Le huis clos des bureaux de la Division spéciale de cybersécurité (DSC) a vibré, ce vendredi, sous l'effet de révélations d'une impitoyable précision technologique. Comme annoncé, la dame Rokhaya Fall, alias « Rox », a été extraite de sa cellule de détention pour être soumise à une confrontation frontale avec la promotrice cosmétique Mame Diarra Thiam, dite « Diodio Glow Skin », maintenue sous les verrous depuis jeudi.
Au cœur de ce face-à-face électrique, orchestré sous l'œil vigilant des enquêteurs et en présence de leurs conseils respectifs, Mes Alioune Badara Fall et Taha Cissé, les techniciens du droit ont abattu leur maîtresse-carte : la transcription brute et accablante d’échanges audio interceptés par les limiers du Net.
Selon Libération, ans le jargon imagé de la complosphère en langue nationale, les injonctions ne souffrent d'aucune ambiguïté : « Rox, comment vas-tu ? Tu es en paix ? J'ai entendu tes explications. Maintenant, dis à Diodio qu'elle fasse un transfert de 500 [mille]. Qu'elle te l'envoie, puis tu me le transmettras ; je vais lancer un direct (live) pour qu'elle vienne me regarder l'insulter... Qu'elle envoie le Wave à l'instant, je vais embraser le pays immédiatement et piler du piment sur eux ».
Confrontée à cette réalité technologique, Mame Diarra Thiam a choisi de se retrancher derrière sa déclaration liminaire. L'administratrice de société a farouchement nié toute entreprise de démolition sociale, affirmant que « Rox » avait pris l'initiative exclusive et spontanée de défendre son enseigne et ses collaborateurs face aux vagues de lynchage dont elle s'estimait victime sur la toile.
Tout en martelant n'avoir jamais déboursé la somme de 500 000 francs CFA pour commanditer un direct d’injures sur TikTok, l'influenceuse a tenté de draper ses flux financiers sous le voile de la charité chrétienne ou musulmane : prompte à soulager les nécessiteux, il lui paraissait tout à fait naturel de faire preuve de libéralité envers une connaissance nommée Rokhaya Fall.
En aucun cas, selon sa ligne de défense, il n'aurait été question d'instruire quiconque d'abreuver d'injures de respectables citoyens.
Dans une parfaite symétrie de discours qui interroge les enquêteurs, Rokhaya Fall a elle aussi revendiqué la paternité exclusive de ce bouclier virtuel, justifié selon elle par la légendaire générosité et l'altruisme social de la commerçante.
Tentant d'édulcorer la portée criminelle des notes vocales qui l'accablent, « Rox » a soutenu qu'au plus fort de la tempête médiatique liée au vol des produits de la marque, un tiktokeur opportuniste l'aurait approchée, monnayant une contre-offensive numérique pour la somme de 500 000 francs CFA. C'est ce marchandage tiers qui expliquerait, à l'en croire, la teneur des audios.
Cette stratégie du parapluie n'a toutefois pas abusé le parquet. À l'issue de cette confrontation de haute tension, la situation pénale de Rokhaya Fall s'est lourdement aggravée : elle a été formellement placée en garde à vue pour association de malfaiteurs, discours contraires aux bonnes mœurs, ainsi que pour complicité de discours contraires aux bonnes mœurs et d’injures publiques commises par le biais d’un système informatique.
Alors que l'enquête se poursuit à un rythme effréné, la justice s'attache désormais à identifier l'insaisissable tiktokeur qui s'apprêtait à « piler du piment » sur commande.
Au cœur de ce face-à-face électrique, orchestré sous l'œil vigilant des enquêteurs et en présence de leurs conseils respectifs, Mes Alioune Badara Fall et Taha Cissé, les techniciens du droit ont abattu leur maîtresse-carte : la transcription brute et accablante d’échanges audio interceptés par les limiers du Net.
Selon Libération, ans le jargon imagé de la complosphère en langue nationale, les injonctions ne souffrent d'aucune ambiguïté : « Rox, comment vas-tu ? Tu es en paix ? J'ai entendu tes explications. Maintenant, dis à Diodio qu'elle fasse un transfert de 500 [mille]. Qu'elle te l'envoie, puis tu me le transmettras ; je vais lancer un direct (live) pour qu'elle vienne me regarder l'insulter... Qu'elle envoie le Wave à l'instant, je vais embraser le pays immédiatement et piler du piment sur eux ».
Confrontée à cette réalité technologique, Mame Diarra Thiam a choisi de se retrancher derrière sa déclaration liminaire. L'administratrice de société a farouchement nié toute entreprise de démolition sociale, affirmant que « Rox » avait pris l'initiative exclusive et spontanée de défendre son enseigne et ses collaborateurs face aux vagues de lynchage dont elle s'estimait victime sur la toile.
Tout en martelant n'avoir jamais déboursé la somme de 500 000 francs CFA pour commanditer un direct d’injures sur TikTok, l'influenceuse a tenté de draper ses flux financiers sous le voile de la charité chrétienne ou musulmane : prompte à soulager les nécessiteux, il lui paraissait tout à fait naturel de faire preuve de libéralité envers une connaissance nommée Rokhaya Fall.
En aucun cas, selon sa ligne de défense, il n'aurait été question d'instruire quiconque d'abreuver d'injures de respectables citoyens.
Dans une parfaite symétrie de discours qui interroge les enquêteurs, Rokhaya Fall a elle aussi revendiqué la paternité exclusive de ce bouclier virtuel, justifié selon elle par la légendaire générosité et l'altruisme social de la commerçante.
Tentant d'édulcorer la portée criminelle des notes vocales qui l'accablent, « Rox » a soutenu qu'au plus fort de la tempête médiatique liée au vol des produits de la marque, un tiktokeur opportuniste l'aurait approchée, monnayant une contre-offensive numérique pour la somme de 500 000 francs CFA. C'est ce marchandage tiers qui expliquerait, à l'en croire, la teneur des audios.
Cette stratégie du parapluie n'a toutefois pas abusé le parquet. À l'issue de cette confrontation de haute tension, la situation pénale de Rokhaya Fall s'est lourdement aggravée : elle a été formellement placée en garde à vue pour association de malfaiteurs, discours contraires aux bonnes mœurs, ainsi que pour complicité de discours contraires aux bonnes mœurs et d’injures publiques commises par le biais d’un système informatique.
Alors que l'enquête se poursuit à un rythme effréné, la justice s'attache désormais à identifier l'insaisissable tiktokeur qui s'apprêtait à « piler du piment » sur commande.


Affaire Diodio Glow Skin : les audios à 500 000 FCFA font basculer Rox en garde à vue.

