Il est des victoires qui dépassent la simple arithmétique d’un classement. Des victoires qui, par leur portée symbolique, viennent rappeler qu’un talent, lorsqu’il est patiemment cultivé, finit toujours par trouver son heure. Celle de Kikanela, représentant de l’écurie Lambafar, dans l’édition 2026 du Grand Prix du Chef de l’État, appartient incontestablement à cette catégorie.
Au terme d’une épreuve qui aura tenu en haleine les passionnés du turf, Kikanela s’est imposé avec autorité, consacrant le savoir-faire d’une écurie dont les performances répétées témoignent d’un travail empreint de rigueur, de passion et de persévérance.
Cette édition aura certes connu son lot de péripéties et un report qui avait nourri impatience et interrogations au sein de la famille hippique.
Mais, le rendez-vous finalement organisé à Thiès est venu rappeler une évidence : les courses hippiques occupent une place singulière dans le cœur des Sénégalais.
Et cette victoire de Lambafar nous offre surtout l’occasion de poser une question qui ne devrait plus être différée : Quand le Sénégal offrira-t-il enfin à son sport hippique l’hippodrome qu’exige son histoire ?
Une discipline sans véritable écrin
La question peut sembler provocatrice. Elle est pourtant d’une simplicité désarmante. En 2026, le football possède ses stades, le basket-ball ses salles et ses complexes, la lutte ses enceintes, tandis que de nombreuses autres disciplines sportives disposent d’infrastructures adaptées à leur pratique.
Pourquoi le cheval, qui mobilise pourtant des milliers de passionnés, des éleveurs, des propriétaires, des entraîneurs, des jockeys, des vétérinaires, des artisans et tout un écosystème économique, ne bénéficierait-il pas, lui aussi, d’un véritable sanctuaire sportif ?
Dans plusieurs grandes capitales européennes et dans certains pays de la sous-région, l’hippodrome constitue une infrastructure sportive à part entière : pistes homologuées, tribunes, espaces d’entraînement, installations vétérinaires, boxes, espaces réservés aux professionnels et accueil du public.
Le Sénégal ne devrait-il pas pouvoir prétendre à la même ambition ?
Il ne s’agit plus d’un luxe. Il s’agit d’une nécessité pour structurer et professionnaliser durablement la filière.
Le cheval, une mémoire vivante du Sénégal
Car le cheval n’est pas arrivé hier dans notre imaginaire collectif. Bien avant l’Indépendance, il occupait une place éminente dans la société sénégalaise. Il accompagnait les rois, les guerriers, les dignitaires et les voyageurs. Il était un instrument de prestige, de déplacement, de guerre et de pouvoir.
Les noms de Lat Dior Diop et Alboury Ndiaye demeurent, à cet égard, intimement associés à cette culture équestre et à l’histoire de la résistance sénégalaise à la pénétration coloniale.
Le cheval appartient également à la mémoire culturelle et sociale de notre pays. Les grandes figures spirituelles, parmi lesquelles Cheikh Ahmadou Bamba et El Hadji Malick Sy, ont évolué dans une société où la monture occupait une place importante dans la vie quotidienne et les déplacements.
De nos royaumes historiques aux réalités contemporaines, le cheval a traversé les siècles sans jamais véritablement quitter l’imaginaire sénégalais. Les courses hippiques en sont aujourd’hui l’une des expressions les plus populaires.
Écurie Lambafar, Kikane et une victoire qui appelle les félicitations
Dakarposte tient, dans ce contexte, à adresser ses chaleureuses félicitations à toute la famille Bao, gardienne d’une longue tradition de passion pour le cheval et héritière de la mémoire du regretté Pa Bao (Elhaj Ibrahima).
Une mention particulière revient à Oumar Bao Junior, Dame Bao, Joe Bao, Mame Thierno, Linece Mme Sagna ainsi qu’à l’ensemble des membres de l’écurie Lambafar, sans exception. Cette victoire est aussi la leur.
Elle est celle d’une famille, d’une écurie et de tous ceux qui, dans l’ombre, contribuent à préparer les chevaux, à les soigner, à les entraîner et à les conduire jusqu’au jour où la piste décide de consacrer les meilleurs.
Mais impossible de passer sous silence la prestation du jockey Fallou Diop.
Il nous revient qu'avec maîtrise, sang-froid et une remarquable science de la course, il a su conduire Kikane vers le sacre et surclasser ses concurrents.
Dans une discipline où quelques foulées peuvent séparer la gloire de la déception, Fallou Diop a signé une prestation qui mérite d’être saluée à sa juste mesure.
À Kikane, à Fallou Diop, à Lambafar et à toute la famille Bao : Dakarposte adresse ses plus vives félicitations!
Au terme d’une épreuve qui aura tenu en haleine les passionnés du turf, Kikanela s’est imposé avec autorité, consacrant le savoir-faire d’une écurie dont les performances répétées témoignent d’un travail empreint de rigueur, de passion et de persévérance.
Cette édition aura certes connu son lot de péripéties et un report qui avait nourri impatience et interrogations au sein de la famille hippique.
Mais, le rendez-vous finalement organisé à Thiès est venu rappeler une évidence : les courses hippiques occupent une place singulière dans le cœur des Sénégalais.
Et cette victoire de Lambafar nous offre surtout l’occasion de poser une question qui ne devrait plus être différée : Quand le Sénégal offrira-t-il enfin à son sport hippique l’hippodrome qu’exige son histoire ?
Une discipline sans véritable écrin
La question peut sembler provocatrice. Elle est pourtant d’une simplicité désarmante. En 2026, le football possède ses stades, le basket-ball ses salles et ses complexes, la lutte ses enceintes, tandis que de nombreuses autres disciplines sportives disposent d’infrastructures adaptées à leur pratique.
Pourquoi le cheval, qui mobilise pourtant des milliers de passionnés, des éleveurs, des propriétaires, des entraîneurs, des jockeys, des vétérinaires, des artisans et tout un écosystème économique, ne bénéficierait-il pas, lui aussi, d’un véritable sanctuaire sportif ?
Dans plusieurs grandes capitales européennes et dans certains pays de la sous-région, l’hippodrome constitue une infrastructure sportive à part entière : pistes homologuées, tribunes, espaces d’entraînement, installations vétérinaires, boxes, espaces réservés aux professionnels et accueil du public.
Le Sénégal ne devrait-il pas pouvoir prétendre à la même ambition ?
Il ne s’agit plus d’un luxe. Il s’agit d’une nécessité pour structurer et professionnaliser durablement la filière.
Le cheval, une mémoire vivante du Sénégal
Car le cheval n’est pas arrivé hier dans notre imaginaire collectif. Bien avant l’Indépendance, il occupait une place éminente dans la société sénégalaise. Il accompagnait les rois, les guerriers, les dignitaires et les voyageurs. Il était un instrument de prestige, de déplacement, de guerre et de pouvoir.
Les noms de Lat Dior Diop et Alboury Ndiaye demeurent, à cet égard, intimement associés à cette culture équestre et à l’histoire de la résistance sénégalaise à la pénétration coloniale.
Le cheval appartient également à la mémoire culturelle et sociale de notre pays. Les grandes figures spirituelles, parmi lesquelles Cheikh Ahmadou Bamba et El Hadji Malick Sy, ont évolué dans une société où la monture occupait une place importante dans la vie quotidienne et les déplacements.
De nos royaumes historiques aux réalités contemporaines, le cheval a traversé les siècles sans jamais véritablement quitter l’imaginaire sénégalais. Les courses hippiques en sont aujourd’hui l’une des expressions les plus populaires.
Écurie Lambafar, Kikane et une victoire qui appelle les félicitations
Dakarposte tient, dans ce contexte, à adresser ses chaleureuses félicitations à toute la famille Bao, gardienne d’une longue tradition de passion pour le cheval et héritière de la mémoire du regretté Pa Bao (Elhaj Ibrahima).
Une mention particulière revient à Oumar Bao Junior, Dame Bao, Joe Bao, Mame Thierno, Linece Mme Sagna ainsi qu’à l’ensemble des membres de l’écurie Lambafar, sans exception. Cette victoire est aussi la leur.
Elle est celle d’une famille, d’une écurie et de tous ceux qui, dans l’ombre, contribuent à préparer les chevaux, à les soigner, à les entraîner et à les conduire jusqu’au jour où la piste décide de consacrer les meilleurs.
Mais impossible de passer sous silence la prestation du jockey Fallou Diop.
Il nous revient qu'avec maîtrise, sang-froid et une remarquable science de la course, il a su conduire Kikane vers le sacre et surclasser ses concurrents.
Dans une discipline où quelques foulées peuvent séparer la gloire de la déception, Fallou Diop a signé une prestation qui mérite d’être saluée à sa juste mesure.
À Kikane, à Fallou Diop, à Lambafar et à toute la famille Bao : Dakarposte adresse ses plus vives félicitations!
Monsieur le Président, le cheval attend son grand rendez-vous
Mais cette victoire doit aussi être l’occasion de regarder plus loin que la ligne d’arrivée.
Monsieur le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, le monde du cheval vous adresse aujourd’hui un plaidoyer.
Vous êtes le président de tous les Sénégalais. Vous avez maintes fois affirmé votre volonté de vous tenir au-dessus des contingences partisanes et de demeurer attentif aux aspirations légitimes de nos compatriotes.
Voici précisément l’une de ces aspirations : doter enfin le Sénégal d’un hippodrome national digne de son rang.
Pas simplement une piste. Mais un véritable complexe équestre et hippique, moderne, sécurisé et fonctionnel, comprenant des installations adaptées aux chevaux et aux professionnels, des équipements vétérinaires, des espaces d’entraînement, des tribunes dignes des grandes compétitions et des infrastructures capables d’accueillir le public dans les meilleures conditions.
Un véritable pôle national du cheval, susceptible de devenir à la fois un lieu de compétition, de formation, d’élevage, de création d’emplois et de rayonnement international.
Et si le prochain Grand Prix inaugurait l’hippodrome national ?
Après les péripéties et les reports qui ont entouré l’édition 2026, pourquoi ne pas rêver plus grand ?
Pourquoi le prochain Grand Prix du Chef de l’État ne serait-il pas organisé dans un hippodrome flambant neuf, spécialement conçu pour accueillir cette prestigieuse compétition ? Ce serait bien davantage qu’une infrastructure. Ce serait un symbole.
Le symbole d’un Sénégal qui honore son passé sans tourner le dos à l’avenir. Le symbole d’un État qui reconnaît enfin à la filière hippique la place qu’elle mérite. Le symbole, surtout, d’une nation qui sait transformer son patrimoine culturel en levier de développement économique, sportif et social. Car une tradition n’est véritablement vivante que lorsqu’elle sait se réinventer.
Le cheval sénégalais a une histoire. Il mérite désormais un avenir. Les éleveurs ont leur passion. Les jockeys ont leur talent. Les écuries ont leur ambition. Le public a son enthousiasme.
Il reste à offrir à tout cet écosystème l’écrin qu’il mérite.
Et après le sacre de Kikane, la question n’est plus seulement de savoir qui remportera le prochain Grand Prix.
La véritable question est désormais de savoir où le Sénégal entend célébrer demain les héros de son sport hippique.
Monsieur le Président,
le cheval sénégalais a galopé à travers notre histoire.
Il a accompagné nos rois, nos héros, nos dignitaires et nos générations successives.
Aujourd’hui, il continue de faire vibrer des milliers de Sénégalais.
Il est peut-être temps, désormais, de lui offrir sa maison.
Et pourquoi pas, Monsieur le Président, faire de la prochaine édition du Grand Prix du Chef de l’État le premier rendez-vous d’un nouvel âge du turf sénégalais ?
Edouard
Mais cette victoire doit aussi être l’occasion de regarder plus loin que la ligne d’arrivée.
Monsieur le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, le monde du cheval vous adresse aujourd’hui un plaidoyer.
Vous êtes le président de tous les Sénégalais. Vous avez maintes fois affirmé votre volonté de vous tenir au-dessus des contingences partisanes et de demeurer attentif aux aspirations légitimes de nos compatriotes.
Voici précisément l’une de ces aspirations : doter enfin le Sénégal d’un hippodrome national digne de son rang.
Pas simplement une piste. Mais un véritable complexe équestre et hippique, moderne, sécurisé et fonctionnel, comprenant des installations adaptées aux chevaux et aux professionnels, des équipements vétérinaires, des espaces d’entraînement, des tribunes dignes des grandes compétitions et des infrastructures capables d’accueillir le public dans les meilleures conditions.
Un véritable pôle national du cheval, susceptible de devenir à la fois un lieu de compétition, de formation, d’élevage, de création d’emplois et de rayonnement international.
Et si le prochain Grand Prix inaugurait l’hippodrome national ?
Après les péripéties et les reports qui ont entouré l’édition 2026, pourquoi ne pas rêver plus grand ?
Pourquoi le prochain Grand Prix du Chef de l’État ne serait-il pas organisé dans un hippodrome flambant neuf, spécialement conçu pour accueillir cette prestigieuse compétition ? Ce serait bien davantage qu’une infrastructure. Ce serait un symbole.
Le symbole d’un Sénégal qui honore son passé sans tourner le dos à l’avenir. Le symbole d’un État qui reconnaît enfin à la filière hippique la place qu’elle mérite. Le symbole, surtout, d’une nation qui sait transformer son patrimoine culturel en levier de développement économique, sportif et social. Car une tradition n’est véritablement vivante que lorsqu’elle sait se réinventer.
Le cheval sénégalais a une histoire. Il mérite désormais un avenir. Les éleveurs ont leur passion. Les jockeys ont leur talent. Les écuries ont leur ambition. Le public a son enthousiasme.
Il reste à offrir à tout cet écosystème l’écrin qu’il mérite.
Et après le sacre de Kikane, la question n’est plus seulement de savoir qui remportera le prochain Grand Prix.
La véritable question est désormais de savoir où le Sénégal entend célébrer demain les héros de son sport hippique.
Monsieur le Président,
le cheval sénégalais a galopé à travers notre histoire.
Il a accompagné nos rois, nos héros, nos dignitaires et nos générations successives.
Aujourd’hui, il continue de faire vibrer des milliers de Sénégalais.
Il est peut-être temps, désormais, de lui offrir sa maison.
Et pourquoi pas, Monsieur le Président, faire de la prochaine édition du Grand Prix du Chef de l’État le premier rendez-vous d’un nouvel âge du turf sénégalais ?
Edouard


Grand Prix du Chef de l’État 2026 : Kikanela et l’écurie Lambafar au firmament, l’heure est venue d’offrir au cheval sénégalais un hippodrome à la hauteur de son histoire
