<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <title>Dakarposte.com - Le site des scoops </title>
 <subtitle><![CDATA[Dakarposte est un site d'informations et d'investigations. Nous sommes spécialisés dans la publication d'exclusivités à la suite de recherches poussées et professionnelles.
]]></subtitle>
 <link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.dakarposte.com" />
 <link rel="self" type="text/xml" href="https://www.dakarposte.com/xml/atom.xml" />
 <id>https://www.dakarposte.com/</id>
 <updated>2026-05-18T14:03:22+02:00</updated>
 <generator uri="http://www.wmaker.net">Webzine Maker</generator>
  <geo:lat>14.7275723</geo:lat>
  <geo:long>-17.4625564</geo:long>
  <icon>https://www.dakarposte.com/favicon.ico</icon>
  <logo>https://www.dakarposte.com/var/style/logo.jpg?v=1531146038</logo>
  <entry>
   <title>APRÈS LE DÉCÈS DE GON COULIBALY, ALASSANE OUATTARA PERD UN AUTRE NUMÉRO 2</title>
   <updated>2020-07-13T20:32:00+02:00</updated>
   <id>https://www.dakarposte.com/APRES-LE-DECES-DE-GON-COULIBALY-ALASSANE-OUATTARA-PERD-UN-AUTRE-NUMERO-2_a41709.html</id>
   <category term="ACTUALITÉ " />
   <photo:imgsrc>https://www.dakarposte.com/photo/art/imagette/48136394-37879141.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2020-07-13T20:29:00+02:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Emedia     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.dakarposte.com/photo/art/default/48136394-37879141.jpg?v=1594673233" alt="APRÈS LE DÉCÈS DE GON COULIBALY, ALASSANE OUATTARA PERD UN AUTRE NUMÉRO 2" title="APRÈS LE DÉCÈS DE GON COULIBALY, ALASSANE OUATTARA PERD UN AUTRE NUMÉRO 2" />
     </div>
     <div>
      <p style="box-sizing: inherit; margin: 0px 0px 20px; line-height: 28px; color: rgb(68, 68, 68); font-family: &quot;Open Sans&quot;, sans-serif;">Cinq jours après le décès de son dauphin, Alassane Dramane Ouattara perd un nouveau pilier de son régime. Cette fois, c’est le vice-Président, Daniel Kablan Duncan qui a rendu le tablier. La nouvelle a été officialisée par le Secrétaire général de la Présidence, Patrick Achi, ce lundi 13 juillet dans un communiqué parvenu à Emedia. <br />    <p style="box-sizing: inherit; margin: 0px 0px 20px; line-height: 28px; color: rgb(68, 68, 68); font-family: &quot;Open Sans&quot;, sans-serif;">Selon la source, la démission, pour convenance personnelle, du vice-Président de la Côte d’Ivoire «&nbsp;fait suite à une correspondance datant du 27 février dernier et après plusieurs entretiens entre le Président Alassane Ouattara et son autre numéro 2. Le Président Ouattara a rendu hommage à un de ses plus proches collaborateurs pour son travail et pour avoir été un grand commis de l’Etat.&nbsp;» <br />    <p style="box-sizing: inherit; margin: 0px 0px 20px; line-height: 28px; color: rgb(68, 68, 68); font-family: &quot;Open Sans&quot;, sans-serif;">Le désormais ex vice-Président de la Côte d’Ivoire, Daniel Kablan Duncan, a en effet occupé les plus hautes stations de l’administration publique ivoirienne, pour avoir été ministre délégué déjà dans le gouvernement Ouattara de 1990 à 1993, puis Premier ministre sous l’ère Henri Konan Bédié, mais aussi ministre des Affaires étrangères à la faveur de l’élection de Ouattara avant de retrouver la station primatoriale. Il a ensuite été nommé vice-Président par son ex (?) mentor. <br />    <p style="box-sizing: inherit; margin: 0px 0px 20px; line-height: 28px; color: rgb(68, 68, 68); font-family: &quot;Open Sans&quot;, sans-serif;">Une telle démission en rajoute assurément une couche à la situation politique déjà alambiquée à trois mois de l’élection présidentielle d’octobre 2020, suite au décès de Gon Coulibaly, désigné candidat du RHDP, parti au pouvoir. Une grande équation autour d’une éventuelle candidature de Ouattara à un troisième mandat est agitée. Le positionnement des différents acteurs, dont le nouveau démissionnaire, sera donc l’enjeu principal des prochaines semaines. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.dakarposte.com/APRES-LE-DECES-DE-GON-COULIBALY-ALASSANE-OUATTARA-PERD-UN-AUTRE-NUMERO-2_a41709.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Côte d’Ivoire : Simone Gbagbo dit merci à Dieu et à… Ouattara</title>
   <updated>2018-08-28T08:58:00+02:00</updated>
   <id>https://www.dakarposte.com/Cote-d-Ivoire-Simone-Gbagbo-dit-merci-a-Dieu-et-a-Ouattara_a26961.html</id>
   <category term="International" />
   <photo:imgsrc>https://www.dakarposte.com/photo/art/imagette/24957635-26497009.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-08-28T08:56:00+02:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.dakarposte.com/photo/art/default/24957635-26497009.jpg?v=1535447543" alt="Côte d’Ivoire : Simone Gbagbo dit merci à Dieu et à… Ouattara" title="Côte d’Ivoire : Simone Gbagbo dit merci à Dieu et à… Ouattara" />
     </div>
     <div>
      <p style="box-sizing: border-box; font-family: &quot;Open Sans&quot;; line-height: 32px; margin-top: 0px; margin-bottom: 26px; word-wrap: break-word; color: rgb(34, 34, 34);"><strong style="box-sizing: border-box;">L’ex-Première dame de la Côte d’Ivoire, Simone Gbagbo, qui a été libérée de prison, a remercié Dieu et le chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara.</strong></p>

<p style="box-sizing: border-box; font-family: &quot;Open Sans&quot;; line-height: 32px; margin-top: 0px; margin-bottom: 26px; word-wrap: break-word; color: rgb(34, 34, 34);">C’est au cours d’une cérémonie à Moosou, son village natal, ce samedi 25 août 2018, à Grand-Bassam, que l’ex-Première dame de la Côte d’Ivoire, Simone Gbagbo, a qualifié sa libération le 8 août, de « miracle de Dieu qui a incliné le cœur du chef de l’Etat ivoirien », Alassane Ouattara.</p>

<p style="box-sizing: border-box; font-family: &quot;Open Sans&quot;; line-height: 32px; margin-top: 0px; margin-bottom: 26px; word-wrap: break-word; color: rgb(34, 34, 34);">C’était la première fois que Simone Gbagbo arrivait dans son village depuis sa libération de prison le 08 août dernier, après sept ans de prison. Avaient pris part à cet accueil chaleureux de nombreux cadres du Front Populaire Ivoirien (FPI) dont Aboudramane Sangaré et son beau-fils Michel Gbagbo et l’ex-ministre Hubert Oulaye. Le pasteur Guy Vincent Kodja était également présent.</p>
<script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js"></script>
<!-- NEWRESP -->
<ins class="adsbygoogle"
     style="display:block"
     data-ad-client="ca-pub-4631665143225320"
     data-ad-slot="2750266512"
     data-ad-format="auto"
     data-full-width-responsive="true"></ins>
<script>
(adsbygoogle = window.adsbygoogle || []).push({});
</script>
<div class="google-auto-placed ap_container" style="box-sizing: border-box; color: rgb(34, 34, 34); font-family: &quot;Open Sans&quot;; text-align: center; width: 696px; height: auto; clear: none;">&nbsp;</div>

<p style="box-sizing: border-box; font-family: &quot;Open Sans&quot;; line-height: 32px; margin-top: 0px; margin-bottom: 26px; word-wrap: break-word; color: rgb(34, 34, 34);">Simone Gbagbo est revenue, pour la première fois, sur les conditions de sa détention. « L’éternel agit au travers des hommes, c’est pour cela que vous me permettrez de remercier le Président Alassane Ouattara, le Président de la Côte d’Ivoire, pour avoir ouvert les portes de nos prisons (…). Ma libération est un miracle de Dieu », a ainsi lancé Simone Gbagbo.</p>
<script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js"></script>
<!-- NEWRESP -->
<ins class="adsbygoogle"
     style="display:block"
     data-ad-client="ca-pub-4631665143225320"
     data-ad-slot="2750266512"
     data-ad-format="auto"
     data-full-width-responsive="true"></ins>
<script>
(adsbygoogle = window.adsbygoogle || []).push({});
</script>
<p style="box-sizing: border-box; font-family: &quot;Open Sans&quot;; line-height: 32px; margin-top: 0px; margin-bottom: 26px; word-wrap: break-word; color: rgb(34, 34, 34);">Simone Gbagbo, qui a été arrêtée en même temps que son mari Laurent Gbagbo en avril 2011, au terme de la crise post-électorale qui a fait près de 3 000 morts, a souhaité que plus jamais la Côte d’Ivoire ne connaisse une telle situation, avant d’appeler au pardon et à la réconciliation. Elle a par ailleurs remercié la ville d’Odienné qui, dit-elle, ne l’a pas rejetée. Simone Gbagbo a également remercié Dieu pour avoir protégé son époux et prié qu’il le protège jusqu’à ce qu’il revienne en Côte d’Ivoire. Laurent Gbgabo est détenu à la Cour pénale internationale (CPI) où se déroule son procès.</p>
<script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js"></script>
<!-- NEWRESP -->
<ins class="adsbygoogle"
     style="display:block"
     data-ad-client="ca-pub-4631665143225320"
     data-ad-slot="2750266512"
     data-ad-format="auto"
     data-full-width-responsive="true"></ins>
<script>
(adsbygoogle = window.adsbygoogle || []).push({});
</script>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.dakarposte.com/Cote-d-Ivoire-Simone-Gbagbo-dit-merci-a-Dieu-et-a-Ouattara_a26961.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Simone Gbagbo brise le silence et remercie Alassane Ouattara pour son amnistie</title>
   <updated>2018-08-26T05:23:00+02:00</updated>
   <id>https://www.dakarposte.com/Simone-Gbagbo-brise-le-silence-et-remercie-Alassane-Ouattara-pour-son-amnistie_a26888.html</id>
   <category term="PRÉSIDENTIELLE 2019" />
   <photo:imgsrc>https://www.dakarposte.com/photo/art/imagette/24893628-26469960.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-08-26T05:20:00+02:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.dakarposte.com/photo/art/default/24893628-26469960.jpg?v=1535261806" alt="Simone Gbagbo brise le silence et remercie Alassane Ouattara pour son amnistie" title="Simone Gbagbo brise le silence et remercie Alassane Ouattara pour son amnistie" />
     </div>
     <div>
      L’ex-première dame ivoirienne, Simone Ehivet Gbagbo, amnistiée le 06 août dernier par le président ivoirien, Alassane Ouattara lui a exprimé samedi sa gratitude, rapporte l’Agence de Presse Africaine.    «Quand l’Éternel agit, il passe par un homme ou il passe par des hommes. C’est pourquoi, vous me permettrez de remercier Alassane Ouattara, Président de la Côte d’Ivoire», a déclaré Mme Gbagbo qui dit « croire fermement que Dieu a incliné le cœur de M. Ouattara pour que nos portes de prisons s’ouvrent et que nous sortions (…) ».    L’épouse de Laurent Gbagbo s’exprimait lors d’une rencontre de «remerciement à Dieu» dans son village natale de Moossou (40 kilomètres au Sud-Est d’Abidjan).    C’est le 06 août dernier, dans une adresse à la nation à la veille du 58è anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire que le président ivoirien Alassane Ouattara a pris une ordonnance pour amnistier environ 800 personnes en détention en lien avec la crise postélectorale ivoirienne de 2010-2011.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.dakarposte.com/Simone-Gbagbo-brise-le-silence-et-remercie-Alassane-Ouattara-pour-son-amnistie_a26888.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Cote d’Ivoire : Pourquoi Alasane Ouattara lache du lest….</title>
   <updated>2018-08-11T06:35:00+02:00</updated>
   <id>https://www.dakarposte.com/Cote-d-Ivoire-Pourquoi-Alasane-Ouattara-lache-du-lest_a26493.html</id>
   <category term="ACTUALITÉ " />
   <photo:imgsrc>https://www.dakarposte.com/photo/art/imagette/24495757-26310317.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-08-11T06:32:00+02:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.dakarposte.com/photo/art/default/24495757-26310317.jpg?v=1533970225" alt="Cote d’Ivoire : Pourquoi Alasane Ouattara lache du lest…." title="Cote d’Ivoire : Pourquoi Alasane Ouattara lache du lest…." />
     </div>
     <div>
      Un magma bouillonnant et mouvant. C’est ce à quoi ressemble aujourd’hui la scène politique ivoirienne, en plein bouleversement après plusieurs années d’atonie. De manière stupéfiante, les rapports de force sont en train de changer, des alliances se désagrègent et d’autres se constituent dans un enchaînement d’événements qui semble s’accélérer. En ligne de mire, l’élection présidentielle de 2020. Et au milieu, le président Alassane Ouattara, 76 ans, et son parti, le Rassemblement des républicains (RDR), de plus en plus seuls.&nbsp; <br />   <br />  Pour la première fois depuis son accession au pouvoir, en mai 2011, le chef d’État, réputé intraitable, s’est résolu à lâcher du lest. Lundi 6 août, veille de la fête de l’indépendance du pays, il a créé la surprise en annonçant qu’il allait amnistier huit cents personnes, dont trois cents en prison, poursuivies ou condamnées pour des faits liés à la crise post-électorale de 2010-2011. La majeure partie de ces détenus étaient jusque-là considérés comme des prisonniers politiques&nbsp; par l’opposition et des organisations de défense des droits de l’homme.&nbsp; <br />  Parmi les bénéficiaires de cette amnistie, Simone Gbagbo, 69 ans, épouse de l’ex-président Laurent Gbagbo. Emprisonnée depuis le 11 avril 2011, condamnée en 2015 à vingt ans de prison pour « atteinte à la sûreté de l’État », elle a été libérée dès mercredi. Elle a été accueillie par une foule en liesse au domicile familial d’Abidjan. Plusieurs autres figures historiques de la gauche ont été libérées dans la foulée, dont l’ex-ministre Assoa Adou, 72 ans, condamné en 2017 à quatre ans de prison.&nbsp; <br />  Tous les acteurs politiques&nbsp; ont salué la décision du président, contrairement à des ONG nationales et internationales : <br />  « Aucune amnistie ne devrait s’appliquer aux crimes de guerre, crimes contre l’humanité et autres graves violations des droits humains commis en Côte d’Ivoire pendant la crise post-électorale de 2010-2011 », ont-elles dit. Mais encore faut-il que la justice ait un jour pris en considération les victimes de ce conflit, qui a fait officiellement trois mille morts. Au lieu de cela, elle a été utilisée depuis 2011 pour des règlements de comptes politiques. Les ONG n’ont pas relevé qu’Alassane Ouattara n’avait pas respecté la Constitution en prenant son ordonnance d’amnistie : il aurait dû au préalable soumettre une loi au Parlement et attendre que ce dernier donne son accord.&nbsp; <br />  Le chef d’État a fait une autre annonce : il a déclaré avoir demandé au gouvernement de réexaminer la composition de la Commission électorale indépendante (CEI), chargée d’organiser et de superviser les élections. Depuis plusieurs années, l’opposition demande que cet organe soit réformé, car il est contrôlé de fait par le pouvoir. En 2016, la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples a elle aussi jugé qu’il n’était ni impartial ni indépendant, et que l’État ivoirien violait, entre autres, la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples. Elle ordonnait à l’État de se mettre en règle, ce que les autorités ont refusé de faire.&nbsp; <br />  Alassane Ouattara n’a pas fait ces quelques concessions délibérément. Il y a été contraint. Les ambassadeurs des pays de l’Union européenne, ses principaux partenaires, ont récemment laissé fuiter un rapport confidentiel dans lequel ils dressent un bilan catastrophique de sa présidence. Ils y évoquent des autorités qui se « montrent hermétiques aux critiques internes ou externes, et semblent désireuses de ne laisser aucun lieu de pouvoir leur échapper », un pouvoir qui est « trop faible politiquement pour accepter le jeu démocratique », la « rhétorique » du RDR qui est « guerrière », une « “classe dirigeante” dont l’enrichissement (...) est parfois spectaculaire ».&nbsp; <br />  Soulignant eux aussi la nécessité de revoir la CEI, ils observent que la société ivoirienne est « de plus en plus agitée par un mécontentement perceptible », y compris au sein de la population, « principalement du nord », qui le soutenait en 2010. Les diplomates affirment que « le nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté a augmenté entre 2011 et 2016 », tout en s’inquiétant de la lenteur des réformes du secteur sécuritaire – l’année 2017 a été marquée par des mutineries à repetition.&nbsp; <br />  Ouattara perd le soutien de son principal allié politique&nbsp; <br />  À lui seul, ce rapport accablant, dont l’Agence France-Presse s’est fait l’écho le 2 août, est un événement et le signe d’un incroyable retournement de situation. Pendant sept ans, jamais les pays membres de l’UE n’ont émis la moindre critique publique sur la gouvernance d’Alassane Ouattara, bien que les maux dénoncés aujourd’hui aient existé dès ses débuts à la présidence – avec, en plus, d’innombrables violations des droits de l’homme.&nbsp; <br />  Cela s’explique : c’est grâce au soutien politique, financier et militaire des États européens, la France en tête, qu’il a pu prendre les rênes de la Côte d’Ivoire. Il avait alors toutes leurs faveurs. En retour, il a facilité leurs affaires dans le pays. Mais, aujourd’hui, le pouvoir de celui qui fut directeur général adjoint du Fonds monétaire international est en train de s’effondrer. À tel point qu’il pourrait y avoir des conséquences sur les investissements étrangers, estiment les ambassadeurs de l’UE, qui écrivent : « L’enjeu est qu’en vue de l’échéance de 2020, les dérives constatées actuellement ne conduisent pas à de nouvelles difficultés majeures, qui seraient aussi dommageables aux citoyens ivoiriens qu’aux intérêts européens. » Ils reprochent aussi aux autorités d’être de plus en plus rétives à leurs demandes de dialogue et donc de ne plus obéir à leurs desiderata.&nbsp; <br />  Alassane Ouattara n’a pas seulement perdu le soutien des Occidentaux et du nord ivoirien. Il est aussi, et c’est lié, lâché par son principal allié politique, l’ex-président Henri Konan Bédié, qui dirige le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA). Lors de la présidentielle de 2010, les deux hommes avaient formé une coalition contre le Front populaire ivoirien (FPI) de Laurent Gbagbo. Henri Konan Bédié, 84 ans, avait appelé à voter au second tour pour Alassane Ouattara. RDR et PDCI-RDA s’étaient ensuite partagé le pouvoir.&nbsp; <br />  Mais depuis quelques mois, leurs relations sont devenues conflictuelles. Le lien semble même rompu depuis que la direction du PDCI-RDA a refusé, en juin, de créer un « parti unifié » avec le RDR. Ce projet était porté par Alassane Ouattara et devait lui profiter, le RDR ayant un poids politique bien moindre que le PDCI-RDA, ancien parti unique fondé par le président Félix Houphouët-Boigny (1960-1993).&nbsp; <br />  Rancunier, Alassane Ouattara a fait sanctionner des cadres du PDCI-RDA : le 1er août, le gouvernement a révoqué le maire de la commune du Plateau, à Abidjan, en violation de la loi. Le PDCI-RDA a répliqué en dénonçant une <br />  « dérive autoritaire ». Longtemps aphone, il est désormais devenu le parti qui s’exprime et critique le plus, lançant même des piques sibyllines au président. Tout en disant espérer que l’amnistie contribuera « à une décrispation de la vie politique », il a ainsi déclaré qu’il remerciait « la communauté internationale et tous les acteurs qui ont œuvré, dans le secret, pour faciliter la prise de cette décision ».&nbsp; <br />  Basculant subrepticement dans l’opposition, le PDCI-RDA se rapproche aussi d’autres partis. Fin juin, Henri Konan Bédié a rencontré des membres d’un mouvement fondé par Charles Blé Goudé, l’ancien ministre de la jeunesse de Laurent Gbagbo. Un responsable du PDCI-RDA, Jean-Louis Billon, ministre du commerce de 2012 à 2015, a quant à lui rendu visite, fin juillet, à Laurent Gbagbo, 73 ans, et à Charles Blé Goudé à la prison de la Cour pénale internationale, aux Pays-Bas, où les deux hommes sont jugés pour crimes contre l’humanité.&nbsp; <br />  Le PDCI-RDA sait que Laurent Gbagbo, qui jouit toujours d’une grande popularité, pourrait retrouver la liberté d’ici à quelques mois, à l’issue de l’examen de sa demande de non-lieu&nbsp; déposée fin juillet. En cas de libération de l’ex-président, son parti, le FPI, très affaibli par les années de présidence Ouattara, retrouvera de la vigueur, tout comme le reste de l’opposition qui a longtemps vécu dans un climat de peur. Le pouvoir aura du mal à survivre politiquement.&nbsp; <br />  En attendant, Alassane Ouattara n’a pas perdu totalement la main. Rien ne dit qu’il laissera la révision de la CEI aboutir aux réformes demandées par l’opposition. Il reste aussi en partie maître du temps : après avoir alternativement évoqué l’idée d’un troisième mandat et la volonté qu’il aurait de passer le flambeau à une nouvelle génération, il n’a toujours pas dit clairement s’il comptait bien quitter le pouvoir en 2020, à la fin de son second et dernier mandat, comme le prévoit la Constitution. En entretenant ainsi le doute, il demeure au centre du jeu politique.&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.dakarposte.com/Cote-d-Ivoire-Pourquoi-Alasane-Ouattara-lache-du-lest_a26493.html" />
  </entry>
</feed>
