Il est des circonstances où les fonctions cessent d’être de simples titres administratifs pour devenir des charges presque charnelles. Lorsque les eaux montent, que les routes se dérobent, que les maisons se transforment en îlots et que l’angoisse gagne les familles, l’État est sommé d’être présent, visible et agissant.
Depuis le week-end dernier, alors que le ciel sénégalais déverse sur Dakar et plusieurs régions des trombes d’eau d’une rare intensité, Mouhamadou Mactar Cissé aura choisi de répondre à cette exigence par la présence, la vigilance et l’action.
À la tête du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, l’ancien pensionnaire de ce département névralgique n’est certes pas un novice lorsqu’il s’agit de mesurer la gravité des heures où la République doit serrer les rangs. Ayant déjà exercé les responsabilités de ministre de l’Intérieur, il connaît mieux que beaucoup les arcanes de la sécurité civile, les rouages de l’administration territoriale et, surtout, cette vérité élémentaire de l’action publique : dans les situations de crise, le temps perdu se paie parfois en vies humaines.
Depuis les premières alertes météorologiques et les premiers débordements, le ministre n’a donc cessé de suivre l’évolution de la situation, de maintenir le contact avec les services déconcentrés de l’État et de veiller à la mobilisation des forces engagées dans les opérations de secours. Gouverneurs, préfets, sous-préfets, sapeurs-pompiers et forces de sécurité ont été invités à renforcer la coordination, à évaluer les dégâts et à porter assistance aux populations éprouvées.
Cette mobilisation prend une dimension particulière au regard de l’ampleur des précipitations enregistrées ces dernières quarante-huit heures. Dans plusieurs localités, les cumuls ont dépassé les 100 millimètres, transformant certaines artères en torrents, isolant des quartiers entiers et perturbant considérablement la circulation. Dakar, sa banlieue et plusieurs régions du pays ont payé un lourd tribut à cette furie des eaux, avec des pertes en vies humaines, des blessés et d’importants dégâts matériels.
Mais au cœur de cette épreuve, une image résume peut-être mieux que toutes les communications administratives la volonté affichée des pouvoirs publics : celle d’un ministre de l’Intérieur descendu lui-même sur le terrain, au milieu des populations sinistrées.
Ce lundi, Mouhamadou Mactar Cissé s’est rendu dans la Zone de captage, l’un des points les plus durement éprouvés par les intempéries. Il y était aux côtés de ses collègues Mouhamadou Makhtar Cissé et Cheikh Tidiane Dièye, dans le cadre de la mobilisation gouvernementale voulue par le chef du Gouvernement. Sur place, loin des bureaux et des réunions de crise, le ministre a pu mesurer de visu l’ampleur de la détresse, constater le travail des équipes de secours et échanger avec les riverains.
La scène est à elle seule éloquente. Là où, quelques heures auparavant, les eaux avaient envahi les rues, les maisons et même le terrain de football devenu un véritable lac artificiel, les équipes de secours s’affairaient sans relâche. Les sapeurs-pompiers, appuyés par le détachement d’intervention rapide, s’employaient à extraire les eaux et à rendre progressivement les lieux à leurs habitants.
Dans cette bataille silencieuse contre les eaux, le ministre a tenu à saluer le courage, le professionnalisme et le dévouement des hommes et des femmes de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers. Leur engagement, a-t-il rappelé en substance, aura permis d’éviter que le bilan humain ne soit encore plus lourd.
Car le drame est bien réel. Cinq personnes ont déjà perdu la vie selon le bilan provisoire communiqué par les autorités, tandis que plusieurs blessés et de nombreux sinistrés témoignent de la violence des intempéries.
Derrière les statistiques, il y a des familles endeuillées, des foyers meurtris, des biens emportés et des existences brutalement suspendues aux caprices d’un ciel devenu furieux.
Face à cette situation, le ministre de l’Intérieur a adopté un langage qui ne souffre guère d’ambiguïté : tant qu’un seul Sénégalais demeurera en difficulté, les services de l’État devront rester mobilisés.
Cette conception de la mission publique trouve un écho particulier chez cet homme qui, au fil de ses responsabilités, a appris à fréquenter les zones de turbulence de l’État. Revenu à la tête d’un ministère dont il connaît déjà les exigences, Mouhamadou Mactar Cissé y apporte cette expérience du commandement forgée au fil des années et cette connaissance intime des mécanismes administratifs qui permettent, dans l’urgence, de transformer une instruction en opération concrète.
Le « premier flic » du pays, comme certains se plaisent à le désigner, se retrouve ainsi au cœur d’une mission qui dépasse largement les seules questions de sécurité. Car en période d’inondations, le ministère de l’Intérieur devient, par la force des choses, l’un des principaux bras opérationnels de la solidarité nationale. Il faut secourir, évacuer, sécuriser, réguler la circulation, protéger les biens, prévenir les accidents et, surtout, anticiper la prochaine vague.
Or, les prévisions météorologiques ne prêtent guère à l’insouciance. De nouvelles précipitations sont annoncées dans les prochains jours. Le dispositif demeure donc en alerte. La Brigade nationale des sapeurs-pompiers poursuit ses opérations de pompage ; la Police nationale renforce la surveillance et la régulation de la circulation ; l’administration territoriale reste en éveil pour coordonner les interventions et assister les sinistrés.
Sur les axes stratégiques reliant la banlieue à Dakar, la situation a d’ailleurs contraint la Compagnie de circulation de la police nationale à Dakar à adapter leur dispositif. Des glissières ont été déplacées pour permettre temporairement la circulation dans certains sens, tandis que des unités supplémentaires ont été déployées afin de réduire les embouteillages et sécuriser les déplacements.
Ce travail de l’ombre mérite d’être relevé. Dans une crise, l’efficacité de l’État ne se mesure pas seulement à la solennité de ses communiqués, mais à la capacité de ses hommes à être là où les citoyens ont besoin d’eux.
C’est précisément cette philosophie que semble avoir adoptée Mouhamadou Mactar Cissé depuis le début de cet épisode pluvieux. Veiller, coordonner, ordonner, se rendre sur place, écouter les acteurs, constater les urgences et ajuster le dispositif : autant de gestes qui composent la grammaire élémentaire du commandement en temps de crise.
Il serait naturellement prématuré de tirer un bilan définitif de cette mobilisation alors que les eaux n’ont pas encore totalement reculé et que les opérations se poursuivent. Mais une chose est certaine : dans cette épreuve, l’État a choisi de ne pas rester spectateur.
Et Mouhamadou Mactar Cissé, fort de son expérience antérieure à la tête de ce ministère régalien, entend manifestement incarner cette présence de la République au chevet de ses citoyens. La responsabilité est immense, car il ne s’agit pas seulement de répondre à une catastrophe naturelle : il faut rassurer une population éprouvée, maintenir l’ordre public, prévenir de nouveaux drames et donner aux sinistrés la certitude qu’ils ne sont pas abandonnés.
La nuit sera encore longue dans plusieurs quartiers. Les motopompes continueront de ronronner, les sapeurs-pompiers de travailler, les policiers de réguler les axes perturbés et les autorités territoriales de recenser les besoins.
Dans ce Sénégal meurtri par les eaux, le devoir de l’État est de tenir.
Et, depuis le début de cette crise, le ministre de l’Intérieur semble avoir choisi de tenir debout, au plus près du terrain, avec ses équipes et aux côtés des populations. Une posture qui, dans les heures sombres, vaut parfois autant qu’un long discours.
Depuis le week-end dernier, alors que le ciel sénégalais déverse sur Dakar et plusieurs régions des trombes d’eau d’une rare intensité, Mouhamadou Mactar Cissé aura choisi de répondre à cette exigence par la présence, la vigilance et l’action.
À la tête du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, l’ancien pensionnaire de ce département névralgique n’est certes pas un novice lorsqu’il s’agit de mesurer la gravité des heures où la République doit serrer les rangs. Ayant déjà exercé les responsabilités de ministre de l’Intérieur, il connaît mieux que beaucoup les arcanes de la sécurité civile, les rouages de l’administration territoriale et, surtout, cette vérité élémentaire de l’action publique : dans les situations de crise, le temps perdu se paie parfois en vies humaines.
Depuis les premières alertes météorologiques et les premiers débordements, le ministre n’a donc cessé de suivre l’évolution de la situation, de maintenir le contact avec les services déconcentrés de l’État et de veiller à la mobilisation des forces engagées dans les opérations de secours. Gouverneurs, préfets, sous-préfets, sapeurs-pompiers et forces de sécurité ont été invités à renforcer la coordination, à évaluer les dégâts et à porter assistance aux populations éprouvées.
Cette mobilisation prend une dimension particulière au regard de l’ampleur des précipitations enregistrées ces dernières quarante-huit heures. Dans plusieurs localités, les cumuls ont dépassé les 100 millimètres, transformant certaines artères en torrents, isolant des quartiers entiers et perturbant considérablement la circulation. Dakar, sa banlieue et plusieurs régions du pays ont payé un lourd tribut à cette furie des eaux, avec des pertes en vies humaines, des blessés et d’importants dégâts matériels.
Mais au cœur de cette épreuve, une image résume peut-être mieux que toutes les communications administratives la volonté affichée des pouvoirs publics : celle d’un ministre de l’Intérieur descendu lui-même sur le terrain, au milieu des populations sinistrées.
Ce lundi, Mouhamadou Mactar Cissé s’est rendu dans la Zone de captage, l’un des points les plus durement éprouvés par les intempéries. Il y était aux côtés de ses collègues Mouhamadou Makhtar Cissé et Cheikh Tidiane Dièye, dans le cadre de la mobilisation gouvernementale voulue par le chef du Gouvernement. Sur place, loin des bureaux et des réunions de crise, le ministre a pu mesurer de visu l’ampleur de la détresse, constater le travail des équipes de secours et échanger avec les riverains.
La scène est à elle seule éloquente. Là où, quelques heures auparavant, les eaux avaient envahi les rues, les maisons et même le terrain de football devenu un véritable lac artificiel, les équipes de secours s’affairaient sans relâche. Les sapeurs-pompiers, appuyés par le détachement d’intervention rapide, s’employaient à extraire les eaux et à rendre progressivement les lieux à leurs habitants.
Dans cette bataille silencieuse contre les eaux, le ministre a tenu à saluer le courage, le professionnalisme et le dévouement des hommes et des femmes de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers. Leur engagement, a-t-il rappelé en substance, aura permis d’éviter que le bilan humain ne soit encore plus lourd.
Car le drame est bien réel. Cinq personnes ont déjà perdu la vie selon le bilan provisoire communiqué par les autorités, tandis que plusieurs blessés et de nombreux sinistrés témoignent de la violence des intempéries.
Derrière les statistiques, il y a des familles endeuillées, des foyers meurtris, des biens emportés et des existences brutalement suspendues aux caprices d’un ciel devenu furieux.
Face à cette situation, le ministre de l’Intérieur a adopté un langage qui ne souffre guère d’ambiguïté : tant qu’un seul Sénégalais demeurera en difficulté, les services de l’État devront rester mobilisés.
Cette conception de la mission publique trouve un écho particulier chez cet homme qui, au fil de ses responsabilités, a appris à fréquenter les zones de turbulence de l’État. Revenu à la tête d’un ministère dont il connaît déjà les exigences, Mouhamadou Mactar Cissé y apporte cette expérience du commandement forgée au fil des années et cette connaissance intime des mécanismes administratifs qui permettent, dans l’urgence, de transformer une instruction en opération concrète.
Le « premier flic » du pays, comme certains se plaisent à le désigner, se retrouve ainsi au cœur d’une mission qui dépasse largement les seules questions de sécurité. Car en période d’inondations, le ministère de l’Intérieur devient, par la force des choses, l’un des principaux bras opérationnels de la solidarité nationale. Il faut secourir, évacuer, sécuriser, réguler la circulation, protéger les biens, prévenir les accidents et, surtout, anticiper la prochaine vague.
Or, les prévisions météorologiques ne prêtent guère à l’insouciance. De nouvelles précipitations sont annoncées dans les prochains jours. Le dispositif demeure donc en alerte. La Brigade nationale des sapeurs-pompiers poursuit ses opérations de pompage ; la Police nationale renforce la surveillance et la régulation de la circulation ; l’administration territoriale reste en éveil pour coordonner les interventions et assister les sinistrés.
Sur les axes stratégiques reliant la banlieue à Dakar, la situation a d’ailleurs contraint la Compagnie de circulation de la police nationale à Dakar à adapter leur dispositif. Des glissières ont été déplacées pour permettre temporairement la circulation dans certains sens, tandis que des unités supplémentaires ont été déployées afin de réduire les embouteillages et sécuriser les déplacements.
Ce travail de l’ombre mérite d’être relevé. Dans une crise, l’efficacité de l’État ne se mesure pas seulement à la solennité de ses communiqués, mais à la capacité de ses hommes à être là où les citoyens ont besoin d’eux.
C’est précisément cette philosophie que semble avoir adoptée Mouhamadou Mactar Cissé depuis le début de cet épisode pluvieux. Veiller, coordonner, ordonner, se rendre sur place, écouter les acteurs, constater les urgences et ajuster le dispositif : autant de gestes qui composent la grammaire élémentaire du commandement en temps de crise.
Il serait naturellement prématuré de tirer un bilan définitif de cette mobilisation alors que les eaux n’ont pas encore totalement reculé et que les opérations se poursuivent. Mais une chose est certaine : dans cette épreuve, l’État a choisi de ne pas rester spectateur.
Et Mouhamadou Mactar Cissé, fort de son expérience antérieure à la tête de ce ministère régalien, entend manifestement incarner cette présence de la République au chevet de ses citoyens. La responsabilité est immense, car il ne s’agit pas seulement de répondre à une catastrophe naturelle : il faut rassurer une population éprouvée, maintenir l’ordre public, prévenir de nouveaux drames et donner aux sinistrés la certitude qu’ils ne sont pas abandonnés.
La nuit sera encore longue dans plusieurs quartiers. Les motopompes continueront de ronronner, les sapeurs-pompiers de travailler, les policiers de réguler les axes perturbés et les autorités territoriales de recenser les besoins.
Dans ce Sénégal meurtri par les eaux, le devoir de l’État est de tenir.
Et, depuis le début de cette crise, le ministre de l’Intérieur semble avoir choisi de tenir debout, au plus près du terrain, avec ses équipes et aux côtés des populations. Une posture qui, dans les heures sombres, vaut parfois autant qu’un long discours.


Inondations : Mouhamadou Mactar Cissé, le « premier flic » au front d’un Sénégal sous les eaux


