Le verdict des coulisses de Manhattan est tombé tel un couperet, et il n'a rien d'un triomphe diplomatique pour l'ancien président de la République.
Les couloirs feutrés de l'Organisation des Nations Unies, souvent impitoyables pour les ambitions démesurées, viennent d'infliger un camouflet retentissant à Macky Sall.
Selon le tout dernier relevé des votes indicatifs secrets (straw poll) du Conseil de sécurité en date du 29 septembre 2026, publié par le média spécialisé PassBlue, la trajectoire du natif de Fatick pour succéder à António Guterres s’est définitivement enlisée dans les sables mouvants du rejet international.
Le constat graphique est cruel pour l'ancien chef d'État : Macky Sall est le candidat du surplace absolu, figé dans une impopularité record. Là où d'autres candidats voient leurs lignes bouger, les scores de l'ex-président refusent obstinément de décoller.
Entre le vote du 18 septembre et celui de ce 29 septembre, les chiffres n'ont pas bougé d'un iota, restant scotchés à un niveau famélique : seulement 5 voix pour l'« encourager », contre une montagne de 9 voix pour le « décourager » et 1 petite opinion neutre. Neuf rejets sur quinze votants, c'est un mur de briques diplomatique quasi impossible à franchir, surtout quand on sait que pour l'emporter, un candidat doit recueillir au moins neuf votes positifs et éviter le veto des membres permanents.
Pour comprendre l’ampleur du naufrage, il faut se pencher sur les péripéties de cette course de fond. Lancée en grande pompe, la candidature de Macky Sall a très vite buté sur les réalités géopolitiques et le bilan de sa fin de mandat au Sénégal, qui continue de le poursuivre comme son ombre.
Dès le premier vote informel à la fin du mois de juillet, la tendance était déjà morose. Au fil des scrutins de l'été, alors que la costaricienne Rebeca Grynspan ou le diplomate d'origine antillaise Rodrigues Birkett consolidaient leurs bases en tête du peloton, Macky Sall s'est installé confortablement dans la queue de classe. Plus humiliant encore, des figures comme Rafael Grossi ont réussi une remontée spectaculaire en dix jours, passant de 5 à 8 encouragements, tandis que le candidat sénégalais est resté incapable d'inverser la vapeur.
Il ne devance désormais que des candidatures en déliquescence totale, comme celles d'Espinosa ou de Baki, qui accumulent les rejets à deux chiffres.
Cette stagnation chronique résonne comme un désaveu flagrant de la part de la communauté internationale.
En restant prisonnier de ses 9 votes de rejet à deux reprises consécutives en ce mois de septembre, Macky Sall démontre qu’il n'a suscité aucune dynamique, aucun ralliement de dernière minute, ni aucun compromis auprès des superpuissances du Conseil de sécurité.
Ce surplace obstiné, loin de la stature de grand leader africain consensuel qu'il espérait vendre à New York, s'apparente désormais à une longue agonie diplomatique.
À l'ONU, le « découragement » est un message codé mais limpide : il est temps de plier bagage.
Les couloirs feutrés de l'Organisation des Nations Unies, souvent impitoyables pour les ambitions démesurées, viennent d'infliger un camouflet retentissant à Macky Sall.
Selon le tout dernier relevé des votes indicatifs secrets (straw poll) du Conseil de sécurité en date du 29 septembre 2026, publié par le média spécialisé PassBlue, la trajectoire du natif de Fatick pour succéder à António Guterres s’est définitivement enlisée dans les sables mouvants du rejet international.
Le constat graphique est cruel pour l'ancien chef d'État : Macky Sall est le candidat du surplace absolu, figé dans une impopularité record. Là où d'autres candidats voient leurs lignes bouger, les scores de l'ex-président refusent obstinément de décoller.
Entre le vote du 18 septembre et celui de ce 29 septembre, les chiffres n'ont pas bougé d'un iota, restant scotchés à un niveau famélique : seulement 5 voix pour l'« encourager », contre une montagne de 9 voix pour le « décourager » et 1 petite opinion neutre. Neuf rejets sur quinze votants, c'est un mur de briques diplomatique quasi impossible à franchir, surtout quand on sait que pour l'emporter, un candidat doit recueillir au moins neuf votes positifs et éviter le veto des membres permanents.
Pour comprendre l’ampleur du naufrage, il faut se pencher sur les péripéties de cette course de fond. Lancée en grande pompe, la candidature de Macky Sall a très vite buté sur les réalités géopolitiques et le bilan de sa fin de mandat au Sénégal, qui continue de le poursuivre comme son ombre.
Dès le premier vote informel à la fin du mois de juillet, la tendance était déjà morose. Au fil des scrutins de l'été, alors que la costaricienne Rebeca Grynspan ou le diplomate d'origine antillaise Rodrigues Birkett consolidaient leurs bases en tête du peloton, Macky Sall s'est installé confortablement dans la queue de classe. Plus humiliant encore, des figures comme Rafael Grossi ont réussi une remontée spectaculaire en dix jours, passant de 5 à 8 encouragements, tandis que le candidat sénégalais est resté incapable d'inverser la vapeur.
Il ne devance désormais que des candidatures en déliquescence totale, comme celles d'Espinosa ou de Baki, qui accumulent les rejets à deux chiffres.
Cette stagnation chronique résonne comme un désaveu flagrant de la part de la communauté internationale.
En restant prisonnier de ses 9 votes de rejet à deux reprises consécutives en ce mois de septembre, Macky Sall démontre qu’il n'a suscité aucune dynamique, aucun ralliement de dernière minute, ni aucun compromis auprès des superpuissances du Conseil de sécurité.
Ce surplace obstiné, loin de la stature de grand leader africain consensuel qu'il espérait vendre à New York, s'apparente désormais à une longue agonie diplomatique.
À l'ONU, le « découragement » est un message codé mais limpide : il est temps de plier bagage.


Macky Sall à l’ONU : le « straw poll » du 29 septembre confirme le statu quo, 5 voix pour, 9 contre


