C'est un format XXL de la compétition qu'a concocté la Fifa. 48 sélections seront en lice, contre 32 depuis 1998. Près d'un quart des 211 équipes affiliées à la Fifa seront donc de la partie. C'est du jamais-vu. 104 rencontres seront prévues cet été, contre 72 lors de la dernière édition. Pour la première fois, la compétition phare du foot va se dérouler sur cinq semaines, du jeudi 11 juin au dimanche 19 juillet, et non plus sur un mois.
Au total, lors des phases de poules, les équipes seront réparties dans 12 groupes de 4. Les deux premiers de chaque groupe, ainsi que les huit meilleurs troisièmes, prendront part à la phase à élimination directe. Il y aura donc un tour supplémentaire: les seizièmes de finale. Le vainqueur de la Coupe du monde devra alors jouer huit matchs, contre sept au Qatar en 2022, pour décrocher son étoile.
Cet élargissement s'inscrit dans une tendance historique consistant à élargir le nombre d'équipes qualifiées pour la phase finale du tournoi. Le format de la Coupe du monde n'a pas cessé d'évoluer depuis 1930. Seuls 13 pays ont participé à la première édition en Uruguay. Dès 1934, le nombre d'équipes qualifiées passe à 16. Ce format subsiste jusqu'en 1982, année à partir de laquelle la phase finale de la Coupe du monde accueille 24 pays, avant de passer à 32 en 1998.
Selon Patrick Juillard, journaliste chez Sport365 interrogé par TV5MONDE, fin connaisseur du football africain, cet élargissement de la Coupe du monde à 48 équipes répond surtout à une logique financière. "L'idée pour les dirigeants de la Fifa est d'augmenter les droits de diffusion. On touche plus de pays et, donc, on touche plus de revenus", décrit le journaliste. Ce nouveau format à 48 équipes devrait générer plus d'un milliard d'euros de revenus commerciaux supplémentaires pour la Fifa.
"Le football ne se résume pas à l'Europe et à l'Amérique latine"
L'autre versant est politique selon Patrick Juillard. "On fait participer plus de fédérations et donc les dirigeants de la Fifa espèrent ainsi que ces mêmes fédérations voteront pour eux lors des prochaines élections de la Fifa", décrit le journaliste. Les dirigeants de l'instance, eux, défendent leur choix en plaidant pour un sport plus mondialisé.
"Le football ne se limite pas à l’Europe et à l’Amérique latine", disait alors Gianni Infantino, le président de la Fifa, pour justifier sa réforme. "On donne le droit de rêver à tout le monde et il n’y a pas de meilleur moyen de faire rêver que la participation à un événement aussi majeur ", précisait aussi le Suisse, en 2017, lors de la présentation de la réforme.
"C'est effectivement un bouleversement dans le football mondial", note Patrick Juillard. Les équipes européennes, longtemps majoritaires parmi les équipes qualifiées, seront 15, soit à peine un peu plus de 30% des équipes de cette phase finale de la Coupe du monde. Les équipes sud-américaines seront six et ne représenteront que 12% des équipes engagées. Les sélections de la Confédération asiatique de football seront 10, tout comme celle des équipes africaines de la CAF.
Au détriment de l'intérêt sportif pour certains observateurs? "La phase de poules va durer deux semaines. Et seulement 16 équipes vont être éliminées sur les 48, le tiers du plateau. Les amoureux du football vont bien entendu essayer de suivre un maximum de matchs. Mais le grand public ne s'intéressera à mon sens qu'à la compétition à partir des matchs à élimination directe", explique Patrick Juillard.
"On risque de ne pas assister à de grandes surprises durant ces deux premières semaines. Les grandes équipes peuvent très bien perdre un match et se reprendre après. Les huit meilleurs troisièmes sur 12 seront repêchés. Il est fort probable qu'il n'y ait plus de surprise", décrit le journaliste sportif.
"La France peut très bien perdre contre le Sénégal en match d'ouverture, mais il lui suffira ensuite d'une victoire sur un seul match pour se qualifier. En 2002, après sa défaite contre le Sénégal en match d'ouverture, le parcours des Bleus était tout de suite compromis. On ne verra plus de grandes nations se faire sortir prématurément", estime Patrick Juillard.
Cet élargissement à 48 équipes constitue cependant une vraie opportunité pour les équipes du continent africain, avec à la clé une possibilité de développer le football local. "La participation du Cap-Vert à la Coupe du monde va véritablement changer la vie de la fédération du pays. La manne de la FIFA, l'argent versé pour cette participation à la Coupe du monde, peut permettre de construire des centres d'entraînement dernier cri ou rénover des stades", explique Patrick Juillard.
"Ce sera vraiment aux fédérations de bien employer cet argent pour le développement du football local", ajoute le journaliste. Neuf millions de dollars seront versés aux 16 équipes éliminées dès le premier tour. Chaque formation de cette phase finale de la Coupe du monde recevra également 1,5 million de dollars en frais de participation.
Le football africain pourrait, entre autres, tirer profit de cette nouvelle formule. "Je vois au moins cinq ou six équipes africaines sur les 10 équipes qualifiées passer en seizièmes de finale, pour la phase à élimination directe. Ce sera une formidable exposition médiatique pour les équipes nationales de ces pays-là", conclut Patrick Juillard. Et la Fifa ne devrait pas s'arrêter là. Gianni Infantino a déjà émis l'idée d'une Coupe du monde à 64 équipes.
Au total, lors des phases de poules, les équipes seront réparties dans 12 groupes de 4. Les deux premiers de chaque groupe, ainsi que les huit meilleurs troisièmes, prendront part à la phase à élimination directe. Il y aura donc un tour supplémentaire: les seizièmes de finale. Le vainqueur de la Coupe du monde devra alors jouer huit matchs, contre sept au Qatar en 2022, pour décrocher son étoile.
Cet élargissement s'inscrit dans une tendance historique consistant à élargir le nombre d'équipes qualifiées pour la phase finale du tournoi. Le format de la Coupe du monde n'a pas cessé d'évoluer depuis 1930. Seuls 13 pays ont participé à la première édition en Uruguay. Dès 1934, le nombre d'équipes qualifiées passe à 16. Ce format subsiste jusqu'en 1982, année à partir de laquelle la phase finale de la Coupe du monde accueille 24 pays, avant de passer à 32 en 1998.
Selon Patrick Juillard, journaliste chez Sport365 interrogé par TV5MONDE, fin connaisseur du football africain, cet élargissement de la Coupe du monde à 48 équipes répond surtout à une logique financière. "L'idée pour les dirigeants de la Fifa est d'augmenter les droits de diffusion. On touche plus de pays et, donc, on touche plus de revenus", décrit le journaliste. Ce nouveau format à 48 équipes devrait générer plus d'un milliard d'euros de revenus commerciaux supplémentaires pour la Fifa.
"Le football ne se résume pas à l'Europe et à l'Amérique latine"
L'autre versant est politique selon Patrick Juillard. "On fait participer plus de fédérations et donc les dirigeants de la Fifa espèrent ainsi que ces mêmes fédérations voteront pour eux lors des prochaines élections de la Fifa", décrit le journaliste. Les dirigeants de l'instance, eux, défendent leur choix en plaidant pour un sport plus mondialisé.
"Le football ne se limite pas à l’Europe et à l’Amérique latine", disait alors Gianni Infantino, le président de la Fifa, pour justifier sa réforme. "On donne le droit de rêver à tout le monde et il n’y a pas de meilleur moyen de faire rêver que la participation à un événement aussi majeur ", précisait aussi le Suisse, en 2017, lors de la présentation de la réforme.
"C'est effectivement un bouleversement dans le football mondial", note Patrick Juillard. Les équipes européennes, longtemps majoritaires parmi les équipes qualifiées, seront 15, soit à peine un peu plus de 30% des équipes de cette phase finale de la Coupe du monde. Les équipes sud-américaines seront six et ne représenteront que 12% des équipes engagées. Les sélections de la Confédération asiatique de football seront 10, tout comme celle des équipes africaines de la CAF.
Au détriment de l'intérêt sportif pour certains observateurs? "La phase de poules va durer deux semaines. Et seulement 16 équipes vont être éliminées sur les 48, le tiers du plateau. Les amoureux du football vont bien entendu essayer de suivre un maximum de matchs. Mais le grand public ne s'intéressera à mon sens qu'à la compétition à partir des matchs à élimination directe", explique Patrick Juillard.
"On risque de ne pas assister à de grandes surprises durant ces deux premières semaines. Les grandes équipes peuvent très bien perdre un match et se reprendre après. Les huit meilleurs troisièmes sur 12 seront repêchés. Il est fort probable qu'il n'y ait plus de surprise", décrit le journaliste sportif.
"La France peut très bien perdre contre le Sénégal en match d'ouverture, mais il lui suffira ensuite d'une victoire sur un seul match pour se qualifier. En 2002, après sa défaite contre le Sénégal en match d'ouverture, le parcours des Bleus était tout de suite compromis. On ne verra plus de grandes nations se faire sortir prématurément", estime Patrick Juillard.
Cet élargissement à 48 équipes constitue cependant une vraie opportunité pour les équipes du continent africain, avec à la clé une possibilité de développer le football local. "La participation du Cap-Vert à la Coupe du monde va véritablement changer la vie de la fédération du pays. La manne de la FIFA, l'argent versé pour cette participation à la Coupe du monde, peut permettre de construire des centres d'entraînement dernier cri ou rénover des stades", explique Patrick Juillard.
"Ce sera vraiment aux fédérations de bien employer cet argent pour le développement du football local", ajoute le journaliste. Neuf millions de dollars seront versés aux 16 équipes éliminées dès le premier tour. Chaque formation de cette phase finale de la Coupe du monde recevra également 1,5 million de dollars en frais de participation.
Le football africain pourrait, entre autres, tirer profit de cette nouvelle formule. "Je vois au moins cinq ou six équipes africaines sur les 10 équipes qualifiées passer en seizièmes de finale, pour la phase à élimination directe. Ce sera une formidable exposition médiatique pour les équipes nationales de ces pays-là", conclut Patrick Juillard. Et la Fifa ne devrait pas s'arrêter là. Gianni Infantino a déjà émis l'idée d'une Coupe du monde à 64 équipes.