Une plainte pour un préjudice évalué à 58,4 millions de francs CFA a mené la Brigade de recherches de Keur Massar au démantèlement d'une officine de prêts usuraires, orchestrée par des commerçantes de la banlieue dakaroise.
Les accusées, D. Dioum et D. Mboup, sont soupçonnées d’avoir leurré des investisseurs en prétendant que leurs capitaux finançaient le dédouanement de conteneurs au Port autonome de Dakar, appâtant leurs proies par la promesse d'une plus-value mirifique de 200 000 FCFA par million investi, tous les vingt jours — soit un taux d'intérêt exorbitant de 20 %
Cette affaire, révélée par le journal L'Observateur, a été mise en délibéré par le tribunal des flagrants délits de Pikine-Guédiawaye, dont la sentence sera prononcée le 20 juillet.
À la barre, plusieurs parties civiles ont exposé leur détresse, racontant avoir engagé des sommes colossales au prix d’emprunts ou de la vente de leurs biens. M. Sène a ainsi déclaré avoir cédé 5,7 millions de francs CFA, tandis que F. Watt a affirmé avoir confié 50,4 millions, dont à peine 11 millions lui auraient été restitués.
« J’avais l'impression d’être envoûtée », a-t-elle confessé à l'audience, soulignant l'emprise psychologique qui la poussait à injecter de nouvelles mises.
De son côté, D. Dioum a reconnu avoir contracté plusieurs emprunts pour sauver son échoppe située à Gadaye, se disant victime d'une spirale infernale d'endettement. Elle a révélé qu'un emprunt d'un million de francs CFA l'obligeait à des remboursements journaliers atteignant 60 000 FCFA.
Tout en alléguant devoir encore des millions à diverses créancières et en s'acquittant de certains règlements, elle s'est efforcée de disculper sa comparse.
Poursuivie pour complicité d'escroquerie et pratique de taux usuraires, D. Mboup a réfuté toute activité de transit. Elle a néanmoins concédé avoir réceptionné 31 millions de francs CFA de F. Watt pour les transmettre à D. Dioum, et avoir sollicité les créancières afin d'accélérer prétendument les décaissements liés à l'arrivée des conteneurs.
Face à ces éléments, le conseil de la défense a plaidé la relaxe, arguant qu'il s'agissait avant tout d’un litige civil et qu'aucune manœuvre frauduleuse caractérisée n'était avérée. Le ministère public, quant à lui, a requis l'application stricte de la loi.
Les accusées, D. Dioum et D. Mboup, sont soupçonnées d’avoir leurré des investisseurs en prétendant que leurs capitaux finançaient le dédouanement de conteneurs au Port autonome de Dakar, appâtant leurs proies par la promesse d'une plus-value mirifique de 200 000 FCFA par million investi, tous les vingt jours — soit un taux d'intérêt exorbitant de 20 %
Cette affaire, révélée par le journal L'Observateur, a été mise en délibéré par le tribunal des flagrants délits de Pikine-Guédiawaye, dont la sentence sera prononcée le 20 juillet.
À la barre, plusieurs parties civiles ont exposé leur détresse, racontant avoir engagé des sommes colossales au prix d’emprunts ou de la vente de leurs biens. M. Sène a ainsi déclaré avoir cédé 5,7 millions de francs CFA, tandis que F. Watt a affirmé avoir confié 50,4 millions, dont à peine 11 millions lui auraient été restitués.
« J’avais l'impression d’être envoûtée », a-t-elle confessé à l'audience, soulignant l'emprise psychologique qui la poussait à injecter de nouvelles mises.
De son côté, D. Dioum a reconnu avoir contracté plusieurs emprunts pour sauver son échoppe située à Gadaye, se disant victime d'une spirale infernale d'endettement. Elle a révélé qu'un emprunt d'un million de francs CFA l'obligeait à des remboursements journaliers atteignant 60 000 FCFA.
Tout en alléguant devoir encore des millions à diverses créancières et en s'acquittant de certains règlements, elle s'est efforcée de disculper sa comparse.
Poursuivie pour complicité d'escroquerie et pratique de taux usuraires, D. Mboup a réfuté toute activité de transit. Elle a néanmoins concédé avoir réceptionné 31 millions de francs CFA de F. Watt pour les transmettre à D. Dioum, et avoir sollicité les créancières afin d'accélérer prétendument les décaissements liés à l'arrivée des conteneurs.
Face à ces éléments, le conseil de la défense a plaidé la relaxe, arguant qu'il s'agissait avant tout d’un litige civil et qu'aucune manœuvre frauduleuse caractérisée n'était avérée. Le ministère public, quant à lui, a requis l'application stricte de la loi.