L’hypothèse d’un éventuel retour de Macky Sall sur la scène politique sénégalaise continue d’alimenter les débats et de raviver les tensions entre les tenants du pouvoir au Sénégal et ceux de l’ancien régime.
Invité de l’émission Le Grand Jury de la RFM, ce dimanche, Abdoulaye Niane, présenté comme coordinateur du parti Kiraay de Mbacké et délégué général de la DER/FJ, a livré une analyse sans détour sur la perspective d’une candidature de l’ancien président de la République à l’élection présidentielle de 2029.
Invité de l’émission Le Grand Jury de la RFM, ce dimanche, Abdoulaye Niane, présenté comme coordinateur du parti Kiraay de Mbacké et délégué général de la DER/FJ, a livré une analyse sans détour sur la perspective d’une candidature de l’ancien président de la République à l’élection présidentielle de 2029.
Selon lui, un tel scénario serait difficilement envisageable, tant les conséquences politiques et judiciaires d’un retour au pouvoir pourraient être lourdes. Estimant bien connaître Macky Sall, qu’il décrit comme un homme d’État doté d’une intelligence politique et d’une expérience considérables, il dit ne pas croire que l’ancien chef de l’État prendrait le risque de revenir au Sénégal dans le dessein de reconquérir le pouvoir.
Pour étayer son appréciation, Abdoulaye Niane rappelle la complexité inhérente à la gestion des affaires publiques, notamment dans les pays en développement, où les arbitrages gouvernementaux peuvent parfois susciter, après coup, des controverses sur leur régularité ou leur conformité aux exigences légales.
À ses yeux, les responsabilités exercées au sommet de l’État laissent nécessairement des traces et peuvent exposer ceux qui ont gouverné à de nouvelles remises en cause.
Il estime ainsi que Macky Sall gagnerait à préserver l'héritage de son passage à la tête du pays, plutôt qu'à s'engager dans une nouvelle bataille politique. Tout en affirmant ne pas être favorable à une quelconque chasse aux sorcières, il laisse entendre qu'une tentative de retour pourrait entraîner la réouverture de dossiers sensibles liés à sa gouvernance.
Pour étayer son appréciation, Abdoulaye Niane rappelle la complexité inhérente à la gestion des affaires publiques, notamment dans les pays en développement, où les arbitrages gouvernementaux peuvent parfois susciter, après coup, des controverses sur leur régularité ou leur conformité aux exigences légales.
À ses yeux, les responsabilités exercées au sommet de l’État laissent nécessairement des traces et peuvent exposer ceux qui ont gouverné à de nouvelles remises en cause.
Il estime ainsi que Macky Sall gagnerait à préserver l'héritage de son passage à la tête du pays, plutôt qu'à s'engager dans une nouvelle bataille politique. Tout en affirmant ne pas être favorable à une quelconque chasse aux sorcières, il laisse entendre qu'une tentative de retour pourrait entraîner la réouverture de dossiers sensibles liés à sa gouvernance.
Ces déclarations n'ont pas tardé à susciter une réaction du côté de l'Alliance pour la République (APR), formation politique de l'ancien président. Par la voix de l'un de ses porte-parole, Alioune Badara Coulibaly, le parti a vivement contesté cette lecture des événements.
Pour le responsable politique, les inquiétudes exprimées autour d'un éventuel retour de Macky Sall traduiraient davantage la crainte de ses adversaires face à la comparaison entre les deux périodes de gouvernance. Il considère que l'ancien chef de l'État demeure une référence politique dont le bilan pourrait, selon lui, mettre en difficulté les autorités actuelles.
Dans son réquisitoire, Alioune Badara Coulibaly oppose les réalisations attribuées à l'ancien régime aux difficultés économiques et sociales que traverse actuellement le Sénégal. Il évoque notamment l'électrification de nombreux villages, les infrastructures de transport telles que le BRT et le TER, ainsi qu'une croissance économique qu'il situe à 6 %, contre 2,7 % aujourd'hui, selon les chiffres qu'il avance.
Le porte-parole de l'APR dénonce également la réduction annoncée de 555 milliards de francs CFA des investissements publics et les difficultés diplomatiques qu'il impute à la nouvelle gouvernance. Il s'en prend, dans la même veine, à la trajectoire économique consacrée par le Projet de loi de finances rectificative, qu'il considère comme l'illustration d'un échec du pouvoir actuel.
Évoquant enfin les recettes publiques, les fonds dont la gestion suscite des interrogations et les blocages au sein de l'Assemblée nationale, Badara Coulibaly dresse un tableau particulièrement sévère de la situation du pays.
Ainsi, entre les mises en garde d'Abdoulaye Niane et la riposte offensive de l'APR, l'éventualité d'un retour de Macky Sall en 2029 s'impose déjà comme un sujet de confrontation politique.
Une chose est certaine : loin d'être une simple hypothèse, cette perspective constitue désormais un véritable point de crispation dans le débat public sénégalais.
clounjay@yahoo.fr
Pour le responsable politique, les inquiétudes exprimées autour d'un éventuel retour de Macky Sall traduiraient davantage la crainte de ses adversaires face à la comparaison entre les deux périodes de gouvernance. Il considère que l'ancien chef de l'État demeure une référence politique dont le bilan pourrait, selon lui, mettre en difficulté les autorités actuelles.
Dans son réquisitoire, Alioune Badara Coulibaly oppose les réalisations attribuées à l'ancien régime aux difficultés économiques et sociales que traverse actuellement le Sénégal. Il évoque notamment l'électrification de nombreux villages, les infrastructures de transport telles que le BRT et le TER, ainsi qu'une croissance économique qu'il situe à 6 %, contre 2,7 % aujourd'hui, selon les chiffres qu'il avance.
Le porte-parole de l'APR dénonce également la réduction annoncée de 555 milliards de francs CFA des investissements publics et les difficultés diplomatiques qu'il impute à la nouvelle gouvernance. Il s'en prend, dans la même veine, à la trajectoire économique consacrée par le Projet de loi de finances rectificative, qu'il considère comme l'illustration d'un échec du pouvoir actuel.
Évoquant enfin les recettes publiques, les fonds dont la gestion suscite des interrogations et les blocages au sein de l'Assemblée nationale, Badara Coulibaly dresse un tableau particulièrement sévère de la situation du pays.
Ainsi, entre les mises en garde d'Abdoulaye Niane et la riposte offensive de l'APR, l'éventualité d'un retour de Macky Sall en 2029 s'impose déjà comme un sujet de confrontation politique.
Une chose est certaine : loin d'être une simple hypothèse, cette perspective constitue désormais un véritable point de crispation dans le débat public sénégalais.
clounjay@yahoo.fr


Macky Sall et l’éventualité d’un retour en 2029 : les mises en garde d’Abdoulaye Niane provoquent une riposte de l’APR



