Le rêve d’Europe s’est transformé en cauchemar pour plusieurs candidats au départ. À Grand-Yoff, une affaire d’escroquerie au visa éclabousse une commerçante de 36 ans, accusée d’avoir mis en place un système bien rodé pour soutirer des millions de francs CFA à ses victimes.
Selon les premiers éléments de l’enquête, révélés après une série de plaintes déposées au commissariat de Grand-Yoff, S. Niang, domiciliée à Arafat, se faisait passer pour une intermédiaire capable d’obtenir des visas pour l’Espagne et l’Italie. Une promesse séduisante dans un contexte où les procédures migratoires sont de plus en plus complexes.
Un mode opératoire bien huilé
Le scénario, selon les témoignages recueillis, est presque toujours le même : mise en confiance, promesse rapide de visa, perception d’avances… puis disparition.
Parmi les victimes, N. Ngom affirme avoir été approché dès 2024 lors d’un séjour en Italie. Séduit par les assurances de la commerçante, il lui remet 650 000 FCFA. Depuis, plus aucun signe de vie.
Le cas de M. Sall est encore plus lourd. Convaincue de pouvoir obtenir un visa pour l’Espagne, elle transfère plus de 3 millions FCFA via l’application Wave. Mais aucune démarche n’est entamée.
T. Diop, quant à elle, évoque une mécanique encore plus élaborée. Après un premier versement dans le cadre d’un projet de voyage, elle est entraînée dans une tontine organisée par la suspecte, où elle perd plusieurs centaines de milliers de francs supplémentaires.
Faux documents et promesses creuses
L’arnaque atteint un autre niveau avec le cas de S. M. B. Fall. Après avoir versé un acompte et des frais de dossier, il reçoit un document censé prouver un rendez-vous à l’ambassade d’Espagne. Vérification faite, il s’agit d’un faux.
Au total, plus de 6,1 millions FCFA auraient été escroqués, un chiffre qui pourrait encore grimper si d’autres victimes sortent du silence.
Des aveux… et une défense fragile
Interpellée le 8 avril à son domicile, S. Niang a fini par reconnaître les faits face aux enquêteurs. Toutefois, elle tente de rejeter la responsabilité sur un certain Dame Diop, rencontré au Maroc, qui lui aurait promis une commission de 300 000 FCFA par dossier traité.
Une version qui peine à convaincre les enquêteurs, d’autant que cet individu reste introuvable à ce stade de la procédure.
Une affaire révélatrice
Placée en garde à vue pour escroquerie et abus de confiance, la suspecte a été déférée au parquet du tribunal de Dakar.
dakaractu
Selon les premiers éléments de l’enquête, révélés après une série de plaintes déposées au commissariat de Grand-Yoff, S. Niang, domiciliée à Arafat, se faisait passer pour une intermédiaire capable d’obtenir des visas pour l’Espagne et l’Italie. Une promesse séduisante dans un contexte où les procédures migratoires sont de plus en plus complexes.
Un mode opératoire bien huilé
Le scénario, selon les témoignages recueillis, est presque toujours le même : mise en confiance, promesse rapide de visa, perception d’avances… puis disparition.
Parmi les victimes, N. Ngom affirme avoir été approché dès 2024 lors d’un séjour en Italie. Séduit par les assurances de la commerçante, il lui remet 650 000 FCFA. Depuis, plus aucun signe de vie.
Le cas de M. Sall est encore plus lourd. Convaincue de pouvoir obtenir un visa pour l’Espagne, elle transfère plus de 3 millions FCFA via l’application Wave. Mais aucune démarche n’est entamée.
T. Diop, quant à elle, évoque une mécanique encore plus élaborée. Après un premier versement dans le cadre d’un projet de voyage, elle est entraînée dans une tontine organisée par la suspecte, où elle perd plusieurs centaines de milliers de francs supplémentaires.
Faux documents et promesses creuses
L’arnaque atteint un autre niveau avec le cas de S. M. B. Fall. Après avoir versé un acompte et des frais de dossier, il reçoit un document censé prouver un rendez-vous à l’ambassade d’Espagne. Vérification faite, il s’agit d’un faux.
Au total, plus de 6,1 millions FCFA auraient été escroqués, un chiffre qui pourrait encore grimper si d’autres victimes sortent du silence.
Des aveux… et une défense fragile
Interpellée le 8 avril à son domicile, S. Niang a fini par reconnaître les faits face aux enquêteurs. Toutefois, elle tente de rejeter la responsabilité sur un certain Dame Diop, rencontré au Maroc, qui lui aurait promis une commission de 300 000 FCFA par dossier traité.
Une version qui peine à convaincre les enquêteurs, d’autant que cet individu reste introuvable à ce stade de la procédure.
Une affaire révélatrice
Placée en garde à vue pour escroquerie et abus de confiance, la suspecte a été déférée au parquet du tribunal de Dakar.
dakaractu