L’arène républicaine n’admet plus les faux-fuyants, et le président de l’Assemblée nationale se trouve désormais acculé devant le fait accompli. Si et seulement si Ousmane Sonko aspire un jour à présider aux destinées supérieures de la Nation sénégalaise, il se doit d’affronter l’épreuve de vérité que lui impose sa charge.
Dès lors, une question cruciale brûle toutes les lèvres : s’il est aussi transparent, vertueux et irréprochable qu’il le clame à l’envi sur toutes les tribunes publiques, pour quelle obscure raison refuse-t-il de se prêter à ce face-à-face avec le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô ?
Convenons-en, la posture d’esquive devient totalement intenable pour le leader du Pastef, et tout le monde s'accorde à dire que le temps des discours unilatéraux est révolu.
Face à la Nation et sous les projecteurs des médias, le chef du gouvernement a choisi de déplacer le duel sur le terrain de la rigueur d’État, flanqué de ses ministres et conseillers techniques.
En opposant une fin de non-recevoir ou en feignant d’ignorer cette main tendue — qui résonne en réalité comme une sommation politique —, Ousmane Sonko prend le risque majeur de fissurer le mythe de sa propre infaillibilité.
Fuir cette confrontation technique et institutionnelle, ce serait admettre implicitement une fragilité sur le fond des dossiers et sur les arbitrages budgétaires de la Loi de finances rectificative.
La rhétorique des meetings doit désormais céder le pas à la reddition des comptes ; le pays observe, et le refus du débat formel s'apparenterait désormais, aux yeux de l’opinion, à un indéniable aveu de faiblesse.
clounjay@yahoo.fr
Dès lors, une question cruciale brûle toutes les lèvres : s’il est aussi transparent, vertueux et irréprochable qu’il le clame à l’envi sur toutes les tribunes publiques, pour quelle obscure raison refuse-t-il de se prêter à ce face-à-face avec le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô ?
Convenons-en, la posture d’esquive devient totalement intenable pour le leader du Pastef, et tout le monde s'accorde à dire que le temps des discours unilatéraux est révolu.
Face à la Nation et sous les projecteurs des médias, le chef du gouvernement a choisi de déplacer le duel sur le terrain de la rigueur d’État, flanqué de ses ministres et conseillers techniques.
En opposant une fin de non-recevoir ou en feignant d’ignorer cette main tendue — qui résonne en réalité comme une sommation politique —, Ousmane Sonko prend le risque majeur de fissurer le mythe de sa propre infaillibilité.
Fuir cette confrontation technique et institutionnelle, ce serait admettre implicitement une fragilité sur le fond des dossiers et sur les arbitrages budgétaires de la Loi de finances rectificative.
La rhétorique des meetings doit désormais céder le pas à la reddition des comptes ; le pays observe, et le refus du débat formel s'apparenterait désormais, aux yeux de l’opinion, à un indéniable aveu de faiblesse.
clounjay@yahoo.fr


Ousmane Sonko face au défi du débat contradictoire : l’heure de vérité a sonné face à Ahmadou Al Aminou Lô


