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ROUTE DES CANARIES – 129 MIGRANTS, DONT DES FEMMES ET DES MINEURS, DÉBARQUENT À EL HIERRO APRÈS SEPT JOURS EN MER : SEPT ÉVACUATIONS SANITAIRES !

Rédigé par Dakarposte le Lundi 2 Novembre 2026 à 21:11 modifié le Lundi 2 Novembre 2026 - 22:11

Le port de La Restinga, sentinelle minérale ancrée dans la municipalité d’El Pinar sur l’île d’El Hierro, s’est réveillé ce lundi 2 novembre 2026 sous le ciel lourd d’un drame humain qui ne cesse de se répéter.

Dakarposte a appris de ses radars que dans les premières lueurs de l’aube, la terre ferme espagnole a vu s'échouer trois pirogues de fortune, transportant à leur bord un contingent de cent vingt-neuf migrants subsahariens. Ces voyageurs de l’impossible, partis des côtes du Sénégal et de la Gambie, ont défié l'immensité de l'Atlantique sur des embarcations précaires, commuant leurs espoirs d'avenir en une éprouvante odyssée maritime.

L’épave humaine s'est déversée par vagues successives sur les quais canariens. Vers sept heures quarante-cinq, le navire de sauvetage maritime Salvamar Diphda a escorté le premier esquif, une coque de noix surchargée où s’entassaient quatre-vingt-dix personnes, parmi lesquelles comptaient onze femmes et treize mineurs.

Selon les premiers témoignages arrachés à la fatigue, ces exilés ont enduré sept jours d’une dérive absolue en haute mer après avoir largué les amarres depuis Saint-Louis du Sénégal. Deux autres embarcations, transportant respectivement vingt et dix-neuf rescapés, ont complété ce lourd bilan, rappelant l'implacable régularité de cette route migratoire ouest-africaine.

Dès l'accostage, l'urgence humanitaire a pris le pas sur la rigueur administrative. Une chaîne de solidarité institutionnelle s'est immédiatement déployée : les équipes de la Croix-Rouge, les services d’urgence des îles Canariennes, la Garde Civile et la police nationale se sont relayés pour offrir les premiers soins à des corps exsangues, marqués par le sel et l'inanition.

Pour sept d'entre eux, dont l'état de santé inspirait de vives inquiétudes, un transfert d'urgence vers l’hôpital insulaire Nuestra Señora de los Reyes a été requis.

Les survivants ont ensuite été acheminés vers le Centre de soins temporaires pour étrangers (CATE) de San Andrés, sous le regard bienveillant des bénévoles de l’ONG Corazón Naranja – Ebrima Sonko, en attendant une hypothétique réaffectation hors de l'île.

Au-delà des chiffres, ce naufrage à sec laisse une question suspendue au-dessus des flots : combien d'universitaires, d'artisans et d'enfants devront encore s'abîmer dans l'océan avant que les rives de l'exil ne cessent de fasciner la jeunesse ?


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