Thierno BOCOUM : «Hier, c’est PASTEF qui nous a fait descendre dans la rue, mais c’est Diomaye qui nous a fait arrêter»

Rédigé par Dakarposte le Mardi 30 Juin 2026 à 15:27 modifié le Mardi 30 Juin 2026 17:27

Le président d’AGIR-Les Leaders a livré une déclaration cinglante ce mardi 30 juin, au lendemain d’une journée marquée par l’examen de la proposition de loi n°17/2026 portant révision constitutionnelle et par des arrestations d’opposants devant l’Assemblée nationale. Dans un texte diffusé sur ses réseaux, l’ancien député s’en prend directement au chef de l’État, Bassirou Diomaye FAYE, qu’il accuse de mener une politique contradictoire et incompréhensible. Pour l’opposant, la situation révèle une incohérence profonde sur les plans politique et institutionnel. A l’en croire, «sur le plan politique comme sur le plan institutionnel, sa démarche manque de cohérence». «Hier, c’est PASTEF qui nous a fait descendre dans la rue, à travers la décision inique de ses députés et de leur leader de toucher clandestinement à notre Constitution mais c’est Bassirou Diomaye Faye qui nous a fait arrêter. À elle seule, cette image résume la posture incompréhensible du Président de la République», écrit-il.



Thierno BOCOUM souligne que le gouvernement, par la voix du ministre de la Justice Me Moussa SARR, a soutenu que la proposition de loi était irrecevable en raison des charges publiques qu’elle entraîne, conformément à l’article 103 de la Constitution. «Pourtant, le même gouvernement accompagne toute la procédure parlementaire, jusqu’à déposer des amendements», dénonce-t-il, en référence aux quatre amendements proposés par le président de la République en date du 19 juin, dont deux de forme et deux de fond portant sur les articles 38 et 42 de la Constitution. Cette double posture, selon lui, brouille le message adressé aux citoyens et aux acteurs politiques.

L’opposant va plus loin en évoquant une autre contradiction, celle d’une coalition présidentielle qui appelle à manifester contre son propre projet. «Dans le même temps, la coalition présidentielle appelle à manifester contre ce projet. Résultat des courses, nous nous retrouvons, avec des membres de cette même coalition, dans les cellules des commissariats de Dakar», s’indigne Thierno BOCOUM.























walf

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