Au lendemain du véritable déluge de nominations qui a submergé l’appareil d’État à l’issue du Conseil des ministres du jeudi 10 septembre 2026, une onde de stupeur et d’incompréhension avait gagné le Saloum.
Dans le vaste mouvement de nominations, le département de Nioro du Rip semblait avoir été laissé au bord du chemin, au grand désarroi de ses populations.
Comment comprendre, en effet, que ce département, qui occupe une stratégique 16e place parmi les 45 départements du Sénégal en termes de poids démographique et électoral, n’ait trouvé aucune place dans cette nouvelle architecture de l’État ? Le bastion historique du Rip pouvait légitimement espérer que sa fidélité et son importance politique soient davantage prises en considération au cœur du pouvoir.
Cette absence avait d’autant plus nourri les interrogations que, dans le vivier de personnalités susceptibles d’incarner la présence de la mouvance présidentielle dans le Rip, un nom revenait avec insistance : celui de Moustapha Bitèye.
Surnommé la « force tranquille » de Nioro, cet enfant du terroir bénéficie, depuis de longues années, d’une réputation solidement établie auprès de ses concitoyens. Sa proximité avec les populations, son engagement constant dans la vie sociale locale et son soutien discret aux familles confrontées aux difficultés ont contribué à forger une image singulière dans le paysage politique et social du Rip.
De la Korité au Magal, de la Tabaski au Gamou, mais aussi dans les moments plus ordinaires et souvent plus douloureux de l’existence, Moustapha Bitèye aurait multiplié les gestes de solidarité, notamment en faveur de familles démunies, d’élèves confrontés aux difficultés scolaires ou de personnes faisant face à des urgences médicales.
Une générosité exercée, dit-on, loin des tambours de la publicité et des lumières de la communication.
À cette dimension sociale s’ajoute celle d’un homme d’affaires évoluant, avec une discrétion revendiquée, dans un secteur présenté comme stratégique, notamment dans le domaine des équipements et fournitures destinés à l’État et aux forces de défense.
C’est dans ce contexte que la non-apparition de son nom dans la vague de nominations avait suscité interrogations et commentaires dans le Rip. Certains y voyaient un rendez-vous manqué, d’autres une simple étape dans une stratégie dont les contours demeuraient encore difficiles à déchiffrer.
Eh bien, pour reprendre une expression chère à Me Abdoulaye Wade, l’alerte a été reçue 5/5.
Dakarposte apprend en effet que le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a accordé, hier, une audience à Moustapha Bitèye.
Une rencontre dont la teneur demeure, pour l’heure, entourée de la plus grande discrétion. Rien, ou presque, n’a filtré de cet entretien, si ce n’est qu’il se serait déroulé dans une atmosphère particulièrement détendue et « bon enfant ».
Cette audience, à elle seule, suffit néanmoins à relancer les conjectures et à nourrir les interrogations dans le Rip. Sans préjuger du contenu des échanges ni des suites qui pourraient leur être réservées, elle témoigne à tout le moins de l’attention portée par le chef de l’État à certaines réalités du terrain et aux équilibres politiques et sociaux qui traversent le pays.
Le silence qui entoure encore cette entrevue laisse entière la question de ses éventuelles implications. Mais une chose semble désormais acquise : le dossier Nioro n’est peut-être pas refermé. Et, dans les arcanes du pouvoir comme dans les profondeurs du Rip, il faudra sans doute attendre encore quelques mouvements sur l’échiquier pour mesurer la portée réelle de cette rencontre.
Car, en politique, les apparentes omissions ne sont pas toujours des oublis. Et parfois, une audience vaut davantage qu’une nomination.
Dans le vaste mouvement de nominations, le département de Nioro du Rip semblait avoir été laissé au bord du chemin, au grand désarroi de ses populations.
Comment comprendre, en effet, que ce département, qui occupe une stratégique 16e place parmi les 45 départements du Sénégal en termes de poids démographique et électoral, n’ait trouvé aucune place dans cette nouvelle architecture de l’État ? Le bastion historique du Rip pouvait légitimement espérer que sa fidélité et son importance politique soient davantage prises en considération au cœur du pouvoir.
Cette absence avait d’autant plus nourri les interrogations que, dans le vivier de personnalités susceptibles d’incarner la présence de la mouvance présidentielle dans le Rip, un nom revenait avec insistance : celui de Moustapha Bitèye.
Surnommé la « force tranquille » de Nioro, cet enfant du terroir bénéficie, depuis de longues années, d’une réputation solidement établie auprès de ses concitoyens. Sa proximité avec les populations, son engagement constant dans la vie sociale locale et son soutien discret aux familles confrontées aux difficultés ont contribué à forger une image singulière dans le paysage politique et social du Rip.
De la Korité au Magal, de la Tabaski au Gamou, mais aussi dans les moments plus ordinaires et souvent plus douloureux de l’existence, Moustapha Bitèye aurait multiplié les gestes de solidarité, notamment en faveur de familles démunies, d’élèves confrontés aux difficultés scolaires ou de personnes faisant face à des urgences médicales.
Une générosité exercée, dit-on, loin des tambours de la publicité et des lumières de la communication.
À cette dimension sociale s’ajoute celle d’un homme d’affaires évoluant, avec une discrétion revendiquée, dans un secteur présenté comme stratégique, notamment dans le domaine des équipements et fournitures destinés à l’État et aux forces de défense.
C’est dans ce contexte que la non-apparition de son nom dans la vague de nominations avait suscité interrogations et commentaires dans le Rip. Certains y voyaient un rendez-vous manqué, d’autres une simple étape dans une stratégie dont les contours demeuraient encore difficiles à déchiffrer.
Eh bien, pour reprendre une expression chère à Me Abdoulaye Wade, l’alerte a été reçue 5/5.
Dakarposte apprend en effet que le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a accordé, hier, une audience à Moustapha Bitèye.
Une rencontre dont la teneur demeure, pour l’heure, entourée de la plus grande discrétion. Rien, ou presque, n’a filtré de cet entretien, si ce n’est qu’il se serait déroulé dans une atmosphère particulièrement détendue et « bon enfant ».
Cette audience, à elle seule, suffit néanmoins à relancer les conjectures et à nourrir les interrogations dans le Rip. Sans préjuger du contenu des échanges ni des suites qui pourraient leur être réservées, elle témoigne à tout le moins de l’attention portée par le chef de l’État à certaines réalités du terrain et aux équilibres politiques et sociaux qui traversent le pays.
Le silence qui entoure encore cette entrevue laisse entière la question de ses éventuelles implications. Mais une chose semble désormais acquise : le dossier Nioro n’est peut-être pas refermé. Et, dans les arcanes du pouvoir comme dans les profondeurs du Rip, il faudra sans doute attendre encore quelques mouvements sur l’échiquier pour mesurer la portée réelle de cette rencontre.
Car, en politique, les apparentes omissions ne sont pas toujours des oublis. Et parfois, une audience vaut davantage qu’une nomination.


Nioro, l’alerte entendue : Diomaye Faye reçoit Moustapha Bitèye

