Le climat social au sein de la cimenterie des Ciments du Sahel, établie à Kirène près de Diass, s’est mué en un théâtre d’inquiétantes turbulences. Dans la nuit du jeudi 8 octobre 2026, aux environs de vingt-deux heures, l’escalade a franchi un nouveau seuil avec l’interpellation nocturne de plusieurs travailleurs par les forces de la gendarmerie locale. Bien que ces derniers aient été relâchés peu après, cet épisode ravive les stigmates douloureux des affrontements de l'automne 2011, illustrant la résurgence d’un conflit que le temps n'a pas su apaiser.
Ce regain de tension, loin d’être un épiphénomène, est le corollaire d’un long processus de frustrations accumulées par le personnel. En août 2025, la tenue d’élections professionnelles inédites avait pourtant permis l'avènement légitime du Syndicat des travailleurs des industries du Sénégal (SYNTIS), ouvrant la voie à l'espoir d'un dialogue social structuré.
Face à l'inertie de la gouvernance d'entreprise, les représentants syndicaux se sont résolus à brandir l'arme du préavis de grève. Leurs doléances, portées en vain devant l'Inspection régionale du travail et de la sécurité sociale de Thiès, touchent aux fondements mêmes de la dignité humaine : l'établissement d'un cadre de concertation sincère, la régularisation indispensable des travailleurs journaliers, ainsi que l'octroi d'indemnités de logement et de primes face aux risques inhérents à leur labeur.
Il est profondément déplorable de constater que le refus obstiné de négocier opposé par la Direction générale ait acculé les salariés à suspendre la production.
Cette stratégie du pourrissement, ponctuée d'interventions policières nocturnes, tend à criminaliser des revendications purement sociales et légitimes. Comme le rappellent avec noblesse les délégués, le combat mené ne vise pas la destruction de l'outil industriel, mais sa pérennité à travers la valorisation de ses forces vives.
Un tel outil de production ne saurait se contenter d'alimenter les marchés nationaux en ciment sans assurer, en retour, une subsistance décente aux familles de ceux qui le bâtissent au quotidien.
Devant l’imminence d’un blocage total et illimité de ce site industriel névralgique, l’intervention des plus hautes autorités de l’État s’avère désormais impérieuse. Il incombe au pouvoir public d’assumer son rôle de régulateur en contraignant la direction des Ciments du Sahel à s'asseoir à la table des négociations.
Seule une médiation étatique ferme permettra de substituer la force du droit au droit de la force, afin de garantir à la fois la paix sociale dans la région de Thiès et la protection due à la dignité du monde ouvrier sénégalais.
Ce regain de tension, loin d’être un épiphénomène, est le corollaire d’un long processus de frustrations accumulées par le personnel. En août 2025, la tenue d’élections professionnelles inédites avait pourtant permis l'avènement légitime du Syndicat des travailleurs des industries du Sénégal (SYNTIS), ouvrant la voie à l'espoir d'un dialogue social structuré.
Face à l'inertie de la gouvernance d'entreprise, les représentants syndicaux se sont résolus à brandir l'arme du préavis de grève. Leurs doléances, portées en vain devant l'Inspection régionale du travail et de la sécurité sociale de Thiès, touchent aux fondements mêmes de la dignité humaine : l'établissement d'un cadre de concertation sincère, la régularisation indispensable des travailleurs journaliers, ainsi que l'octroi d'indemnités de logement et de primes face aux risques inhérents à leur labeur.
Il est profondément déplorable de constater que le refus obstiné de négocier opposé par la Direction générale ait acculé les salariés à suspendre la production.
Cette stratégie du pourrissement, ponctuée d'interventions policières nocturnes, tend à criminaliser des revendications purement sociales et légitimes. Comme le rappellent avec noblesse les délégués, le combat mené ne vise pas la destruction de l'outil industriel, mais sa pérennité à travers la valorisation de ses forces vives.
Un tel outil de production ne saurait se contenter d'alimenter les marchés nationaux en ciment sans assurer, en retour, une subsistance décente aux familles de ceux qui le bâtissent au quotidien.
Devant l’imminence d’un blocage total et illimité de ce site industriel névralgique, l’intervention des plus hautes autorités de l’État s’avère désormais impérieuse. Il incombe au pouvoir public d’assumer son rôle de régulateur en contraignant la direction des Ciments du Sahel à s'asseoir à la table des négociations.
Seule une médiation étatique ferme permettra de substituer la force du droit au droit de la force, afin de garantir à la fois la paix sociale dans la région de Thiès et la protection due à la dignité du monde ouvrier sénégalais.


Ciments du Sahel : arrestations nocturnes, bras de fer syndical et menace d’une grève illimitée à Kirène

