyait une concession de trois ans, avec une participation de 34 % pour le Sénégal dans le capital de la SETER. Trois sièges au conseil d’administration, dont la présidence, avaient également été obtenus. Sur la durée du contrat, 120 milliards de FCFA de dividendes devaient être distribués aux actionnaires — un montant qui aurait pu être optimisé selon certaines projections du régime précédent.
Aujourd’hui, l’absence de décision claire nourrit les convoitises et attise les ambitions d’acteurs prêts à se positionner. Pendant ce temps, le TER continue de rouler, mais l’État, lui, semble à l’arrêt. Entre impératifs économiques, enjeux de souveraineté et contraintes d’image internationale, le dossier est devenu un véritable test de gouvernance pour le pouvoir en place.
Walf