L’étau judiciaire se desserre, du moins provisoirement, pour Ismaïla Madior Fall. Réunie ce mardi, la Haute Cour de justice a ordonné la levée des mesures de surveillance électronique et d’assignation à résidence qui pesaient sur l’ancien ministre de la Justice depuis le mois de mai 2025.
Poursuivi pour des soupçons de corruption dans le cadre d’un contentieux foncier, l’ex-garde des Sceaux voit enfin couronnée de succès une requête de liberté maintes fois formulée, mais jusqu'alors systématiquement rejetée par la commission d’instruction.
Si l’ancien ministre retrouve une liberté de mouvement, son horizon judiciaire reste néanmoins suspendu. Le procès au fond, initialement attendu, a fait l'objet d'un nouveau report et ne reprendra qu’au terme des vacances judiciaires. Ce énième renvoi fait suite à une première audience déjà ajournée la semaine dernière à la demande des conseils de la défense. Ces derniers avaient argué d'un accès particulièrement tardif aux pièces du dossier pour solliciter un délai supplémentaire.
Face aux accusations portées par l’entrepreneur Cheikh Guèye, qu’elle conteste vigoureusement, la défense n’a pas manqué de fustiger l’architecture même de la Haute Cour de justice.
Les avocats de l'ancien ministre ont publiquement dénoncé l’anachronisme et la désuétude des textes régissant cette juridiction d’exception, déplorant notamment une faille démocratique majeure : l'absence constitutionnelle de toute voie de recours après le verdict.
Poursuivi pour des soupçons de corruption dans le cadre d’un contentieux foncier, l’ex-garde des Sceaux voit enfin couronnée de succès une requête de liberté maintes fois formulée, mais jusqu'alors systématiquement rejetée par la commission d’instruction.
Si l’ancien ministre retrouve une liberté de mouvement, son horizon judiciaire reste néanmoins suspendu. Le procès au fond, initialement attendu, a fait l'objet d'un nouveau report et ne reprendra qu’au terme des vacances judiciaires. Ce énième renvoi fait suite à une première audience déjà ajournée la semaine dernière à la demande des conseils de la défense. Ces derniers avaient argué d'un accès particulièrement tardif aux pièces du dossier pour solliciter un délai supplémentaire.
Face aux accusations portées par l’entrepreneur Cheikh Guèye, qu’elle conteste vigoureusement, la défense n’a pas manqué de fustiger l’architecture même de la Haute Cour de justice.
Les avocats de l'ancien ministre ont publiquement dénoncé l’anachronisme et la désuétude des textes régissant cette juridiction d’exception, déplorant notamment une faille démocratique majeure : l'absence constitutionnelle de toute voie de recours après le verdict.