L’histoire foncière de notre nation recèle des pages sombres où les intérêts privés semblent avoir supplanté, avec une déconcertante facilité, le bien commun.
Les récentes révélations de la Commission d’enquête parlementaire sur le Patrimoine de l'État mettent en lumière une dilapidation patrimoniale sans précédent, un « cadeau » foncier estimé à 9 milliards de francs CFA, consenti à la famille Peretz sous le magistère de l'ancien président Macky Sall.
Devant les commissaires, les déclarations d'Elimane Pouye, ancien directeur général de la Sogepa, résonnent comme le procès d'une époque de passe-droits.
Au cœur de ce scandale figure la société Ad Immobilier, entité contrôlée par de puissants hommes d'affaires ayant déjà bénéficié de lucratifs marchés d'armement sous le régime précédent.
Le mécanisme de cette transaction asymétrique s'avère édifiant. L'État a consenti à céder un bloc foncier stratégique et hautement symbolique du centre-ville, abritant l'ancien siège de la Gendarmerie nationale, les Archives nationales et le Dojo national.
En échange de ce patrimoine inestimable, la société privée s'engageait simplement à édifier le nouveau siège de l'état-major de la gendarmerie. Or, les expertises ultérieures menées par la Sogepa ont révélé le caractère spoliateur du troc : alors que le site cédé affichait une valeur vénale de 9 milliards de francs CFA, les travaux de construction du nouveau siège n'étaient évalués qu'à 5 milliards.
Une plus-value injustifiée de 4 milliards s'est ainsi évaporée au détriment du Trésor public. Face à cette anomalie manifeste, la Sogepa avait légitimement proposé à Ad Immobilier le remboursement des 5 milliards investis afin de restituer le terrain au giron public, en vue d'un projet immobilier concerté avec la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC).
Si l'entreprise avait initialement feint d'accepter cette issue équitable, elle s'est empressée de se dédire dès lors que le Premier ministre Ousmane Sonko a quitté ses fonctions, illustrant la fragilité d'un État de droit trop souvent soumis aux aléas des transitions politiques.
Il est profondément regrettable de constater qu'un tel bradage des actifs souverains ait pu prospérer sous la présidence de Macky Sall.
Ce traitement de faveur interroge cruellement la gouvernance d'alors, où les symboles de la mémoire et de la sécurité nationales ont pu être sacrifiés sur l'autel de complicités financières douteuses.
Les récentes révélations de la Commission d’enquête parlementaire sur le Patrimoine de l'État mettent en lumière une dilapidation patrimoniale sans précédent, un « cadeau » foncier estimé à 9 milliards de francs CFA, consenti à la famille Peretz sous le magistère de l'ancien président Macky Sall.
Devant les commissaires, les déclarations d'Elimane Pouye, ancien directeur général de la Sogepa, résonnent comme le procès d'une époque de passe-droits.
Au cœur de ce scandale figure la société Ad Immobilier, entité contrôlée par de puissants hommes d'affaires ayant déjà bénéficié de lucratifs marchés d'armement sous le régime précédent.
Le mécanisme de cette transaction asymétrique s'avère édifiant. L'État a consenti à céder un bloc foncier stratégique et hautement symbolique du centre-ville, abritant l'ancien siège de la Gendarmerie nationale, les Archives nationales et le Dojo national.
En échange de ce patrimoine inestimable, la société privée s'engageait simplement à édifier le nouveau siège de l'état-major de la gendarmerie. Or, les expertises ultérieures menées par la Sogepa ont révélé le caractère spoliateur du troc : alors que le site cédé affichait une valeur vénale de 9 milliards de francs CFA, les travaux de construction du nouveau siège n'étaient évalués qu'à 5 milliards.
Une plus-value injustifiée de 4 milliards s'est ainsi évaporée au détriment du Trésor public. Face à cette anomalie manifeste, la Sogepa avait légitimement proposé à Ad Immobilier le remboursement des 5 milliards investis afin de restituer le terrain au giron public, en vue d'un projet immobilier concerté avec la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC).
Si l'entreprise avait initialement feint d'accepter cette issue équitable, elle s'est empressée de se dédire dès lors que le Premier ministre Ousmane Sonko a quitté ses fonctions, illustrant la fragilité d'un État de droit trop souvent soumis aux aléas des transitions politiques.
Il est profondément regrettable de constater qu'un tel bradage des actifs souverains ait pu prospérer sous la présidence de Macky Sall.
Ce traitement de faveur interroge cruellement la gouvernance d'alors, où les symboles de la mémoire et de la sécurité nationales ont pu être sacrifiés sur l'autel de complicités financières douteuses.


Patrimoine de l’État : le foncier de la Gendarmerie au cœur d’un controversé marché de 9 milliards FCFA sous Macky Sall


