Le secteur de la santé s’apprête à traverser trois jours de fortes perturbations. Le SAMES a décidé de durcir le ton face à ce qu’il considère comme une inertie persistante des autorités gouvernementales dans la prise en charge des revendications des professionnels de santé.
Dans son communiqué du 27 octobre parvenu à la rédaction de dakarposte, le syndicat exprime son mécontentement devant l’absence de réponses jugées satisfaisantes à ses préoccupations. Une situation qui, selon l’organisation, justifie le recours à un mouvement de grève d’envergure nationale afin de contraindre les autorités à accorder une attention accrue aux revendications du secteur.
Mais au-delà du différend social, une autre question est venue exacerber la tension entre les professionnels de santé et leur tutelle. Le SAMES fait part de sa vive indignation à la suite de propos attribués au ministre de la Santé et de l’Hygiène publique au sujet du recrutement de médecins sénégalais à l’étranger. Des déclarations que l’organisation syndicale assimile à une marque de mépris envers le corps médical.
Cette controverse intervient dans un contexte où les conditions d’exercice, la reconnaissance professionnelle et les perspectives offertes aux personnels de santé constituent des enjeux majeurs pour le système sanitaire sénégalais. Pour les représentants des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes, la qualité du dialogue avec les autorités demeure essentielle à la recherche de solutions durables.
Malgré l’annonce de cette mobilisation, le syndicat précise que la prise en charge des urgences sera maintenue durant le mouvement. Le dispositif de service minimum doit ainsi permettre d’assurer la continuité des soins indispensables, même si des perturbations sont susceptibles d’affecter certaines activités dans les structures sanitaires.
Afin de préciser les contours de cette grève, d’expliciter ses revendications et de présenter les suites envisagées, le SAMES annonce également la tenue d’un point de presse ce jeudi 29 octobre 2026, à 11 heures, à Dakar.
Cette rencontre avec les médias devrait permettre à l’organisation de détailler ses griefs et de préciser ses attentes à l’égard du gouvernement.
D’ici là, l’attention reste tournée vers les autorités sanitaires, appelées à réagir à cette nouvelle montée de tension. Reste à savoir si cette épreuve de force ouvrira la voie à une reprise du dialogue ou si elle prolongera les crispations au sein d’un secteur essentiel à la santé et au bien-être des populations.
Une certitude demeure : pendant ces 72 heures, la question du dialogue social et de la reconnaissance des professionnels de santé sera au cœur des préoccupations du système sanitaire sénégalais.
clounjay@yahoo.fr
Dans son communiqué du 27 octobre parvenu à la rédaction de dakarposte, le syndicat exprime son mécontentement devant l’absence de réponses jugées satisfaisantes à ses préoccupations. Une situation qui, selon l’organisation, justifie le recours à un mouvement de grève d’envergure nationale afin de contraindre les autorités à accorder une attention accrue aux revendications du secteur.
Mais au-delà du différend social, une autre question est venue exacerber la tension entre les professionnels de santé et leur tutelle. Le SAMES fait part de sa vive indignation à la suite de propos attribués au ministre de la Santé et de l’Hygiène publique au sujet du recrutement de médecins sénégalais à l’étranger. Des déclarations que l’organisation syndicale assimile à une marque de mépris envers le corps médical.
Cette controverse intervient dans un contexte où les conditions d’exercice, la reconnaissance professionnelle et les perspectives offertes aux personnels de santé constituent des enjeux majeurs pour le système sanitaire sénégalais. Pour les représentants des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes, la qualité du dialogue avec les autorités demeure essentielle à la recherche de solutions durables.
Malgré l’annonce de cette mobilisation, le syndicat précise que la prise en charge des urgences sera maintenue durant le mouvement. Le dispositif de service minimum doit ainsi permettre d’assurer la continuité des soins indispensables, même si des perturbations sont susceptibles d’affecter certaines activités dans les structures sanitaires.
Afin de préciser les contours de cette grève, d’expliciter ses revendications et de présenter les suites envisagées, le SAMES annonce également la tenue d’un point de presse ce jeudi 29 octobre 2026, à 11 heures, à Dakar.
Cette rencontre avec les médias devrait permettre à l’organisation de détailler ses griefs et de préciser ses attentes à l’égard du gouvernement.
D’ici là, l’attention reste tournée vers les autorités sanitaires, appelées à réagir à cette nouvelle montée de tension. Reste à savoir si cette épreuve de force ouvrira la voie à une reprise du dialogue ou si elle prolongera les crispations au sein d’un secteur essentiel à la santé et au bien-être des populations.
Une certitude demeure : pendant ces 72 heures, la question du dialogue social et de la reconnaissance des professionnels de santé sera au cœur des préoccupations du système sanitaire sénégalais.
clounjay@yahoo.fr


Santé : le SAMES décrète 72 heures de grève nationale et dénonce le mépris du gouvernement
