C'est une scène qui relève presque du vaudeville politique, tant son dénouement était prévisible. Mamadou Kassé, président du conseil départemental de Tambacounda, s’apprête sans surprise à rejoindre les grasses prairies de la mouvance présidentielle. Sa récente réception en audience au palais de la République par le chef de l'État, Bassirou Diomaye Faye, n’est que le prélude à une officialisation imminente de son adhésion à la bannière de Kiiraay.
Cette énième migration illustre à merveille le cynisme d’une certaine race d'acteurs politiques. Véritables carriéristes de l'opportunisme, ces caméléons de la République naviguent exclusivement au gré des alternances et des vents du pouvoir. Pour ces professionnels de la transhumance, l'idéologie n'est qu'un vain mot et l'ancrage territorial un simple instrument de troc destiné à négocier un ralliement au plus offrant.
Cependant, cette pratique recèle un piège mortel pour le pouvoir en place. Le tandem Diomaye-Sonko, qui avait précisément érigé la rupture éthique et la dénonciation de ces reniements au rang de dogme politique dans un passé encore très récent, joue ici un jeu dangereux. Ouvrir les portes du palais à ces transfuges de l'ancien régime revient à fragiliser le socle moral de leur propre légitimité.
Le pouvoir exécutif ferait bien de s'en souvenir : le peuple sénégalais, devenu un arbitre d'une grande maturité, a développé une sainte horreur de ces acrobaties de convenance. Les électeurs, loin d'être dupes, finissent invariablement par sanctionner sévèrement dans les urnes le régime qui s'encombre de tels alliés de circonstance.
Cette énième migration illustre à merveille le cynisme d’une certaine race d'acteurs politiques. Véritables carriéristes de l'opportunisme, ces caméléons de la République naviguent exclusivement au gré des alternances et des vents du pouvoir. Pour ces professionnels de la transhumance, l'idéologie n'est qu'un vain mot et l'ancrage territorial un simple instrument de troc destiné à négocier un ralliement au plus offrant.
Cependant, cette pratique recèle un piège mortel pour le pouvoir en place. Le tandem Diomaye-Sonko, qui avait précisément érigé la rupture éthique et la dénonciation de ces reniements au rang de dogme politique dans un passé encore très récent, joue ici un jeu dangereux. Ouvrir les portes du palais à ces transfuges de l'ancien régime revient à fragiliser le socle moral de leur propre légitimité.
Le pouvoir exécutif ferait bien de s'en souvenir : le peuple sénégalais, devenu un arbitre d'une grande maturité, a développé une sainte horreur de ces acrobaties de convenance. Les électeurs, loin d'être dupes, finissent invariablement par sanctionner sévèrement dans les urnes le régime qui s'encombre de tels alliés de circonstance.


Mamadou Kassé vers Kiiraay : la rupture promise à l’épreuve de la transhumance politique
