L’allocution solennelle du chef de l’État se profile au crépuscule d’une journée marquée par de vives convulsions civiles. Le président de la République, Emmanuel Macron, s’apprête à s’adresser à la Nation ce soir, à 20 heures.
Cette prise de parole succède à une réunion de crise convoquée à 17 heures 30 au palais de l'Élysée, associant le Premier ministre Sébastien Lecornu aux membres du gouvernement directement engagés dans la gestion de cette crise d'envergure.
La veille, la France fut le théâtre d’un embrasement populaire d'une rare intensité. Si des centaines de milliers de citoyens ont battu le pavé pour crier leur détresse face à la cherté de la vie, ce grand élan contestataire s'est vu assombri par de graves exactions.
À Paris comme dans plusieurs métropoles provinciales, le cortège des revendications a cédé la place au tumulte : vitrines brisées, commerces pillés et mobilier urbain vandalisé ont gravé dans le paysage national les stigmates d'une nuit de chaos.
Dans ce climat délétère, les regards se tournent désormais vers l'exutoire que pourrait constituer le discours présidentiel. Mobilisée depuis plusieurs semaines, la jeunesse lycéenne se place à l'avant-garde de l'attente générale.
Par la voix de sa porte-parole Julia Kudada, le mouvement délaisse les promesses de principe pour exiger des engagements tangibles, la reprise des cours demeurant suspendue à une amélioration pérenne de leurs conditions d'étude.
Au cœur de leurs doléances figurent des réformes structurelles majeures, à commencer par l'abrogation définitive du dispositif Parcoursup, le recrutement massif de personnels soignants scolaires ainsi que d’accompagnants pour les élèves en situation de handicap, et une refonte globale des rythmes scolaires.
L'exécutif se trouve aujourd'hui au carrefour des urgences, sommé de restaurer l'ordre tout en répondant aux aspirations profondes d'une société en rupture.
Cette prise de parole succède à une réunion de crise convoquée à 17 heures 30 au palais de l'Élysée, associant le Premier ministre Sébastien Lecornu aux membres du gouvernement directement engagés dans la gestion de cette crise d'envergure.
La veille, la France fut le théâtre d’un embrasement populaire d'une rare intensité. Si des centaines de milliers de citoyens ont battu le pavé pour crier leur détresse face à la cherté de la vie, ce grand élan contestataire s'est vu assombri par de graves exactions.
À Paris comme dans plusieurs métropoles provinciales, le cortège des revendications a cédé la place au tumulte : vitrines brisées, commerces pillés et mobilier urbain vandalisé ont gravé dans le paysage national les stigmates d'une nuit de chaos.
Dans ce climat délétère, les regards se tournent désormais vers l'exutoire que pourrait constituer le discours présidentiel. Mobilisée depuis plusieurs semaines, la jeunesse lycéenne se place à l'avant-garde de l'attente générale.
Par la voix de sa porte-parole Julia Kudada, le mouvement délaisse les promesses de principe pour exiger des engagements tangibles, la reprise des cours demeurant suspendue à une amélioration pérenne de leurs conditions d'étude.
Au cœur de leurs doléances figurent des réformes structurelles majeures, à commencer par l'abrogation définitive du dispositif Parcoursup, le recrutement massif de personnels soignants scolaires ainsi que d’accompagnants pour les élèves en situation de handicap, et une refonte globale des rythmes scolaires.
L'exécutif se trouve aujourd'hui au carrefour des urgences, sommé de restaurer l'ordre tout en répondant aux aspirations profondes d'une société en rupture.


France sous tension : Macron attendu à 20 heures après une journée de manifestations et de violences


