L'exercice de la transparence exige-t-il le sacrifice de la cohérence ? C'est, en substance, le dilemme soulevé par El Hadj Momar Samb au micro de l’émission En Vérité. Si l’orthodoxie budgétaire trouve en lui un défenseur résolu, la soudaine ferveur de l’Assemblée nationale à vouloir disséquer les fonds spéciaux éveille ses plus vives réserves.
Pour le leader politique, cette entreprise s’apparente moins à un sursaut de salubrité publique qu’à une mise en scène du duel fratricide qui oppose la représentation nationale au pouvoir exécutif.
Une interrogation, presque un grief, traverse son réquisitoire : d’où vient cette tardive lucidité des anciens maîtres du jeu ? « Ceux-là mêmes qui présidaient aux destinées du gouvernement et qui disposaient d’une majorité hégémonique à l’Assemblée nationale depuis deux ans n’ont jamais daigné entrouvrir cette lucarne pour scruter la gestion de ces fonds dits secrets », s'étonne-t-il, pointant du doigt l’amnésie opportuniste des anciens dirigeants.
Le procès du mutisme d’État
Élargissant sa réflexion aux grandes heures des Assises nationales, El Hadj Momar Samb a déploré l’enlisement de leurs nobles conclusions, reléguées aux oubliettes par les alternances successives.
Il s'est fait l'écho des vigies de la société civile, dont les alertes répétées se sont brisées contre le mur de l’indifférence étatique. Ce « silence assourdissant », coupable à ses yeux d’avoir masqué les dérives institutionnelles, légitime aujourd'hui le soupçon d'une cabale purement partisane.
« Nous sommes face à une manœuvre politique », tranche-t-il sans concession, réduisant l'agitation parlementaire à un affrontement d'appareils entre la majorité législative et la présidence de la République.
Pour une justice parlementaire sans exclusive
Pour autant, le chef de file de la RTA-S ne récuse nullement la légitimité des commissions d’enquête. Il en appelle plutôt à un élargissement de leur spectre, afin d’éviter l’écueil d’une justice à géométrie variable.
Selon lui, le Parlement doit impérativement porter son regard sur des dossiers d'une tout autre gravité pour l'intérêt supérieur de la Nation.
Au premier rang de ces chantiers figure l’audit de l'Office national de l’assainissement du Sénégal (ONAS), talonné par l'exigence de clarté sur la manne pétrolière naissante.
L'homme politique exige également que la lumière soit faite sur les indemnisations promises aux familles des martyrs des crises politiques de 2021-2024, ainsi que sur l'allocation des investissements dans la région de Matam.
Refusant que le contrôle parlementaire ne devienne l'arme d'un règlement de comptes, El Hadj Momar Samb plaide pour une éthique globale, imperméable aux contingences judiciaires. « Il convient de déployer toutes les commissions requises pour dissiper les zones d'ombre, partout où elles subsistent », conclut-il, érigeant l’équité en boussole de la gouvernance économique.
Pour le leader politique, cette entreprise s’apparente moins à un sursaut de salubrité publique qu’à une mise en scène du duel fratricide qui oppose la représentation nationale au pouvoir exécutif.
Une interrogation, presque un grief, traverse son réquisitoire : d’où vient cette tardive lucidité des anciens maîtres du jeu ? « Ceux-là mêmes qui présidaient aux destinées du gouvernement et qui disposaient d’une majorité hégémonique à l’Assemblée nationale depuis deux ans n’ont jamais daigné entrouvrir cette lucarne pour scruter la gestion de ces fonds dits secrets », s'étonne-t-il, pointant du doigt l’amnésie opportuniste des anciens dirigeants.
Le procès du mutisme d’État
Élargissant sa réflexion aux grandes heures des Assises nationales, El Hadj Momar Samb a déploré l’enlisement de leurs nobles conclusions, reléguées aux oubliettes par les alternances successives.
Il s'est fait l'écho des vigies de la société civile, dont les alertes répétées se sont brisées contre le mur de l’indifférence étatique. Ce « silence assourdissant », coupable à ses yeux d’avoir masqué les dérives institutionnelles, légitime aujourd'hui le soupçon d'une cabale purement partisane.
« Nous sommes face à une manœuvre politique », tranche-t-il sans concession, réduisant l'agitation parlementaire à un affrontement d'appareils entre la majorité législative et la présidence de la République.
Pour une justice parlementaire sans exclusive
Pour autant, le chef de file de la RTA-S ne récuse nullement la légitimité des commissions d’enquête. Il en appelle plutôt à un élargissement de leur spectre, afin d’éviter l’écueil d’une justice à géométrie variable.
Selon lui, le Parlement doit impérativement porter son regard sur des dossiers d'une tout autre gravité pour l'intérêt supérieur de la Nation.
Au premier rang de ces chantiers figure l’audit de l'Office national de l’assainissement du Sénégal (ONAS), talonné par l'exigence de clarté sur la manne pétrolière naissante.
L'homme politique exige également que la lumière soit faite sur les indemnisations promises aux familles des martyrs des crises politiques de 2021-2024, ainsi que sur l'allocation des investissements dans la région de Matam.
Refusant que le contrôle parlementaire ne devienne l'arme d'un règlement de comptes, El Hadj Momar Samb plaide pour une éthique globale, imperméable aux contingences judiciaires. « Il convient de déployer toutes les commissions requises pour dissiper les zones d'ombre, partout où elles subsistent », conclut-il, érigeant l’équité en boussole de la gouvernance économique.