Un nouveau chapitre s’ouvre dans le feuilleton judiciaire qui tient en haleine les réseaux sociaux sénégalais.
C’est dans la plus grande discrétion, sans tambour ni trompette, que les matons ont procédé au transfert de Rokhaya Fall, alias « Rox la Chancelière », et de Nafissatou Fall, dite « Narou », vers la citadelle pour femmes de Rufisque.
Ce déplacement marque une nouvelle étape dans le parcours judiciaire de ces deux figures très suivies des réseaux sociaux, dont les démêlés, nés au départ de querelles et de joutes verbales sur TikTok, ont fini par franchir le seuil virtuel des réseaux pour investir pleinement le terrain judiciaire.
Le 3 septembre 2026, Rokhaya Fall, Nafissatou Fall et Khadidiatou Kébé, dite « Jessica », avaient été placées sous mandat de dépôt après leur présentation à la justice. Elles étaient poursuivies dans le cadre de plusieurs procédures portant notamment sur des injures, des menaces et d’autres faits liés aux contenus diffusés sur les réseaux sociaux.
L’affaire a ensuite pris une ampleur considérable avec la jonction de plusieurs procédures. À la barre du tribunal des flagrants délits de Pikine-Guédiawaye, le dossier a notamment porté sur des faits d’association de malfaiteurs, d’injures publiques, de menaces de mort, d’atteintes à la vie privée ainsi que sur des contenus jugés contraires aux bonnes mœurs.
Au terme des débats, le tribunal a rendu son verdict le 18 septembre. Rokhaya Fall a écopé de deux ans d’emprisonnement, dont six mois ferme, assortis d’une amende de 100 000 francs CFA. Elle a également été condamnée à verser deux millions de francs CFA de dommages et intérêts à Adji Mass Gaye. Nafissatou Fall, alias « Narou », a, quant à elle, été condamnée à deux ans d’emprisonnement, dont trois mois ferme, ainsi qu’à une amende de 100 000 francs CFA.
Le tribunal a par ailleurs procédé à plusieurs relaxes et requalifications, rappelant ainsi que le dossier ne saurait être résumé aux seules accusations initialement formulées. Certains faits poursuivis sous la qualification de distribution d’images et de vidéos contraires aux bonnes mœurs ont notamment été requalifiés en « discours contraire aux bonnes mœurs ».
Mais derrière le tumulte des lives, les invectives et les affrontements "on line", c’est désormais une réalité autrement plus austère qui s’impose aux deux protagonistes : celle des murs d’un établissement pénitentiaire, de la discipline carcérale et du temps judiciaire.
Et voilà qu’une autre rumeur, insistante, commence à circuler dans les couloirs pénitentiaires. Il se susurre que Rox « refuse de s’alimenter ». Dans le jargon des matons, l’expression renverrait à une situation autrement plus sérieuse : la détenue aurait entamé une grève de la faim.
Information avérée ou simple bruissement de couloir ? À ce stade, Dakarposte se garde de trancher. Aucun élément indépendant ne permet encore de confirmer formellement cette information. Mais nos radars, eux, restent braqués sur cette nouvelle donne.
Nos « fouineurs » sont déjà à l’œuvre pour tenter d’en savoir davantage, recouper les informations et comprendre ce qui se joue réellement derrière les murs de la citadelle de Rufisque. Si cette grève de la faim venait à être confirmée, elle constituerait évidemment un nouvel élément à verser au dossier.
Le transfert vers Rufisque donne ainsi à cette affaire une tonalité nouvelle. Il referme, au moins provisoirement, la parenthèse de la surenchère numérique pour ouvrir celle, beaucoup plus silencieuse, de l’univers carcéral.
Rox et Narou ne sont plus seulement ces personnages omniprésents des directs TikTok, familiers d’un univers où la parole fuse, où les accusations s’enchaînent et où chaque polémique nourrit la suivante. Elles sont désormais confrontées à la rigueur d’un cadre pénitentiaire dont les règles ne souffrent ni improvisation ni mise en scène.
Et c’est précisément là que réside le contraste saisissant de cette affaire : ce qui s’est longtemps joué sous les caméras des téléphones portables se poursuit désormais derrière les portes closes d’un établissement pénitentiaire.
Dakarposte continue de creuser. Nos radars restent activés, nos sources sollicitées et nos oreilles tendues. Avérée ou non, cette histoire de refus de s’alimenter mérite d’être éclaircie. Nous y reviendrons, avec, espérons-le, une première ébauche de détails permettant de démêler le vrai du faux.
Dans ce dossier aux multiples ramifications, chaque nouvelle étape apporte son lot de rebondissements, tandis que la justice poursuit, imperturbablement, son cours.
L’épilogue, manifestement, est encore loin d’être écrit.
C’est dans la plus grande discrétion, sans tambour ni trompette, que les matons ont procédé au transfert de Rokhaya Fall, alias « Rox la Chancelière », et de Nafissatou Fall, dite « Narou », vers la citadelle pour femmes de Rufisque.
Ce déplacement marque une nouvelle étape dans le parcours judiciaire de ces deux figures très suivies des réseaux sociaux, dont les démêlés, nés au départ de querelles et de joutes verbales sur TikTok, ont fini par franchir le seuil virtuel des réseaux pour investir pleinement le terrain judiciaire.
Le 3 septembre 2026, Rokhaya Fall, Nafissatou Fall et Khadidiatou Kébé, dite « Jessica », avaient été placées sous mandat de dépôt après leur présentation à la justice. Elles étaient poursuivies dans le cadre de plusieurs procédures portant notamment sur des injures, des menaces et d’autres faits liés aux contenus diffusés sur les réseaux sociaux.
L’affaire a ensuite pris une ampleur considérable avec la jonction de plusieurs procédures. À la barre du tribunal des flagrants délits de Pikine-Guédiawaye, le dossier a notamment porté sur des faits d’association de malfaiteurs, d’injures publiques, de menaces de mort, d’atteintes à la vie privée ainsi que sur des contenus jugés contraires aux bonnes mœurs.
Au terme des débats, le tribunal a rendu son verdict le 18 septembre. Rokhaya Fall a écopé de deux ans d’emprisonnement, dont six mois ferme, assortis d’une amende de 100 000 francs CFA. Elle a également été condamnée à verser deux millions de francs CFA de dommages et intérêts à Adji Mass Gaye. Nafissatou Fall, alias « Narou », a, quant à elle, été condamnée à deux ans d’emprisonnement, dont trois mois ferme, ainsi qu’à une amende de 100 000 francs CFA.
Le tribunal a par ailleurs procédé à plusieurs relaxes et requalifications, rappelant ainsi que le dossier ne saurait être résumé aux seules accusations initialement formulées. Certains faits poursuivis sous la qualification de distribution d’images et de vidéos contraires aux bonnes mœurs ont notamment été requalifiés en « discours contraire aux bonnes mœurs ».
Mais derrière le tumulte des lives, les invectives et les affrontements "on line", c’est désormais une réalité autrement plus austère qui s’impose aux deux protagonistes : celle des murs d’un établissement pénitentiaire, de la discipline carcérale et du temps judiciaire.
Et voilà qu’une autre rumeur, insistante, commence à circuler dans les couloirs pénitentiaires. Il se susurre que Rox « refuse de s’alimenter ». Dans le jargon des matons, l’expression renverrait à une situation autrement plus sérieuse : la détenue aurait entamé une grève de la faim.
Information avérée ou simple bruissement de couloir ? À ce stade, Dakarposte se garde de trancher. Aucun élément indépendant ne permet encore de confirmer formellement cette information. Mais nos radars, eux, restent braqués sur cette nouvelle donne.
Nos « fouineurs » sont déjà à l’œuvre pour tenter d’en savoir davantage, recouper les informations et comprendre ce qui se joue réellement derrière les murs de la citadelle de Rufisque. Si cette grève de la faim venait à être confirmée, elle constituerait évidemment un nouvel élément à verser au dossier.
Le transfert vers Rufisque donne ainsi à cette affaire une tonalité nouvelle. Il referme, au moins provisoirement, la parenthèse de la surenchère numérique pour ouvrir celle, beaucoup plus silencieuse, de l’univers carcéral.
Rox et Narou ne sont plus seulement ces personnages omniprésents des directs TikTok, familiers d’un univers où la parole fuse, où les accusations s’enchaînent et où chaque polémique nourrit la suivante. Elles sont désormais confrontées à la rigueur d’un cadre pénitentiaire dont les règles ne souffrent ni improvisation ni mise en scène.
Et c’est précisément là que réside le contraste saisissant de cette affaire : ce qui s’est longtemps joué sous les caméras des téléphones portables se poursuit désormais derrière les portes closes d’un établissement pénitentiaire.
Dakarposte continue de creuser. Nos radars restent activés, nos sources sollicitées et nos oreilles tendues. Avérée ou non, cette histoire de refus de s’alimenter mérite d’être éclaircie. Nous y reviendrons, avec, espérons-le, une première ébauche de détails permettant de démêler le vrai du faux.
Dans ce dossier aux multiples ramifications, chaque nouvelle étape apporte son lot de rebondissements, tandis que la justice poursuit, imperturbablement, son cours.
L’épilogue, manifestement, est encore loin d’être écrit.


Transfèrement à la prison de Rufisque : Rox refuse de s’alimenter, Narou à ses côtés derrière les murs


