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Affaire Ndèye Leïla Sow : la présidente de l’UPR placée en garde à vue à la DSC après la plainte d’And Samm Jikko Yi

Rédigé par Dakarposte le Mercredi 21 Octobre 2026 à 22:37 modifié le Jeudi 22 Octobre 2026 - 00:37

Le dossier prend une nouvelle tournure judiciaire. Ndèye Sow Leïla, présidente de l’Union pour le progrès et le renouveau du Sénégal (UPR) et intervenante régulière dans les débats médiatiques, a été placée en garde à vue dans les locaux de la Division spéciale de lutte contre la cybercriminalité (DSC), ce mercredi 21 octobre 2026. Cette mesure intervient à la suite d’une plainte déposée par l’association And Samm Jikko Yi, consécutivement à des propos tenus lors d’une émission diffusée sur Public SN TV.

Selon les informations rapportées autour de cette affaire, la plainte viserait spécifiquement Ndèye Sow Leïla. Elle ferait suite à des déclarations controversées relatives à des accusations d’homosexualité visant des imams et des figures religieuses. Des propos que l’association plaignante considère comme susceptibles de porter atteinte à l’honneur et à la réputation des personnes concernées.

Estimant que les limites admissibles du débat public auraient été franchies, And Samm Jikko Yi a décidé de saisir les autorités compétentes. La démarche vise à obtenir un examen judiciaire des déclarations incriminées, dont la teneur et la portée devront être appréciées à la lumière des éléments versés au dossier.

Les griefs évoqués dans le cadre de cette procédure porteraient notamment sur des faits présumés de diffamation, d’injures publiques et de diffusion de fausses nouvelles. Il appartiendra toutefois aux enquêteurs et aux autorités judiciaires de déterminer les qualifications pénales susceptibles d’être retenues, au regard du contenu exact des propos et des dispositions légales applicables.

Convoquée par les enquêteurs de la DSC, Ndèye Sow Leïla a été entendue avant son placement en garde à vue. Cette mesure permet la poursuite des investigations dans le cadre légal prévu à cet effet, sans préjuger de la culpabilité de l’intéressée ni de l’issue de la procédure.

Au-delà du cas personnel de la responsable politique, cette affaire ravive le débat sur les frontières entre liberté d’expression, responsabilité individuelle et protection de l’honneur dans l’espace médiatique sénégalais. Les émissions de débat, particulièrement lorsqu’elles abordent des questions religieuses et sociétales sensibles, peuvent susciter de vives réactions et donner lieu à des suites judiciaires lorsque des propos sont estimés susceptibles de constituer des infractions.

Pour l’heure, l’attention se porte sur les suites que les autorités compétentes réserveront à cette procédure. Les déclarations contestées, les éléments recueillis au cours de l’enquête et les éventuelles observations de la défense devront être examinés dans le respect des garanties légales.

Dans cette affaire, une distinction demeure essentielle : la plainte exprime les griefs de la partie plaignante, tandis que la responsabilité pénale de la personne mise en cause relève de l’appréciation des juridictions compétentes. La suite de la procédure permettra d’en préciser les contours.

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