Huit ans après les tragiques événements qui ont coûté la vie à l'étudiant Mouhamadou Fallou Sène au sein de l’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis, l’épilogue judiciaire se précise. Le procès s’est enfin tenu ce vendredi 30 octobre 2026 devant le tribunal militaire de Dakar. À l'issue de débats d'une rare intensité, le capitaine Serigne Moustapha Sané a formellement avoué à la barre être l'auteur du tir mortel, poussant le parquet militaire à requérir contre lui une peine d'un an de prison ferme.
Le drame s'était noué le 15 mai 2018 lors d'une violente confrontation entre les forces de l'ordre et des étudiants réclamant le paiement de leurs allocations d'études. Appelé à la barre, le capitaine Sané — sous-lieutenant au moment des faits — a argué de l'état de nécessité et du respect des ordres pour légitimer son geste. Il a expliqué avoir fait usage de son arme de dotation dans le but exclusif de dégager son supérieur hiérarchique, alors pris à partie et mis en péril par une foule hostile. Pour appuyer cette thèse du maintien de l'ordre sous haute tension, la défense a produit plus de 25 certificats médicaux attestant des blessures subies par les gendarmes ce jour-là.
Cette ligne de défense a été vigoureusement contestée par les avocats des parties civiles, Mes Assane Dioma Ndiaye et Amadou Diallo. Les conseils ont soulevé l'illégalité de la réquisition d'intervention, estimant que le recteur de l'UGB n'était pas l'autorité habilitée par la loi pour requérir la force publique. Ils ont également fustigé l'utilisation disproportionnée d'une arme de guerre en milieu universitaire et l'absence totale de sanctions disciplinaires à l'encontre de l'officier durant les huit années d'instruction.
Au titre des réparations financières, une somme globale de 250 millions de francs CFA a été réclamée par les parties civiles, engageant directement la responsabilité civile de l'État du Sénégal. Dans le détail, Me Assane Dioma Ndiaye a sollicité 200 millions de francs CFA pour la famille éplorée de Fallou Sène, tandis que Me Amadou Diallo a réclamé 50 millions de francs CFA pour le compte de la Coordination des étudiants de Saint-Louis (CESL). Le ministère public, estimant les faits constitutifs de coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, a demandé au tribunal de sanctionner la gravité de l'acte par une peine ferme. Le président du tribunal militaire a clos les débats et fixé le délibéré au 27 novembre prochain.
Le drame s'était noué le 15 mai 2018 lors d'une violente confrontation entre les forces de l'ordre et des étudiants réclamant le paiement de leurs allocations d'études. Appelé à la barre, le capitaine Sané — sous-lieutenant au moment des faits — a argué de l'état de nécessité et du respect des ordres pour légitimer son geste. Il a expliqué avoir fait usage de son arme de dotation dans le but exclusif de dégager son supérieur hiérarchique, alors pris à partie et mis en péril par une foule hostile. Pour appuyer cette thèse du maintien de l'ordre sous haute tension, la défense a produit plus de 25 certificats médicaux attestant des blessures subies par les gendarmes ce jour-là.
Cette ligne de défense a été vigoureusement contestée par les avocats des parties civiles, Mes Assane Dioma Ndiaye et Amadou Diallo. Les conseils ont soulevé l'illégalité de la réquisition d'intervention, estimant que le recteur de l'UGB n'était pas l'autorité habilitée par la loi pour requérir la force publique. Ils ont également fustigé l'utilisation disproportionnée d'une arme de guerre en milieu universitaire et l'absence totale de sanctions disciplinaires à l'encontre de l'officier durant les huit années d'instruction.
Au titre des réparations financières, une somme globale de 250 millions de francs CFA a été réclamée par les parties civiles, engageant directement la responsabilité civile de l'État du Sénégal. Dans le détail, Me Assane Dioma Ndiaye a sollicité 200 millions de francs CFA pour la famille éplorée de Fallou Sène, tandis que Me Amadou Diallo a réclamé 50 millions de francs CFA pour le compte de la Coordination des étudiants de Saint-Louis (CESL). Le ministère public, estimant les faits constitutifs de coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, a demandé au tribunal de sanctionner la gravité de l'acte par une peine ferme. Le président du tribunal militaire a clos les débats et fixé le délibéré au 27 novembre prochain.


AFFAIRE FALLOU SÈNE : UN AN DE PRISON FERME REQUIS CONTRE LE CAPITAINE SANÉ, LE VERDICT FIXÉ AU 27 NOVEMBRE
