Dakarposte a appris que ce dimanche, à 11 h sur la RFM, l’émission Grand Jury reçoit Mamadou Faye, ancien directeur général de PETROSEN, pour un entretien qui s’annonce particulièrement attendu, au moment où le secteur pétrolier et gazier sénégalais traverse une séquence aussi stratégique que délicate.
Face à la complexité des enjeux contractuels, aux interrogations sur la gouvernance des ressources et aux ambitions affichées de souveraineté énergétique, l’ancien patron de la compagnie nationale sera notamment interpellé sur l’arrivée d’Eni dans le paysage pétrolier sénégalais, sur la controverse autour des quelque 30 milliards de francs CFA évoqués dans le dossier du retrait de Kosmos Energy de Yakaar-Teranga, ainsi que sur la réforme annoncée du Code pétrolier.
L’entretien intervient dans un contexte où les interrogations se multiplient sur l’avenir de Yakaar-Teranga, devenu l’un des dossiers les plus sensibles du secteur. Le gouvernement a évoqué des « manquements à corriger » concernant le recouvrement de sommes estimées à 55 millions de dollars, soit près de 30 milliards de francs CFA.
Cette lecture est toutefois contestée : d’anciens responsables de PETROSEN soutiennent qu’il ne s’agirait pas d’une créance due à l’État, mais d’un engagement minimum de dépenses prévu dans le cadre de la prorogation du contrat.
À cette controverse financière s’ajoute la question, plus fondamentale encore, de l’après-Kosmos. Depuis le retrait de la compagnie américaine, PETROSEN doit désormais relever le défi du développement de Yakaar-Teranga, un projet offshore de très grande ampleur qui nécessitera, selon des experts du secteur, des partenariats techniques et financiers solides.
Dans le même temps, l’arrivée d’Eni ouvre un nouveau chapitre. Le protocole conclu avec le groupe italien porte, selon le ministère de l’Énergie et du Pétrole, sur l’évaluation du potentiel de cinq blocs offshore et ne concerne pas directement le périmètre deYakaar-Teranga, désormais référencé SN08M.
Cette clarification officielle intervient après une controverse née de la circulation de documents cartographiques présentés comme établissant un lien entre Eni et Yakaar-Teranga.
Au-delà des polémiques, c’est donc toute la trajectoire du modèle pétrolier et gazier sénégalais qui se trouve en question : comment préserver les intérêts de l’État, attirer les investissements et l’expertise nécessaires, renforcer les capacités de PETROSEN et garantir une meilleure valorisation nationale des hydrocarbures ? Comment, surtout, transformer les découvertes de pétrole et de gaz en véritable levier de développement plutôt qu’en simple rente extractive ?
Mamadou Faye, qui connaît de l’intérieur les arcanes de PETROSEN et les mécanismes du secteur, aura ainsi une lourde matière à disséquer.
Entre Yakaar-Teranga, Kosmos, Eni, la réforme du Code pétrolier et les nouvelles orientations de la politique énergétique nationale, son face-à-face avec Macoumba Bèye s’annonce comme un grand rendez-vous de décryptage.
Ce dimanche à 11 h sur la RFM, Mamadou Faye sera au Grand Jury pour tenter de lever le voile sur les grandes interrogations qui traversent aujourd’hui l’industrie pétrolière et gazière sénégalaise
Face à la complexité des enjeux contractuels, aux interrogations sur la gouvernance des ressources et aux ambitions affichées de souveraineté énergétique, l’ancien patron de la compagnie nationale sera notamment interpellé sur l’arrivée d’Eni dans le paysage pétrolier sénégalais, sur la controverse autour des quelque 30 milliards de francs CFA évoqués dans le dossier du retrait de Kosmos Energy de Yakaar-Teranga, ainsi que sur la réforme annoncée du Code pétrolier.
L’entretien intervient dans un contexte où les interrogations se multiplient sur l’avenir de Yakaar-Teranga, devenu l’un des dossiers les plus sensibles du secteur. Le gouvernement a évoqué des « manquements à corriger » concernant le recouvrement de sommes estimées à 55 millions de dollars, soit près de 30 milliards de francs CFA.
Cette lecture est toutefois contestée : d’anciens responsables de PETROSEN soutiennent qu’il ne s’agirait pas d’une créance due à l’État, mais d’un engagement minimum de dépenses prévu dans le cadre de la prorogation du contrat.
À cette controverse financière s’ajoute la question, plus fondamentale encore, de l’après-Kosmos. Depuis le retrait de la compagnie américaine, PETROSEN doit désormais relever le défi du développement de Yakaar-Teranga, un projet offshore de très grande ampleur qui nécessitera, selon des experts du secteur, des partenariats techniques et financiers solides.
Dans le même temps, l’arrivée d’Eni ouvre un nouveau chapitre. Le protocole conclu avec le groupe italien porte, selon le ministère de l’Énergie et du Pétrole, sur l’évaluation du potentiel de cinq blocs offshore et ne concerne pas directement le périmètre deYakaar-Teranga, désormais référencé SN08M.
Cette clarification officielle intervient après une controverse née de la circulation de documents cartographiques présentés comme établissant un lien entre Eni et Yakaar-Teranga.
Au-delà des polémiques, c’est donc toute la trajectoire du modèle pétrolier et gazier sénégalais qui se trouve en question : comment préserver les intérêts de l’État, attirer les investissements et l’expertise nécessaires, renforcer les capacités de PETROSEN et garantir une meilleure valorisation nationale des hydrocarbures ? Comment, surtout, transformer les découvertes de pétrole et de gaz en véritable levier de développement plutôt qu’en simple rente extractive ?
Mamadou Faye, qui connaît de l’intérieur les arcanes de PETROSEN et les mécanismes du secteur, aura ainsi une lourde matière à disséquer.
Entre Yakaar-Teranga, Kosmos, Eni, la réforme du Code pétrolier et les nouvelles orientations de la politique énergétique nationale, son face-à-face avec Macoumba Bèye s’annonce comme un grand rendez-vous de décryptage.
Ce dimanche à 11 h sur la RFM, Mamadou Faye sera au Grand Jury pour tenter de lever le voile sur les grandes interrogations qui traversent aujourd’hui l’industrie pétrolière et gazière sénégalaise


Grand Jury de la RFM : Mamadou Faye face aux zones d’ombre du pétrole et du gaz sénégalais

