Jeannot Mendy, le destin brisé d’un boy Pikine

FAITS DIVERS

A 32 ans, Jeannot Mendy avait presque tout réussi. Ses études et sa vie professionnelle aux Etats-Unis. Financier, célibataire sans histoire, le jeune originaire de la grande banlieue de Pikine était féru de rap et de Game boy. Il a été tué à domicile à Columbus dans l’Ohio où il vivait depuis 15 ans par une bande de cambrioleurs.

A Pikine, le deuil a commencé, en attendant l’arrivée de la dépouille prévue en début de semaine prochaine pour son enterrement au cimetière Saint-Lazare de Dakar.

Tony Ndoye, frère de Jeannot, raconte le film du crime. « Dans la journée du dimanche 23 avril 2017, je l’ai appelé. Il était au volant de sa voiture et a proposé de me rappeler. Quelques minutes plus tard, nous nous sommes parlés. Nous avons beaucoup échangé et chahuté. Puis, un peu plus tard dans la nuit, il a parlé au téléphone avec ma sœur Binta.

C’était presque ainsi tous les soirs », raconte Tony, qui ne se doutait pas que c’était la dernière fois qu’ils se parlaient. Dans cette même nuit, à Colombus, une bande de malfrats avait fini de repérer le domicile de Jeannot Mendy. Fortement armés, ils se sont dirigés vers le garage situé au rez-de-chaussée. A l’étage, le bruit parvient à Jeannot.

Confiant et rassuré par les arts martiaux qu’il pratique, il sort. Et tombe nez à nez avec les cambrioleurs qui ouvrent le feu sur lui. Ils le laissent pour mort. Alertés deux de ses frères, informent les secours qui arrivent avec quelques minutes de retard. A l’hôpital, les médecins décident de l’opérer. Mais, il décède au matin du lundi 24 avril 2017. Ce n’est qu’en milieu de matinée que la mauvaise nouvelle tombe à Pikine. Depuis, parents, amis, voisins affluent dans la maison, où une veillée mortuaire a débuté.

Jeannot Mendy, c’est la vie d’un jeune célibataire rangé, décrivent ses proches. Après son baccalauréat  en 2002, il est envoyé  aux Etats-Unis par son père, aujourd’hui décédé. Il y rejoint la prestigieuse université de Columbus. Après des études de finances, il travaille dans plusieurs compagnies  avant d’être piqué par le virus de la mécanique, venu s’ajouter à sa passion pour le rap. Il  s’essaye à quelques cds et s’apprêtait à tourner un clip. Mais sa percée dans la musique est freinée par la maladie de sa mère qui garde le lit depuis deux ans. « Elle souffre d’arthrose aiguë et a perdu l’usage de ses jambes.

C’est Jeannot qui prenait en charge ses soins. Chaque vendredi, il envoyait les frais d’hôpitaux pour sa mère, Delphine Calvé, âgée de 64 ans, pour des séances Kiné au centre d’appareillage situé à Fann», informe le frère. Selon ses proches, Jeannot est resté le même malgré ses 15 années passées aux Usa. « Il était casanier. A Colombus, après le boulot, il restait scotché à ses appareils jouant jusque tard dans la nuit à ses Game-boy ». Un destin subitement  brisé dans la nuit du 24 avril.

 
 

Auteur: observateur - Seneweb.com


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