Le couperet judiciaire est tombé, scellant le destin immédiat de la « bande à Modou Bâ ». Le feuilleton qui captive la banlieue dakaroise vient de connaître un tournant décisif.
Comme annoncé par dakarposte, déférés devant le parquet, Mamadou Bâ, alias Modou Bâ Gawlo, et ses acolytes présumés ont été placés sous mandat de dépôt.
Le juge d'instruction a suivi à la lettre le réquisitoire de Saliou Dicko, procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye, ouvrant ainsi les portes de la citadelle carcérale aux six prévenus, alors même que les investigations se poursuivent en coulisses.
Pour comprendre la gravité exceptionnelle de cette affaire de mœurs aux ramifications interlopes, il faut remonter au 2 novembre dernier.
Une dénonciation anonyme, parvenue aux oreilles des gendarmes de la Brigade de recherches de Keur Massar, mettait en cause un tailleur de Grand-Yoff, A. Seck. Les hommes en bleu ont alors déployé un minutieux filet qui a permis de démanteler ce réseau. Lors de son audition, le tailleur a reconnu son ancrage dans le milieu homosexuel, désignant son compagnon, A. Diop, lui aussi artisan de la couture.
De fil en aiguille, les aveux recueillis par les enquêteurs ont mis au jour une réalité bien plus sombre : la fréquentation assidue de partenaires en parfaite connaissance de leur séropositivité, lors de rapports intimes non protégés. Les accusations ont pris une résonance médiatique fulgurante avec l'arrestation de O. Diop, un comédien de 42 ans célèbre pour son rôle dans la série télévisée « Jeux de dames ». Ce dernier a confessé vivre avec le VIH depuis plusieurs années, tout en admettant avoir entretenu des relations régulières avec d'autres membres du groupe, notamment D. Guèye et M. Y. Bâ. C'est précisément l'interrogatoire de ce dernier qui a révélé l'implication de Mamadou Bâ, frère germain du regretté danseur Aziz Dabala.
Si la parenté de Modou Bâ avec le défunt artiste captive l'opinion publique, les autorités judiciaires martèlent avec insistance qu'aucun lien n'existe entre ce dossier de mœurs et le double meurtre barbare du Technopole.
Bien que les suspects dorment désormais en prison sous le coup d'une inculpation formelle pour transmission volontaire du VIH et actes contre nature sous l'autorité du procureur Saliou Dicko, l'enquête se poursuit activement pour identifier d'autres partenaires ou complices de ce réseau clandestin.
Comme annoncé par dakarposte, déférés devant le parquet, Mamadou Bâ, alias Modou Bâ Gawlo, et ses acolytes présumés ont été placés sous mandat de dépôt.
Le juge d'instruction a suivi à la lettre le réquisitoire de Saliou Dicko, procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye, ouvrant ainsi les portes de la citadelle carcérale aux six prévenus, alors même que les investigations se poursuivent en coulisses.
Pour comprendre la gravité exceptionnelle de cette affaire de mœurs aux ramifications interlopes, il faut remonter au 2 novembre dernier.
Une dénonciation anonyme, parvenue aux oreilles des gendarmes de la Brigade de recherches de Keur Massar, mettait en cause un tailleur de Grand-Yoff, A. Seck. Les hommes en bleu ont alors déployé un minutieux filet qui a permis de démanteler ce réseau. Lors de son audition, le tailleur a reconnu son ancrage dans le milieu homosexuel, désignant son compagnon, A. Diop, lui aussi artisan de la couture.
De fil en aiguille, les aveux recueillis par les enquêteurs ont mis au jour une réalité bien plus sombre : la fréquentation assidue de partenaires en parfaite connaissance de leur séropositivité, lors de rapports intimes non protégés. Les accusations ont pris une résonance médiatique fulgurante avec l'arrestation de O. Diop, un comédien de 42 ans célèbre pour son rôle dans la série télévisée « Jeux de dames ». Ce dernier a confessé vivre avec le VIH depuis plusieurs années, tout en admettant avoir entretenu des relations régulières avec d'autres membres du groupe, notamment D. Guèye et M. Y. Bâ. C'est précisément l'interrogatoire de ce dernier qui a révélé l'implication de Mamadou Bâ, frère germain du regretté danseur Aziz Dabala.
Si la parenté de Modou Bâ avec le défunt artiste captive l'opinion publique, les autorités judiciaires martèlent avec insistance qu'aucun lien n'existe entre ce dossier de mœurs et le double meurtre barbare du Technopole.
Bien que les suspects dorment désormais en prison sous le coup d'une inculpation formelle pour transmission volontaire du VIH et actes contre nature sous l'autorité du procureur Saliou Dicko, l'enquête se poursuit activement pour identifier d'autres partenaires ou complices de ce réseau clandestin.