Dakarposte.com - Le site des scoops

Dakarposte.com
 





Affaire Nourah Ba : interpellée par la DSC, l’influenceuse face à de lourdes accusations et à une enquête aux multiples ramifications

Rédigé par Dakarposte le Lundi 12 Octobre 2026 à 09:15 modifié le Lundi 12 Octobre 2026 - 13:51

Affaire Nourah Ba : interpellée par la DSC, l’influenceuse face à de lourdes accusations et à une enquête aux multiples ramifications
L’outrage a désormais un nom, et la justice, un calendrier. Interpellée par la Division spéciale de cybersécurité (DSC), la nommée Mariama Ba, alias Nourah Ba, feint aujourd’hui la repentance après avoir déversé sur l'agora numérique le venin de la discorde.

Ses justifications tardives, nées de la panique de la garde à vue, se heurtent à la rigueur d’une procédure pénale désormais irréversible. Que la prévenue ne s'y trompe pas : en droit sénégalais, le pardon n'est pas un fait justificatif, et ses excuses n'éteindront nullement l’action publique, dont le parquet détient le monopole de l'exercice.

La ligne de défense de l’influenceuse, arguant que son expression « Sen président » visait un député et non le premier magistrat de la nation, relève d'une candeur feinte qui ne saurait résister à l'analyse des textes.

En ciblant la clé de voûte des institutions, ses propos tombent sous le coup de l’article 80 du Code pénal sénégalais, lequel réprime sévèrement les manœuvres et actes de nature à compromettre la sécurité publique ou à causer des troubles politiques graves.

Plus encore, les diatribes visant nos guides spirituels et l’ensemble des citoyens caractérisent de manière flagrante le délit d'injure publique commise envers un groupe de personnes en raison de leur origine ou de leur appartenance religieuse, une dérive fermement condamnée par l’article 258 et suivants du Code pénal.

En matière de cybercriminalité, la tentative d'exculpation par le prétendu usage frauduleux de l'intelligence artificielle apparaît comme un artifice technique bien dérisoire face à l'arsenal de la loi n° 2008-11 sur la cybercriminalité. Les éléments matériels et l'intention coupable étant manifestes, tous les ingrédients juridiques concourent inéluctablement à son déferrement imminent, prélude quasi certain à un placement sous mandat de dépôt par le juge d'instruction.

Le crépuscule judiciaire de Nourah Ba pourrait cependant s'assombrir de qualifications criminelles bien plus lourdes. L'enquête ordonnée auprès de la mairie de Nguidilé et de la Direction de l’automatisation du fichier (DAF) recèle le germe d'une aggravation fatale de sa situation.
Si l'authenticité de sa carte d'identité ou de son passeport venait à être démentie par les faits, l'infraction de faux et usage de faux dans un document administratif ou en écritures publiques, régie par les articles 132 et suivants du Code pénal, viendrait s'ajouter au dossier.

Un tel concours d'infractions ne ferait pas seulement corser la note ; il ancrerait définitivement son action dans le champ de la délinquance d'État, exposant la mise en cause à des peines afflictives et infamantes d'une extrême sévérité.

La justice ne cherche pas l'exemple, elle applique la loi ; et ici, la loi s'apprête à frapper avec toute la solennité qui lui est due.
Mamadou Ndiaye

ACTUALITÉ | Le Billet du Jour | LES GENS... LES GENS... LES GENS... | Religion & Ramadan 2020 | Boy Town | Géo Consulting Services | REACTIONS | ÉCHOS DE LA PRÉSIDENTIELLE | Les Premières Tendances | International | PEOPLE & BUZZ | PHOTO | ENQUÊTES & REVELATIONS | CONTRIBUTIONS | COMMUNIQUE | VIDÉOS | Revue de presse | INTERVIEW | NÉCROLOGIE | Analyse | Insolite | Bien être | QUI SOMMES NOUS ? | PUB | Lu Ailleurs | PRÉSIDENTIELLE 2019 | Le billet de "Konetou"




Inscription à la newsletter






Vidéos & images