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DRAME DE MŒURS À KEUR MASSAR : Le terrible huis clos d’un ouvrier sadique déféré pour viol avec barbarie sur deux sœurs utérines

Rédigé par Dakarposte le Lundi 5 Octobre 2026 à 18:47 modifié le Mardi 6 Octobre 2026 - 00:49

DRAME DE MŒURS À KEUR MASSAR : Le terrible huis clos d’un ouvrier sadique déféré pour viol avec barbarie sur deux sœurs utérines
La chronique judiciaire de la banlieue dakaroise s’enrichit d'une affaire d'une noirceur absolue. Ce lundi, les hommes de la brigade territoriale de la gendarmerie de Keur Massar ont scellé le sort du nommé M. A. Niang.

Cet ouvrier célibataire de 25 ans a été formellement déféré devant le procureur Saliou Dicko, chef du parquet près le Tribunal de Grande Instance de Pikine-Guédiawaye. Le catalogue d'infractions retenu à son encontre donne le tournis et dénote une perversité rare : viol commis avec actes de barbarie et tortures, chantage, séquestration, et collecte illicite de données à caractère personnel.

Au cœur de ce dossier tentaculaire, le calvaire de deux sœurs utérines, prises au piège par le même prédateur.
À l'origine de ce vaudeville tragique, la dame M. A. Sall, une couturière âgée de 27 ans. Installée initialement dans son domicile conjugal à Keur Massar, elle y avait fait venir sa jeune sœur utérine, F. Ba, également couturière, pour l'épauler dans ses charges domestiques.

Mais l'ombre de l'infidélité n'a pas tardé à planer sur le foyer. Soupçonnant une idylle adultérine entre son épouse et l’ouvrier M. A. Niang, le maître des lieux prit la décision radicale de répudier la dame. Libre de ses choix, Mme Sall décida alors de s'installer en concubinage avec son amant dans un nouvel appartement de la même commune, emménageant avec sa cadette. C’est à cette période que le mis en cause, animé par une jalousie rampante et un dessein de contrôle, orchestra l'espionnage technologique de sa compagne en clonant discrètement son compte WhatsApp via un code QR.

L'illusion du bonheur domestique vola en éclats le jour où M. A. Niang intercepta une conversation jugée suspecte entre sa concubine et un tiers. Ivre de rage et résolu à infliger un châtiment corporel et moral à sa compagne pour cette supposée infidélité, l'ouvrier bascula dans la monstruosité.

Selon les éléments de l’enquête préliminaire, le suspect a exigé de sa victime des relations sexuelles par voie anale, prétextant vouloir lui infliger une punition d’ordre intime. Face au refus catégorique et légitime de la dame, le domicile se mua en chambre des tortures.

M. A. Sall fut méthodiquement bâillonnée, ligotée et sauvagement fustigée à l'aide d'un câble de chargeur de téléphone cellulaire, avant de subir l'odieuse épreuve de la sodomie. Non content d'avoir assouvi ses pulsions sadiques, le bourreau immortalisa la déchéance physique de sa victime en la filmant intégralement nue avec son propre téléphone.

Ressortie meurtrie de ce huis clos de l'horreur, la victime a trouvé le courage de porter plainte auprès des pandores de Keur Massar, appuyée par un certificat médical accablant actant une Incapacité Temporaire de Travail (ITT) de 15 jours.

Les constatations du gynécologue requis par les enquêteurs sont sans appel : le rapport médico-légal confirme des lésions traumatiques majeures au niveau de la sphère postérieure de la plaignante, matérialisant la violence du crime sexuel.

Cependant, le déballage des secrets d'alcôve ne s'arrêta pas là. Les investigations approfondies de la gendarmerie mirent en lumière une seconde tragédie : l'ouvrier entretenait parallèlement une liaison clandestine avec F. Ba, la jeune sœur de sa concubine.

Usant du matériel pornographique capturé lors de l'agression de l'aînée, M. A. Niang exerçait un odieux chantage sur la cadette pour la contraindre à céder à ses avances en l'absence de sa sœur. C'est dans les locaux de la gendarmerie, stupéfaite, que l'aînée découvrira la double trahison et l'extension du calvaire familial. Mlle Ba, initialement entendue comme simple témoin, a immédiatement basculé vers le statut de plaignante.

Face à la pesanteur des preuves, l’ouvrier Niang a capitulé lors de son audition sur procès-verbal, confessant ses crimes avec un détachement glaçant : « J'ai l'habitude d'avoir des rapports sexuels par voie anale avec M. A. Sall. Cette fois-ci, elle n'a pas accepté. Je voulais la punir ».

Quant à la cadette, il déclarera sans ciller la considérer purement et simplement comme sa seconde épouse.
Au terme de sa garde à vue, le suspect a été conduit sous bonne escorte au Tribunal de Grande Instance de Pikine-Guédiawaye où il séjourne actuellement dans les geôles de la cave.

Face à la gravité criminelle des faits et à la multiplicité des qualifications, le procureur Saliou Dicko s'apprête, selon toute vraisemblance, à requérir l'ouverture d'une information judiciaire avec le placement sous mandat de dépôt de ce tortionnaire de la banlieue.

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