Neuf années après avoir quitté les rangs de l’armée gambienne, Sanna Manjang comparaît désormais devant une juridiction militaire. Dakarposte a appris de ses radars fureteurs que les audiences de son procès en cour martiale ont débuté lundi 21 septembre 2026, à Fajara Barracks, dans le cadre d’une procédure distincte des poursuites pénales dont il fait parallèlement l’objet devant la Haute Cour de Banjul.
Ancien officier de l’armée gambienne et présenté comme un ex-membre de l’unité communément désignée sous le nom de « Junglers », Manjang est poursuivi pour désertion.
Selon l’accusation, il aurait quitté son poste au sein du State Guards Battalion le 21 janvier 2017 et serait demeuré absent pendant une période continue d’environ neuf ans, avec l’intention de déserter. Les poursuites sont engagées sur le fondement de l’article 53(1)(a) du Gambia Armed Forces Act.
L’ouverture de cette procédure intervient après l’arrestation de Manjang au Sénégal, en novembre 2025, dans la région de Casamance, avant son transfert vers la Gambie. Son parcours judiciaire ne se limite toutefois pas à cette affaire militaire.
L’ancien officier est également poursuivi devant la Haute Cour de Banjul dans une procédure portant désormais sur deux chefs d’accusation d’agression ayant occasionné des blessures corporelles.
Cette seconde affaire a connu un important rebondissement en juillet dernier. Initialement poursuivi pour des faits plus graves, notamment des accusations de meurtre, Sanna Manjang a finalement vu ces chefs remplacés par deux accusations d’agression.
La modification de l’acte d’accusation a été autorisée par la juge Sidi K. Jobarteh, après plusieurs débats entre le parquet et la défense. Manjang a plaidé non coupable des deux nouvelles accusations.
Les faits allégués dans cette procédure concernent Tamsir Jasseh et l’officier militaire Yaya M.S. Darboe.
Selon l’acte d’accusation rapporté par la presse gambienne, les deux hommes auraient été agressés en 2006 dans les locaux de l’ancienne National Intelligence Agency à Banjul.
Les accusations font notamment état de violences physiques et, s’agissant de Yaya M.S. Darboe, de méthodes de torture particulièrement brutales. Ces allégations sont contestées dans le cadre de la procédure et ne constituent pas, à ce stade, des faits judiciairement établis.
L'affaire s'inscrit dans le contexte plus large des procédures engagées en Gambie à la suite des violations des droits humains imputées à l'ancien régime de Yahya Jammeh. Les « Junglers », unité paramilitaire associée à cette période, ont été cités dans plusieurs témoignages et dossiers relatifs à des violences graves.
Le gouvernement gambien a inscrit, dans son plan de mise en œuvre des recommandations de la Commission vérité, réconciliation et réparations, la poursuite de plusieurs personnes soupçonnées d’avoir participé à ces crimes, parmi lesquelles figure Sanna Manjang.
La cour martiale appelée à examiner l’accusation de désertion est présidée par un collège d’officiers supérieurs, sous la direction du colonel Ousman Bah.
Le ministère public est représenté dans cette procédure par les services compétents des poursuites militaires, tandis que l’accusé a bénéficié d’une assistance juridique et a demandé à pouvoir être représenté par l’avocat de son choix.
Ainsi, près d’une décennie après son départ des rangs de l’armée, Sanna Manjang se retrouve au centre de deux procédures judiciaires distinctes : l’une devant la justice militaire, pour les circonstances de son absence prolongée, l’autre devant la Haute Cour, autour d’accusations d’agression liées à des événements remontant à l’ère Jammeh.
La justice gambienne est désormais appelée à examiner ces dossiers selon leurs cadres juridiques respectifs, tandis que la défense de l’ancien officier poursuit sa contestation des accusations portées contre lui.
Ancien officier de l’armée gambienne et présenté comme un ex-membre de l’unité communément désignée sous le nom de « Junglers », Manjang est poursuivi pour désertion.
Selon l’accusation, il aurait quitté son poste au sein du State Guards Battalion le 21 janvier 2017 et serait demeuré absent pendant une période continue d’environ neuf ans, avec l’intention de déserter. Les poursuites sont engagées sur le fondement de l’article 53(1)(a) du Gambia Armed Forces Act.
L’ouverture de cette procédure intervient après l’arrestation de Manjang au Sénégal, en novembre 2025, dans la région de Casamance, avant son transfert vers la Gambie. Son parcours judiciaire ne se limite toutefois pas à cette affaire militaire.
L’ancien officier est également poursuivi devant la Haute Cour de Banjul dans une procédure portant désormais sur deux chefs d’accusation d’agression ayant occasionné des blessures corporelles.
Cette seconde affaire a connu un important rebondissement en juillet dernier. Initialement poursuivi pour des faits plus graves, notamment des accusations de meurtre, Sanna Manjang a finalement vu ces chefs remplacés par deux accusations d’agression.
La modification de l’acte d’accusation a été autorisée par la juge Sidi K. Jobarteh, après plusieurs débats entre le parquet et la défense. Manjang a plaidé non coupable des deux nouvelles accusations.
Les faits allégués dans cette procédure concernent Tamsir Jasseh et l’officier militaire Yaya M.S. Darboe.
Selon l’acte d’accusation rapporté par la presse gambienne, les deux hommes auraient été agressés en 2006 dans les locaux de l’ancienne National Intelligence Agency à Banjul.
Les accusations font notamment état de violences physiques et, s’agissant de Yaya M.S. Darboe, de méthodes de torture particulièrement brutales. Ces allégations sont contestées dans le cadre de la procédure et ne constituent pas, à ce stade, des faits judiciairement établis.
L'affaire s'inscrit dans le contexte plus large des procédures engagées en Gambie à la suite des violations des droits humains imputées à l'ancien régime de Yahya Jammeh. Les « Junglers », unité paramilitaire associée à cette période, ont été cités dans plusieurs témoignages et dossiers relatifs à des violences graves.
Le gouvernement gambien a inscrit, dans son plan de mise en œuvre des recommandations de la Commission vérité, réconciliation et réparations, la poursuite de plusieurs personnes soupçonnées d’avoir participé à ces crimes, parmi lesquelles figure Sanna Manjang.
La cour martiale appelée à examiner l’accusation de désertion est présidée par un collège d’officiers supérieurs, sous la direction du colonel Ousman Bah.
Le ministère public est représenté dans cette procédure par les services compétents des poursuites militaires, tandis que l’accusé a bénéficié d’une assistance juridique et a demandé à pouvoir être représenté par l’avocat de son choix.
Ainsi, près d’une décennie après son départ des rangs de l’armée, Sanna Manjang se retrouve au centre de deux procédures judiciaires distinctes : l’une devant la justice militaire, pour les circonstances de son absence prolongée, l’autre devant la Haute Cour, autour d’accusations d’agression liées à des événements remontant à l’ère Jammeh.
La justice gambienne est désormais appelée à examiner ces dossiers selon leurs cadres juridiques respectifs, tandis que la défense de l’ancien officier poursuit sa contestation des accusations portées contre lui.


Gambie : neuf ans après sa disparition des rangs, Sanna Manjang face à la justice militaire
