En prévision de la journée fatidique du 24 octobre, l’appareil sécuritaire français déploie ses plus imposants boucliers pour juguler tout risque de chaos.
Face à la sourde menace de débordements, les états-majors de la place Beauvau ont résolu de sortir de leurs casernes les fameux Centaures, ces monstres d’acier de près de 15 tonnes conçus pour dissuader la contestation, libérer les artères stratégiques et scruter la moindre sédition grâce à un arsenal de caméras embarquées.
Sur les 90 blindés que compte le royaume républicain, 60 arpenteront le macadam de la métropole tandis que 30 veilleront sur les Outre-mer, s'affirmant comme le bras armé d'une répression prompte à disperser les foules indisciplinées.
Pour asphyxier la fronde avant même qu'elle ne prenne corps, le pouvoir a sorti la carte de la prohibition systématique, frappant d'interdiction les rassemblements prévus ce samedi au Havre, à Rouen, à Toulon — où le cœur des transports en commun cessera de battre — ainsi qu'au sein des places fortes de Paris et Lyon.
Dans la rue, le ressentiment gronde chez la jeunesse estudiantine et lycéenne, qui s'offusque de voir ses doléances sociales étouffées sous le boisseau d'une violence d'État, dénonçant une estocade portée au droit constitutionnel de manifester. Là où les cortèges auront reçu l'onction officielle, les cohortes policières traditionnelles se verront renforcées par l'élite absolue des forces d'intervention : les fiers commandos du GIGN, du RAID et de la BRI.
Quant aux sentinelles de l'armée de terre, elles sortiront de l'ombre à la seule fin de sanctuariser les édifices de la République, le pouvoir se gardant bien, pour l'heure, de leur confier les clés du maintien de l'ordre face au peuple souverain.
Édouard
Face à la sourde menace de débordements, les états-majors de la place Beauvau ont résolu de sortir de leurs casernes les fameux Centaures, ces monstres d’acier de près de 15 tonnes conçus pour dissuader la contestation, libérer les artères stratégiques et scruter la moindre sédition grâce à un arsenal de caméras embarquées.
Sur les 90 blindés que compte le royaume républicain, 60 arpenteront le macadam de la métropole tandis que 30 veilleront sur les Outre-mer, s'affirmant comme le bras armé d'une répression prompte à disperser les foules indisciplinées.
Pour asphyxier la fronde avant même qu'elle ne prenne corps, le pouvoir a sorti la carte de la prohibition systématique, frappant d'interdiction les rassemblements prévus ce samedi au Havre, à Rouen, à Toulon — où le cœur des transports en commun cessera de battre — ainsi qu'au sein des places fortes de Paris et Lyon.
Dans la rue, le ressentiment gronde chez la jeunesse estudiantine et lycéenne, qui s'offusque de voir ses doléances sociales étouffées sous le boisseau d'une violence d'État, dénonçant une estocade portée au droit constitutionnel de manifester. Là où les cortèges auront reçu l'onction officielle, les cohortes policières traditionnelles se verront renforcées par l'élite absolue des forces d'intervention : les fiers commandos du GIGN, du RAID et de la BRI.
Quant aux sentinelles de l'armée de terre, elles sortiront de l'ombre à la seule fin de sanctuariser les édifices de la République, le pouvoir se gardant bien, pour l'heure, de leur confier les clés du maintien de l'ordre face au peuple souverain.
Édouard


France – 24 octobre sous haute tension : blindés Centaure, interdictions de manifester et forces d’élite mobilisés
