À travers la voix de leur porte-parole, Ch. S., les kinésithérapeutes sénégalais ayant décidé de boycotter le dispositif médical des Jeux olympiques de la Jeunesse (JOJ) sont sortis de leur réserve.
Dans une prise de parole empreinte de fermeté, leur représentant a exposé les raisons d’une décision qu’il présente non comme un acte d’hostilité envers les autorités ou l’événement, mais comme une réaction à de profonds dysfonctionnements organisationnels et à des pratiques qu’ils jugent incompatibles avec les exigences de leur profession.
Selon Ch. S., leur engagement initial était pourtant sans équivoque. L’association avait pris les dispositions nécessaires pour contribuer au dispositif sanitaire des JOJ, au point qu’un appel à candidatures avait personnellement été lancé afin de mobiliser les professionnels désireux de participer à cette manifestation sportive d’envergure internationale.
Mais, à mesure que se précisait l’organisation, les espoirs ont cédé la place à une succession de désagréments. Le porte-parole déplore une cacophonie persistante, des difficultés administratives et des entraves pratiques qui, selon lui, rendent particulièrement laborieuse la participation des kinésithérapeutes.
Certains professionnels éprouvent même des difficultés à obtenir les autorisations nécessaires à leurs déplacements et sont contraints de solliciter l’accompagnement de personnes agréées pour pouvoir exercer leurs missions dans des conditions normales.
« Nous ne pouvons pas travailler dans ces conditions », laisse entendre, en substance, leur porte-parole, qui dénonce également ce qu’il considère comme une tentative de marginalisation des kinésithérapeutes au profit d’autres intervenants, sans considération suffisante pour leurs qualifications professionnelles. Une situation d’autant plus préoccupante, selon lui, que les équipements indispensables à l’exercice de leurs missions, notamment les kits de travail et les tenues professionnelles, font toujours défaut.
Pour les professionnels concernés, il n’est donc pas question de servir de caution à un dispositif dont les insuffisances pourraient, à terme, induire l’opinion publique en erreur. Leur démarche, insiste Ch. S., ne procède d’aucune animosité envers le Sénégal, les Sénégalais ou le continent africain. Elle relève plutôt d’une exigence de responsabilité, de dignité professionnelle et de transparence.
Loin de vouloir compromettre la réussite des Jeux olympiques de la Jeunesse, les kinésithérapeutes affirment vouloir contribuer à l’amélioration des pratiques et à la reconnaissance du savoir-faire national. Mais ils entendent également que les difficultés rencontrées ne soient ni occultées ni reléguées aux oubliettes une fois les projecteurs éteints.
À cet effet, leur organisation prépare un rapport circonstancié destiné aux autorités et aux instances compétentes. Ce document devrait revenir sur les manquements qu’ils disent avoir constatés et interpeller les décideurs sur des pratiques qu’ils assimilent au népotisme, à l’improvisation et à l’incompétence.
Leur porte-parole annonce ainsi que l’heure du bilan viendra après les JOJ. Un rendez-vous avec l'opinion publique au cours duquel les kinésithérapeutes entendent exposer leur version des faits et documenter les griefs qui ont motivé leur retrait.
En attendant, la consigne a été donnée aux collègues de se conformer à la décision collective de boycott.
Derrière cette fronde professionnelle se dessine ainsi une question fondamentale : celle de la place accordée aux compétences nationales dans l’organisation des grands rendez-vous sportifs internationaux. Pour les kinésithérapeutes sénégalais, la réussite des JOJ ne saurait se mesurer uniquement à l’éclat des cérémonies et aux performances sportives ; elle doit également se juger à l’aune du respect des professionnels mobilisés au service de l’événement.
Dans une prise de parole empreinte de fermeté, leur représentant a exposé les raisons d’une décision qu’il présente non comme un acte d’hostilité envers les autorités ou l’événement, mais comme une réaction à de profonds dysfonctionnements organisationnels et à des pratiques qu’ils jugent incompatibles avec les exigences de leur profession.
Selon Ch. S., leur engagement initial était pourtant sans équivoque. L’association avait pris les dispositions nécessaires pour contribuer au dispositif sanitaire des JOJ, au point qu’un appel à candidatures avait personnellement été lancé afin de mobiliser les professionnels désireux de participer à cette manifestation sportive d’envergure internationale.
Mais, à mesure que se précisait l’organisation, les espoirs ont cédé la place à une succession de désagréments. Le porte-parole déplore une cacophonie persistante, des difficultés administratives et des entraves pratiques qui, selon lui, rendent particulièrement laborieuse la participation des kinésithérapeutes.
Certains professionnels éprouvent même des difficultés à obtenir les autorisations nécessaires à leurs déplacements et sont contraints de solliciter l’accompagnement de personnes agréées pour pouvoir exercer leurs missions dans des conditions normales.
« Nous ne pouvons pas travailler dans ces conditions », laisse entendre, en substance, leur porte-parole, qui dénonce également ce qu’il considère comme une tentative de marginalisation des kinésithérapeutes au profit d’autres intervenants, sans considération suffisante pour leurs qualifications professionnelles. Une situation d’autant plus préoccupante, selon lui, que les équipements indispensables à l’exercice de leurs missions, notamment les kits de travail et les tenues professionnelles, font toujours défaut.
Pour les professionnels concernés, il n’est donc pas question de servir de caution à un dispositif dont les insuffisances pourraient, à terme, induire l’opinion publique en erreur. Leur démarche, insiste Ch. S., ne procède d’aucune animosité envers le Sénégal, les Sénégalais ou le continent africain. Elle relève plutôt d’une exigence de responsabilité, de dignité professionnelle et de transparence.
Loin de vouloir compromettre la réussite des Jeux olympiques de la Jeunesse, les kinésithérapeutes affirment vouloir contribuer à l’amélioration des pratiques et à la reconnaissance du savoir-faire national. Mais ils entendent également que les difficultés rencontrées ne soient ni occultées ni reléguées aux oubliettes une fois les projecteurs éteints.
À cet effet, leur organisation prépare un rapport circonstancié destiné aux autorités et aux instances compétentes. Ce document devrait revenir sur les manquements qu’ils disent avoir constatés et interpeller les décideurs sur des pratiques qu’ils assimilent au népotisme, à l’improvisation et à l’incompétence.
Leur porte-parole annonce ainsi que l’heure du bilan viendra après les JOJ. Un rendez-vous avec l'opinion publique au cours duquel les kinésithérapeutes entendent exposer leur version des faits et documenter les griefs qui ont motivé leur retrait.
En attendant, la consigne a été donnée aux collègues de se conformer à la décision collective de boycott.
Derrière cette fronde professionnelle se dessine ainsi une question fondamentale : celle de la place accordée aux compétences nationales dans l’organisation des grands rendez-vous sportifs internationaux. Pour les kinésithérapeutes sénégalais, la réussite des JOJ ne saurait se mesurer uniquement à l’éclat des cérémonies et aux performances sportives ; elle doit également se juger à l’aune du respect des professionnels mobilisés au service de l’événement.


JOJ Dakar 2026 : les kinésithérapeutes sénégalais justifient leur boycott et dénoncent de graves dysfonctionnements


